Venus project

Au début des années 1950, Georges Bateson, Donald deAvilla Jackson, John Weakland et bien d’autres penseurs, psychologues, psychanalyste… forment l’Ecole de Palo Alto. Implanté en Californie le courant de pensée devient une référence en psychologie, communication et sociologie faisant référence aux concepts de la cybernétique.

Ces nouveaux modes de pensés et de fonctionnement vont s’intéresser aux interactions et échanges à l’intérieur d’un système, humain, animal ou même robotique.
Dès le XIX ème siècle, Wallace, naturaliste anglais définit la sélection naturelle comme autorégulée qui maintient la stabilité de l’écosystème.
Le projet Venus est une société visant à matérialiser la pensée futuriste de son créateur : Jacques Fresco. Cette vision est basée sur un système ou l’homme vit en harmonie avec la nature grâce à la technologie. Ce projet a une visée futuriste, qui prend conscience des problèmes actuelles de fonctionnement de notre société pour les redistribuer ensuite, par exemple projet Venus est entièrement dépendant d’un système socio-économique permettant l’accessibilité des richesses à chaque habitant ou peuple terrestre. L’argent représente une convention sociale non nécessaire à la survie de l’homme sauf si celui ci en a fait une source vitale, c’est ce que Jacques Fresco veut faire comprendre par une économie des ressources, créer de l’échange et des responsabilités sociales permettant l’éveil d’une reconnaissance naturelle du milieu qui nous entoure.
Tous ces principes seraient donc gérés sous une forme de réseau cybernétique connectant chacune des actions grâce à la science.

Ce projet fondé à partir de 1994, représente 75 ans de recherches scientifiques. D’une certaine manière, ce projet possède aussi une certaine étude psycho-socioéducative, comment générer des relations assainies par la méthode scientifique et dans le cadre du respect de l’environnement mais aussi de la vie intelligente.
Les recherches se penchent sur des technologies d’imprimerie 3D, de robotique et d’automatisation, d’intelligence artificielle… Toutes ces recherches permettraient par exemple de créer des villes intelligentes pouvant parfaitement échanger par un biais de réseau entre elles sans aucune censure. L’humain est-il cependant prêt à abandonner son confort, une société de consommation régulé par les lois du capitalisme libérale.

Isaac Asimov, un des plus grands auteurs de science fiction du XXème siècle se penche notamment sur la question. Science fictive, elle permet de prédire l’Histoire à partir des connaissances sur la psychologie et les fonctionnements sociaux des hommes. Dans son ouvrage Cycle de Fondation, l’auteur américain présente l’Histoire de l’Empire galactique. Il dira lui même s’être inspiré de la décadence de l’Empire romain. (à lire, fortement conseillé)

Je finirais par cette citation de Jacques Fresco : « Nous avons les cerveaux, le savoir faire, la technologie et les compétences pour bâtir une toute nouvelle civilisation ».

Ça va déraper

Oui, il est désormais possible de créer notre propre réalité. Fascinant ? Effrayant ? Les deux.

L’immersion permet de quitter la réalité pour entrer dans une expérience différente, qui ne relève pas de l’environnement habituel.
Comme pour les individus de la Caverne dans l’Allégorie de la Caverne de Platon, il n’y a pas de temps défini pour une immersion. Elle peut être choisie ou non.
Les habitants de la Caverne pensent qu’ils sont dans la réalité car ils ont été immergés dès leur naissance et ne connaissent donc pas le monde réel, alors qu’ils vivent quand même sur Terre et que le monde continue d’évoluer et d’avancer tout autour d’eux.

Si un individu n’est pas bien dans son environnement, il peut choisir de le quitter en s’immergeant dans une réalité qu’il a choisi.
Grâce aux nouvelles technologies, il est très simple de se créer son propre paradis et de se perdre dedans. C’est d’ailleurs ce que cherchent à faire les médias ou les producteurs de divertissements : créer une autre réalité pour que l’individu puisse quitter son environnement quelques instants.

La technologie nous déshabituerait-elle à la frustration ?
C’est une des choses que l’on essaye d’inculquer le plus tôt possible aux enfants : la frustration.
Il est indispensable que l’Homme s’habitue à ne pas pouvoir obtenir ce qu’il souhaite, quand il le souhaite, car la réalité n’est pas possible fonctionnant comme cela. Pourtant, les nouveaux moyens technologiques cherchent à nous montrer qu’il est possible de tout modifier, tout améliorer, au détriment d’une bonne santé mentale. Oui, la frustration est nécessaire pour le bien-vivre de tout le monde en société.

Perdu dans ma réalité

L’expression « réalité virtuelle » (ou multimédia immersif ou réalité simulée par ordinateur) renvoie typiquement à une technologie informatique qui simule la présence physique d’un utilisateur dans un environnement artificiellement généré par des logiciels, environnement avec lequel l’utilisateur peut interagir. La réalité virtuelle reproduit donc artificiellement une expérience sensorielle, qui peut inclure la vue, le toucher, l’ouïe et l’odorat (visuelle, sonore ou haptique).

L’individu faisant expérience de la réalité virtuelle se retrouve donc immergé dans un monde parallèle mais dans le monde réel.

La comparaison avec la prise de drogues parait donc évidente.

En effet, les consommateurs de psychotropes ont le même désir en consommant des drogues que l’individu qui s’initie à la réalité virtuelle : quitter son environnement.

La réalité virtuelle peut-être être aussi addictive que des drogues ?

Selon moi, oui.

La seule chose qui puisse différencier les drogues de la réalité virtuelle est l’addiction physique. Mais la majeure partie du temps, c’est l’addiction psychique qui influe le plus sur l’Homme.

L’Homme qui n’est pas heureux dans sa réalité peut s’en créer une nouvelle grâce à la réalité virtuelle, au même titre que le consommateur de psychotropes entrera dans un état qui n’est pas le sien naturellement.

De plus, le risque physique reste présent autant en réalité virtuelle que pour les drogues. Si l’on en ‘consomme’ trop, des effets corporels sont visibles : un certain nombre de symptômes indésirables ont été causés par une utilisation prolongée de la réalité virtuelle. Par exemple, des dommages au système visuel (crise d’épilepsie, migraines, lumière infrarouge et lumière ultraviolette, etc.); des dommages au système auditif; des dommages dermatologiques (thermique, radiation, transmission d’agents infectieux entre utilisateurs, etc.); des dommages physiques.

Le risque sera présent si l’individu ne garde pas en tête que ces moyens restent des moyens d’évasion temporaires et ne constituent en aucun cas un mode de vie sain permanent. Tout est une question de modération et de lucidité.

Street-art et Réalité augmenté

Depuis peu, la notion de réalité mixte (physique et numérique) grandit grâce à de nouvelles technologies, comme la réalité virtuelle ou la réalité augmentée. C’est de cette dernière dont je vais parler dans cet article, associé au street-art. Ma réflexion a commencé avec cette vidéo de la chaîne Vimeo « Heavy & Sons ».

La réalité augmentée peut clairement apporter un plus aux œuvres de street-art. Cette vidéo nous montre comment des œuvres pré-existantes peuvent être sublimer par la réalité augmenté, en apportant une nouvelle dimension spatiale et technique.

On peut également imaginer que l’on pourrait créer des œuvres d’art de rue entièrement en réalité augmentée, qui ne se laisseraient découvrir qu’à l’aide de la technologie, caché de l’œil humain. Le graffiti et le tag, aux réputations sulfureuses pour cause de leur bien souvent illégalité, changerait totalement de forme.

Le numérique possède un énorme potentiel artistique, les réalités mixtes peuvent apporter des notions d’immersion et d’interactivité. Cela va dans la continuité du street-art, en respectant l’anonymat du graffeur, il n’y  pas de réel coupure qui est créé avec le street-art traditionnel, plus artisanal.

Post-humanisme et capitalisme

La cyberculture a souvent porté des thèses post-humanistes. L’humain et la machine, le créateur et sa création, ne formant plus qu’un seul et même être. Les débats sont souvent houleux autour de cette question, certains y voient une déshumanisation cataclysmique, d’autres le simple avenir logique de l’humain toujours poussé à aller de l’avant par le progrès depuis son existence.

Mais la question que je me pose n’est pas de savoir si cela va/doit arriver mais plutôt comment ceci va arriver. En effet, l’humain a toujours été porté par le progrès (social, culturel, technologique), c’est inhérent à sa condition. Alors qui somme nous pour décider de la fin du progrès ? Il est normal que le futur puisse nous effrayer mais il en a été de même pour toutes les époques. Imaginez si les humains d’une époque aurait décider d’arrêter le progrès. Ou bien regardez ce qu’il s’est passé quand l’Eglise a voulu ralentir le progrès en pratiquant une véritable chasse aux scientifiques. Le progrès continuera quoi qu’il advienne.

Plutôt que combattre les avancées d’un progrès inarrêtable, il faut participer pleinement au débat sur notre avenir qui actuellement se fait sans nous. Actuellement, ce sont de grandes firmes transnationales qui œuvre à créer notre futur. Ces entreprises sont en train de réaliser des avancées capables de changer la face de l’humanité mais agissent dans le secret, pour des besoins économiques et sans aucun contrôle citoyen possible. Ce sont les conséquences du capitalisme sur le progrès technologique.

La propriété privé des moyens de production devient véritablement dangereuse pour le futur de l’humanité. Des acteurs économiques privés ne devraient pas avoir le choix de notre destin, cette décision appartient à la collectivité. C’est pour cela que les entreprises dans les hautes-technologies comme la robotique ou les biotechnologies devrait être des propriétés collectifs. Cette collectivisation permettrait d’avoir un contrôle citoyen sur ces avancées pour que les humains décident ensemble. Ainsi, des objectifs sociales, environnementales et culturels pourraient être privilégié aux objectifs économiques préférés par la doctrine capitaliste qui n’a pour but que d’accumuler du capital, de l’argent.

Le post-humanisme peut donc être la plus formidable avancée de l’humanité comme il peut être sa plus grande catastrophe. Il en va a nous de décider en arrêtant de nier ou contourner un débat plus que primordial pour notre futur.

Interactivité et intelligence artificielle

Contrairement à l’immersion, dont je parlais dans mon dernier article, l’interactivité est une recherche plus récente dans la culture humaine. C’est principalement au XXème siècle que la problématique entre en jeu avec les courants modernes et « révolutionnaires » du futurisme italien et du constructivisme soviétique.

L’interactivité vient compléter l’immersion pour entièrement plonger l’utilisateur dans un autre univers. En plus d’être plongé dans un autre monde, l’utilisateur peut influer dessus ainsi que recevoir des réponses de l’interface. Pour améliorer les œuvres interactives, l’intelligence artificielle semble être une bonne piste.

En effet, plus la machine devient intelligente, plus les possibilités d’interaction sont grandes. Les dispositifs pourraient répondre à n’importe quelles données humaines : paroles, gestes et même pourquoi pas pensée. Ces avancées ne serviraient pas seulement à l’art mais a toutes sphères sociales comme la domotique (robot domestique) par exemple.

Les intelligences artificielles deviennent de plus en plus puissantes et complètes et elles ouvrent la voie à de nouvelles possibilités artistiques. On peut supposer que les machines seraient capables d’analyser les émotions humaines et de fournir une rétroactivité en fonction.

Les peurs autour de l’IA ralentissent ces possibilités mais comme toute technologie, ce n’est pas l’innovation qui est dangereuse mais l’utilisation que l’on peut en faire.

A la recherche de l’immersion parfaite

L’homme a toujours recherché à atteindre l’immersion dans ses œuvres culturels, en art ou en divertissement. Les outils numériques nous permettent de plus en plus d’atteindre un but d’immersion totale. Le video mapping, la réalité augmentée ou la réalité virtuelle viennent agir sur l’environnement propre de l’humain, la frontière entre le medium et la réalité devient flou, ce qui propose de nouvelles expériences immersives.

Mais ces outils numériques ne sont pas encore (du moins dans notre position actuel) capable de créer l’immersion parfaite. Le cerveau, bien qu’impressionné, bloque encore pour créer un sentiment de réel alter-réalité. Les possibilités d’évolutions technologique dans le numérique ne me paraît donc pas la meilleure hypothèse pour atteindre l’immersion final.

Mais il existe un domaine où les possibilités immersives me paraissent beaucoup plus grande : la drogue. La drogue altère la réalité et peut créer des cadres extrêmement immersifs. Ce sont principalement les drogues psychédéliques (LSD, champignons hallucinogènes, salvia divinorum, ayahuasca etc…) qui arrivent à immerger l’utilisateur dans un autre monde avec des qualités immersives extraordinaires.

Actuellement, il est assez difficile de donner une direction particulière aux « trips » que procurent ces différentes drogues mais les rites chamaniques tendent quand même à nous montrer que le contraire est possible. Dans l’hypothèse où nous arriverions à maitriser les effets de ces drogues ou alors à en découvrir des nouvelles, cela pourrait être un grand pas supplémentaire vers l’immersion total et parfaite. La culture, l’art et le divertissement serait incroyablement renouvelé.

Le patron de Netflix partage aussi cette opinion comme il a pu en parler dans cette interview au Wall Street Journal. http://www.wsj.com/video/generation-netflix/55754B1F-E0DE-47CE-8699-8FE94CF4C665.html

Quand on sait que ce sont les grandes compagnies d’Internet (Google, Facebook etc…) qui construisent actuellement notre futur, on peut supposer que l’hypothèse d’utilisation de drogue à des fins récréatives, culturelles et immersives est parfaitement possible et pourrait même arrivée plus vite que l’on ne le pense.

Interactivité et participation du public a l’art numérique

Pour le premier cours d’interactivité, nous avons eu un texte à étudier et à résumer en quelques mots. Le texte suivant, tiré du chapitre premier du livre « Interfaces Numériques » dirigé par Imad Saleh, traité de la présence du numérique comme nouvelle forme d’art. Mais cette nouveauté est différente des formes d’art « classiques » au sens où souvent l’interface, c’est à dire l’aspect technique de la chose, sera plus spectaculaire que le résultat en lui même. Là où la beauté dépend du ressenti de celui qui admire, ici la beauté dépendra de l’expérience de « l’utilisateur » de l’objet numérique. Un pendant doit être trouvé par les artistes entre fonctionnalité et esthétique, afin de combler au mieux les clients. De plus en plus, la relation entre utilisateur et « œuvre », œuvre qui finalement est jeu vidéo, film 3D, installation, etc.. est au centre de l’attention des concepteurs/artistes. La question sera autant de former un lieu presque théâtral ou l’utilisateur pourra bouger, mais en donnant une profondeur nécessaire a l’oeuvre dans le même temps.
Internet à servi, depuis sa création, à émanciper ces oeuvres, et plusieurs sortes d’expériences ont vu le jour : l’envoie de mails artistiques, la création de jeux en ligne, en temps réel, comme des sortes d’enquêtes, le Web-Documentaire,  Oeuvres collectives sur Internet, etc…
Le net art doit être tangible, logique, doit être doté d’une communication solide, et ainsi doit fidéliser son public, pour arriver à la finalité où le public s’est approprié son oeuvre et va la faire vivre, la partager.
Il y a plusieurs façons de vivre ces expériences, une linéaire, à la manière d’un livre, d’autres plus participatives, immergeant le visiteur dans une histoire, le responsabilisant, etc..

De mon point de vue, ce genre de dispositifs crée un intérêt nouveau à Internet, et dans ma vision de la création numérique, me semble essentiel. Après tout, la « Création » numérique renvoie autant à l’art qu’à des besoins plus commerciaux de ces capacités de création. Ainsi, le cours qui commence à l’air intéressant, dans des domaines que je ne connaissais pas encore, et j’ai hâte de poursuivre sur cette voie. Cela peut aussi aider à comprendre le concept de nat art, et certaines œuvres d’art contemporain qui se servent de cette création numérique en ce sens. Pouvoir donner un sens autre à l’utilisation de la suite Adobe me semble être une idée intéressante.

Quand l’Homme entretient une relation avec ce qu’il a créé

     De nouvelles formes artistiques, images de synthèse, dispositifs interactifs, multi et hypermédia, art en réseau, rejoignent les arts contemporains comme la photo, le cinéma, la vidéo ou même des spectacles vivants qui se transforment à leur contact. Edmond Couchot et Norbert Hillaire expliquent dans L’Art Numérique : Comment la technologie vient au monde de l’art  (2009), comment l’art peut se lier aux technologies, permettant des expériences plus que surprenantes et sensorielles pour le spectateur.

Depuis quelques années, avec les évolutions technologiques, nombreux sont les artistes qui commencent à mêler le multimédia à leurs spectacles. Le son, la lumière etc. : tous les moyens sont bons pour permettre une diversité sensorielle au spectateur. Et ça fonctionne : Couchot et Hillaire expliquent une représentation aquatique où les sens du spectateurs sont tellement touchés par une expérience inédite que le spectateur lui-même oublie que c’est grâce à toute une technologie qu’il vit une expérience comme celle-ci.

Ils évoquent, au court d’un extrait de L’Art Numérique, différentes expériences comme des danses entre une danseuse humaine et une danseuse virtuelle. Ce qui est intéressant, c’est que la danseuse réelle apprend les mouvements à celle virtuelle et les deux finissent par interagir concrètement et adaptent leur chorégraphie en fonction de l’autre, comme deux vraies danseuses en improvisation.

    L’interactivité est un principe dynamique sans fin qui pousse à obtenir de I’ordinateur des réponses de plus en plus subtiles et immédiates. En effet, cela pousse à une recherche constante de faire évoluer la machine. Des progrès énormes ont été faits quant à l’amélioration de l’autonomie de la machine : on évoquait l’intelligence artificielle, on parle maintenant de « connexionnisme ».

Nous sommes rentrés dans une ère où l’on peut toujours faire mieux technologiquement parlant : la recherche permet d’incroyables évolutions en très peu de temps (vous noterez, par exemple, la différence des téléphones cellulaires entre 2006 et 2016). Cependant, à force d’habituer l’Homme à avoir « toujours mieux », ne risque-t-il pas de considérer le corps humain comme obsolète ?

     Personnellement, je reste fascinée par ce que l’homme est capable de créer, tant au niveau de la technologie à proprement parler que de ce qu’elle est capable de produire avec (spectacles interactifs etc.). Cependant, je reste tout de même craintive face à toute cette euphorie. Je crains que le spectateur, si on l’habitue à voir des spectacles extraordinaires (à proprement parler), ne sache plus apprécier les oeuvres de l’humain seul et simplement.

Pourrons-nous toujours être stupéfaits par une ballerine dansant sur du Stravinski, sans espérer secrètement qu’intervienne un robot doté d’une intelligence particulièrement (trop) développée ?

Ressentirons-nous toujours des frissons quand nous entendrons un ténor monter dans les aigües, grâce à la seule force et technique de sa voix ?