Mon coup de cœur !

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Le Dernier des Céfrans

 Mon coup de coeur durant ce festival est sans hésiter le film de Pierre-Emmanuel URCUN, Le Dernier Des Céfrans. C’est l’histoire d’un jeune d’une vingtaine d’année qui habite dans une cité de Saint-Ouen. Il est le dernier français à n’être pas partie de la banlieue et il peine à annoncer à ses amis qu’il va s’engager dans l’armée. Ce film à toutes les qualités requises pour passer un très bon moment. Les acteurs sont très attractifs, d’une simplicité et d’un humour bien placé, on se sent directement avec eux. On ne s’ennuie pas une seule seconde, tous les plans sont importants et on à un sentiment de satiété lorsque les lumières se rallument.  Ce court métrage a répondu à toutes mes attentes de spectateur. Encore mieux, les acteurs étaient présents lors de la projections et nous avons eu la chance de discuter du film avec eux en fin de séance. Nous avons appris des détails sur la construction d’un projet comme le leur (un an de préparation, plus de 80 000 € de budget, douze jours de tournage, le parcours de l’équipe du film … Vraiment un très bon moment et un très bon court métrage, il mérite sa place de premier. Il a aussi gagné le prix Canal+ 2015 lors du festival.

Mon Top 3  sans compter Le Dernier Des Cefrans :

1. Guy Mocquet, Demis Herenger, 2014 : l’histoire d’un jeune de banlieue qui souhaite embrasser une fille de la cité au milieu d’un lac artificiel situé au centre de la banlieue pour faire comme dans les films. Un baiser romantique mais qui ne plait pas forcément à tout le monde…

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Guy Mocquet

2. Daphné ou la Belle Plante, Sébastien Laudenbach et Sylvain Derosne, 2014 : C’est un documentaire animé avec pour images visuelles de simple bouts de bois qui sont taillés pour faire apparaître les formes d’un corps de femme. Accompagné de la voix off d’une femme (strip-teaseuse) qui nous parle de son travail et de sa relation avec son corps. On ne voit jamais la femme, seulement les morceaux de bois.

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Daphné ou la Belle Plante

Les bouts de bois sont tailler mais de façon très artistiques, on ne voit jamais un outil rentrer en contacte avec la matière mais celle-ci disparaît petit à petit en stop motion. L’image est exceptionnellement esthétique grâce aux mini travelling gauche droite et à l’éclairage.  Je trouve que le réalisateur à très bien réussi à nous faire ressentir des émotions via son accord Image-Son.

 

3. The Nostalgist, Giacomo Cimini, 2014 : C’est l’histoire d’un homme qui vit avec son fils dans une époque future idyllique. On se rencontre par la suite que le monde qui l’entoure n’est qu’un mensonge issue des lunettes qu’il porte. En réalité son fils est un robot et il mène une vie miséreuse…
Ce court-métrage m’a fait penser à la série Black Mirror, la relation que l’homme peut avoir avec les écrans. Ici il préfère posséder un gadget qui lui fait miroiter une vie qu’il n’a pas… Je trouve le sujet très bien trouvé et un film pourrait être adapter. J’ai vraiment apprécier le concept.

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The Nostalgist

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