Un cercle vicieux

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste, poète et révolutionnaire français. En 1967, l’auteur publie son principal ouvrage, la « Société du spectacle » qui est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie.

Voici une étude du paragraphe soixante-neuf du livre  » La société du spectacle « , à 28min50 dans le film. 

Ce passage dénonce la publicité mensongère et les faux besoins crées par celle- ci. En effet, “ l’objet dont on attend un pouvoir singulier n’a pu être proposé à la dévotion des masses que parce qu’il avait été tiré à un assez grand nombre d’exemplaires pour être consommé massivement”. Cet objet présenté comme extraordinairement singulier par la publicité devient vulgaire à l’instant où il entre chez le consommateur, c’est à dire, sans grande utilité, sans aucune élévation, prosaïque, bas et commun. Celui-ci révélant alors sa pauvreté au consommateur, ce dernier n’a pourtant même pas le temps de s’en rendre compte puisqu’un autre objet attire immédiatement son attention.

C’est à la thèse de Shoppenhaeur qu’il faut se référer. En effet, le philosophe présentait déjà au 19ème siècle une thèse -bien pessimiste- donnant l’explication de cette surconsommation produite par l’homme. En effet, l’être humain était aliéné à cette consommation dans le sens ou il subit une oscillation permanente entre la souffrance et l’ennui : soit il souffrait de ne pas posséder quelque chose, soit il s’ennuyait de ce qu’il possedait déjà.

En liant ces deux théories ayant pourtant un siècle d’écart, nous pouvons tirer une conclusion à propos de cette surconsommation : c’est alors ce bonheur impossible qui aurait poussé l’homme, puis la société tout entière à donner ce spectacle économique.

ND

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