La mondialisation néolibérale

La mondialisation néolibérale est l’un ensemble multidimensionnel d’analyses d’inspiration libérale.

Selon Ignacio Ramonet, le succès des sites d’information profite d’un plus grand nombre d’audience et fait de l’ombre à leurs éditions papier. Cependant en 2008, l’audience du New York Times sur Internet a été dix fois supérieure à celle de son édition imprimée. Les revenus publicitaires sur le Web ont été dix fois inférieurs à ceux de l’édition papier. Conclusion : pour que la publicité sur le Web rapporte, le nombre de lecteurs sur écran doit être cent fois plus important que celui de la version papier. »

Ignacio Ramonet juge sévèrement les dérives imputables aux journalistes eux-mêmes et à la « poignée d’oligarques » qui contrôlent en France et ailleurs les grands groupes de communication.

On ne s’étonnera pas de l’entendre chercher des explications du côté de la « mondialisation néolibérale ».

Au-delà de cette formule passe-partout, il met l’accent sur « l’obsession de la rapidité, de l’immédiateté, qui conduit les médias à multiplier les erreurs ». Il brosse un portrait criant de vérité des journalistes « dominants » qui vivent « hors sol, sans vrai contact avec la société ». Il leur reproche leur « complicité permanente, de consanguinité, avec la classe politique, elle-même largement désavouée ».

Sans pilote, sans boussole, les médias installés doivent se faire à l’idée qu’ils ne sont plus les seuls à tirer les ficelles. Des « journalistes citoyens » leur font la leçon. Des sites comme WikiLeaks étalent au grand jour leurs lacunes…

Paradoxalement et même si son essai suggère le contraire, Ignacio Ramonet considère qu’« il n’y a peut-être jamais eu de moment plus favorable pour être journaliste ». Un journalisme régénéré, qui s’émanciperait des « tendances médiatiques actuelles ».

Il juge que nous traversons une période d’adaptation des médias à un nouvel écosystème. Par un phénomène naturel de sélection, certains vont disparaître, d’autres vont s’affirmer. Tel est son diagnostic.

Le soft power : diktat de la culture ?

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Ignacio Ramonet, le rédacteur en chef du Monde Diplomatique, dont nous connaissons les prises de positions tranchées en matière d’anti-mondialisation, s’est attaché, dans cet ouvrage, à nous montrer de manière tangible et empirique comment nous étions tous manipulés, plus ou moins selon les cas à notre insu, voire parfois avec notre accord complaisant ou délétère.

A l’heure d’Internet et de la révolution numérique, événements qui nous impactent tous et sans lesquels vous ne seriez pas en train de lire ces lignes, Ignacio Ramonet a choisi d’illustrer ce constat évident de manipulation par des exemples pris dans les domaines culturels : cinéma, télévision…

Par exemple on encense souvent la formidable industrie culturelle américaine, qui rayonne sur le monde entier. Mais cela revient au fait que les mass médias des différentes nations sont dominé par l’influence américaine, et si nous ne disposons pas de notre imagerie singulière comment pouvons-nous nous considérer comme étant maitre de nos propres déterminismes.

Espionnage numérique

Ignacio Ramonet est sociologue, journaliste et écrivain. Il est reconnu pour être très investi dans l’analyse des médias de mass.

En 2014 à Londres, le 24 octobre Ramonet décida de faire une interview sur Julien Assange pour la sortie de son livre intitulé               « Quand Google rencontra WikiLeaks ». Julien Assange est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks. Le livre nous explique le fonctionnement de nos pratiques de communication à l’aide de smartphones, les ordinateurs, le web. Les risques encourus par l’utilisation de ces nouvelles technologies….

Voici l’interview complète disponible ci-dessous :

http://www.medelu.org/Google-nous-espionne-et-en-informe

Ignacio Ramonet : Nespresso : le film

Ignacio Ramonet était un journaliste et un sémiologue du cinéma, né en Galice, en 1943, sous le régime de Franco. Il expose sa théorie sur la manipulation du public par la télévision dans son livre : La propagande silencieuse.

Selon sa théorie, le publique, est influencé en permanence par le cinéma et les spots publicitaires. D’après Ignacio Ramonet, la publicité a repris et simplifié les codes du cinéma. Le cinéma montre un mode de vie, qui est reprit par la publicité, qui en devient un complément. Mais la publicité ne s’arrête pas là, et prendrait progressivement le pas sur le cinéma, jusqu’à ce que les rôles s’inversent. La publicité se modernise, s’élabore (publicité Nespresso). Certains grands réalisateurs se sont formés grâce à la publicité (Ridley Scott).

L’auteur invite donc le publique à se méfier face aux images et aux modèles diffusés par la publicité.

Tiranía de la comunicación

Ignacio Ramonet est un sémiologue du cinéma et un journaliste espagnol du XXème siècle. Il est actuellement le directeur de l’édition espagnole du Monde diplomatique.

Ce journaliste est connu pour avoir réutilisé l’expression de
« pensée unique » énoncé avant lui par Jean-François Kahn. Ce terme est généralement utilisé dans le monde politico-médiatique afin de dénoncer le conformisme des idées majoritaires. Il faut ce méfier du cinéma et des spots publicitaires. En effet, les médias seraient en partis responsables de ce phénomène. Ils diffuseraient une pensée unique, absorbée et intégrée par les individus de toute une société. Bien plus qu’un simple produit, les médias véhiculent alors une façon de penser, de vivre, de voir le monde.
La pensée unique est le fruit d’une domination idéologique qui affiche certaines idées comme les seules légitimes et qui dépossède l’homme de tout discernement personnel.

Ce phénomène peut être confronté et expliqué par la définition d’Edgar Morin : « La culture de masse est la culture produite en fonction de sa diffusion massive s’adressant à une masse humaine, c’est-à dire à un aggloméra d’individu considéré en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale ».

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Conférence : l’explosion du journalisme.

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Vous l’avez sûrement manqué, c’était la conférence sur la condition du journalisme d’Ignacio Ramonet du 22 mars 2012 pour la promotion de son livre. Espagnol, Sémiologue du cinéma et journaliste lui même, il a dirigé pendant quelques années le mensuel : le Monde diplomatique. Pendant ce séminaire, le sujet principal traité sera la transformation des médias de masse à la masse de médias ainsi que ses conséquences directes sur le métier du journaliste, c’est à dire l’explosion ! Il faut avant tout resituer le constat médiatique alarmant : les journaux disparaissent, les journalistes se font licenciés avec la naissance d’un journalisme à but non lucratif se reposant sur un base de données et une information automatique proposant des informations low cost. Cependant il y a du bon à prendre concernant le journalisme en ligne et la presse pour les support électroniques avec une efficacité remarquable.

Malgré tout, Ramonet propose également un réflexion critique sur des problèmes majeurs comme l’insécurité informationnelle, la perte de crédibilité, la désinformation ainsi que les manipulations que connaissent les médias. Inévitablement ceci a un impact sur le journaliste qui perd petit à petit son identité professionnel avec le changement de l’écosystème médiatique ainsi que la précarisation de leurs conditions de travail. L’explosion du journalisme montre comment les médias qui sont la main d’œuvre de l’opinion publique, sont eux même devenu un problème pour la démocratie.

Cette conférence avait donc pour but de sensibiliser la population sur le nouveau fonctionnement des média à l’heure du numérique. Qu’en est-il d’aujourd’hui en 2015 ? La presse numérique s’est d’autant plus amplifié et le problème persiste, qui plus est, en pire…

Ignacio Ramonet, Le Chewing Gum des Yeux (1979)

« Le cinéma vend un mode de vie »

Ignacio Ramonet est un sémiologue du cinéma (celui qui analyse et décrypte les signes visuels et sonores), journaliste et écrivain Italien.

Il édite « Le Chewing Gum des Yeux » en 1979, réedité sous le nom de « La Propagande Silencieuse » en 2000. Il y évoque le lien étroit entre cinéma et spots publicitaires .

Pour lui, les images laissent des traces subliminales qui finissent par affecter notre comportement : c’est le concept même de la communication de masse.

Il évoque ensuite la pensée unique, concept apparu à la fin du XIXe siècle, qu’il reprend. Il part du néo libéralisme qui favorise la consommation : tout est fait pour que les individus consomment.

Les medias sont donc des outils qui nous poussent à consommer, œuvre de grands organismes financiers.

Pierre Bourdieu

Pierre Bourdieu est l’un des sociologues français les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.

Par ailleurs, du fait de son engagement public, il est devenu, dans les dernières années de sa vie, l’un des acteurs principaux de la vie intellectuelle française. Sa pensée a exercé une influence considérable dans les sciences humaines et sociales, en particulier sur la sociologie française d’après-guerre.
Sociologie du dévoilement, elle a fait l’objet de nombreuses critiques, qui lui reprochent en particulier une vision déterministedu social dont il se défendait.

La télévision, tout une histoire d’audimat

Tout est programmé, tout un sens, un horaire dans ce qui est diffusé à la télévision. Les films le dimanche, les variétés le lundi, les séries le mardi, le sport le samedi,… tout est en fonction de l’audimat. L’audimat fait vivre un programme, combien de séries ou programme TV sont annulés pour manque d’audimat? pourtant les meilleurs programmes ne sont pas forcément ce qui ont le plus d’audimat, quand on voit tout les jours plus belle la vie qui a plus d’audimat que le JT de 20h qui est la base de l’information, toute les émissions basé sur du faux (téléréalité,…), la manipulation (The Voice, dans avec les stars,…) tous ces programmes pour nous abrutir et juste nous distraire quand on pense que la télévision a été un bouleversement dans la diffusion de l’information après la presse et la radio.

Dans son livre « Sur la route », Pierre Bourdieu veut nous faire comprendre à quel point les programmes TV essai de toucher un plus large public, au profit de l’information, mais aussi le temps, « le temps c’est de l’argent » n’a jamais été aussi mieux prononcer que dans la télé, chaque seconde de publicité, de temps de parole, de programmes,… le téléspectateur ne réfléchi plus, il accumule des informations en masse.

Qu’est ce qu’un écran à présent?

Aujourd’hui les écrans sont de partout : télévision, cinéma, smartphone, caméscope, montres, tablettes, caméra de surveillance,… tout marche au numérique, et tout à un GPS, chacun peut être suivi, surveillé, fouillé ses donnés.

Maintenant les écrans font parti de nos vies, on se demande parfois « qu’est ce que je ferai sans portable? » « comment on faisait avant? » la population s’est habitué et occupe une place importante à son écran. Quand on attend quelqu’un, hop, on sort le smartphone! de même au toilettes. La télé réalité est monté en chaîne, la 3D au cinéma rencontre un gros succès, les séries TV se multiplie, etc, etc. Le progrès avance et évolue toujours, pour aller encore plus vite. Jusqu’où va-t-on aller?

C’est pour ça que Gilles Lipovetsky, de son livre L’écran global : culture-médias et cinéma à l’âge hypermoderne, l’auteur cite : « « On est passé d’un demi-siècle de l’écran-spectacle à l’écran- communication, de l’écran-un au tout-écran, voici l’époque de l’écran global. L’écran en tout lieu et à tout moment », il parle de « hypercinéma » ou de « hyperbolisation ou encore de « ecranocratie » où l’écran est omniprésent, indispensable, qu’on cherche à faire toujours plus rapide et spectaculaire

Valentin