Nous sommes tous de stars, notre différence nous fait briller

Dans son livre « L’écran global », Gilles Lipovetsky développe sa théorie sur la culture et les médias, à un âge qu’il décrit comme « hypermoderne », et qui reste un terme associé aux pensées de l’auteur.

Dans le chapitre 4 de son ouvrage, l’écrivain énonce l’hypothèse que la société contemporaine s’identifierait au cinéma de façon existentielle. En effet, l’auteur décrit que parce que le cinéma réfléchi sur lui-même (au travers de remake, de citations, de caméos etc…) la société, par identification au média ainsi qu’au modèle globale de vie que montre le cinéma, serait amenée à se remettre en question. Le cinéma, de par son universalité, inhiberait les masses, et les amèneraient à se poser des questions sur leur existence propre, parce que le cinéma exerce une réflexion sur lui-même.

Cette remise en question de notre société serait à l’origine d’une nouvelle ère : l’âge Hypermoderne. Avec l’âge hypermoderne arrive « l’hyper cinéma » (très original dans le contexte de réflexion de l’auteur). Cet hyper cinéma apporterait de nouveaux genres au 7e art, comme la parodie ou le détournement (comme OSS 117 avec James Bond). L’auteur traduit cette apparition de genre par une volonté du cinéma à affirmer sa modernité et son indépendance, ce qui, en suivant la théorie de l’auteur, se répercute sur la société, qui désire elle aussi à affirmer son indépendance.

Ce désir d’indépendance, et cette volonté d’affirmer son originalité et sa modernité, se traduit par une rupture des codes naturels, et l’apparition de nouvelle manière d’exister, de vivre (mariage homosexuel, drogues, avortement etc…).

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