Pierre Bourdieu : « knowledge is money »

Pierre Bourdieu, était un des sociologues français les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.

Dans son ouvrage « Sur la télévision », l’auteur dessine un lien entre journalisme professionnel et commercial en relation avec l’homogénéisation de l’actualité. D’autre part, il dégage une thèse selon laquelle le journalisme exercerait une emprise de l’information sur le champ de la diffusion médiatique.

Même le journalisme est soumis à la loi du marché. C’est tout du moins l’avis de P. Bourdieu concernant le sujet. Les journalistes seraient comme des commerçants, et les masses les consommateurs. Pour satisfaire le consommateur, il faut pouvoir lui offrir ce qu’il désire, quel que soit le contexte. On va donc chercher l’information qui fait parler d’elle, qui fait couler l’encre, et c’est le plus souvent les affaires à scandales qui vont faire la une. Selon l’auteur, les choses futiles sont les plus importantes : non seulement elles font vendre, mais en plus du point de vue politique, cela permet de détourner l’attention des masses de sujets plus fâcheux. Il en résulte de ces méthodes une manipulation, voir un aveuglement des masses.

Mais des informations juteuses qui permettront d’attirer l’audimat, il ‘n y en a pas énormément. Les sociétés d’informations sont donc amenées à diffusées les mêmes idées, et donc en même temps, de par la nécessité de diffuser immédiatement le plus de contenu possible. C’est cette idée que l’auteur traduit par « l’homogénéisation des médias » : quelle que soit la chaine que l’on regarde, il y a de fortes chances pour que les gros titres soient les mêmes partout.

Bien que le journalisme dispose d’un certain pouvoir sur les autres médias grâce à sa présence omniprésente, et à son catalogue de contenu renouvelé en permanence, il n’en reste pas moins tristement soumis à la loi du marché.

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