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Disneyland Paris : objet masse médiatique et illusion

Jean Baudrillard est un philosophe Français du 21ème siècle. Bien que celui-ci laisse derrière lui les traces d’un parcours singulier, sa thèse est simple.

« La consommation est devenue un moyen de différenciation, et non de satisfaction. » En effet, nous ne savons plus si l’homme vit dans et à travers ce qu’il consomme, ou si ce sont les objets qui le consomment. Ce sont en effet les médias qui créeraient le besoin chez l’homme.

A travers cette réflexion nous pouvons déjà lier la pensée de l’auteur à celle de Debord, mais c’est ensuite liée à celle de Walter Benjamin qu’évolue la thèse de Baudrillard. Désormais, le monde réel aurait disparu selon lui ; remplacé par des signes du réel, venant donner l’illusion du vrai monde.

Selon cette ligne directrice, Disneyland Paris représenterait alors à la fois un objet de consommation et de masse médias, ainsi que l’illusion d’un vrai monde. Chaque année plus de 15 millions de personnes franchisses les portes de ce parc dans l’espoir de voir leurs rêves devenir réalité.

Or, nous ne sommes pas sans savoir que les dessous de cette firme ne sont pas aussi rose que ses contes de fées.

Quoi qu’il en soit, le plan de communication de cette firme est orchestré minutieusement afin de ne rater aucune occasion et doper la fréquentation. Tout événement ponctuel : dates anniversaires, festivals thématiques, offres spéciales sont susceptibles de motiver l’achat en créant « une urgence », et plus stratégique encore, en essayant de faire oublier aux visiteurs les longues heures de files d’attente.

Les moyens mis en œuvre pour attirer la clientèle sont aussi importants que les moyens déployés pour donner aux visiteurs la sensation d’être dans un environnement réellement féérique. Dans ce parc, la réalité n’existe plus mais est remplacée par les signes embellis de celle-ci.

En résumé, si nous suivons la thèse pessimiste de Jean Baudrillard, ce parc d’attraction serait une orchestration de mensonges destinés à tirer le visiteur de sa réalité pour lui donner à consommer des biens dont il n’a pas besoin.

Pour aller plus loin : 

 

ND

3 réflexions sur “ Disneyland Paris : objet masse médiatique et illusion ”

  1. Je suis tout à fait avec toi Gabriel. On pourrait même dire que tu m’ôtes les mots de la bouche. En effet, lorsqu’un enfant entre à Disneyland, il est comme dans un rêve, dans un autre monde, cependant, ce monde est en proie à la consommation de masse, à la grande joie de leurs parents.

  2. Effectivement, l’exemple est pertinent, DisneyLand est la continuité des dessins animés et cherchent à faire perdurer le rêve alors qu’en réalité les conditions au sein du parc sont loin du compte de fée, et l’argent qui en ressort est exorbitante. Le célèbre street artiste Banksy à d’ailleurs fait de nombreux travaux là dessus, montrant au grand jour le paradoxe que représente une entreprise comme Disney.

  3. Bonjour Nina,

    DisneyLand est la représentation même des théories de Baudrillard, et illustre notre volonté vaine de transformer notre monde en fonction des modèles diffusés au travers de ces films.

    Il y a donc évidemment un contraste drastique entre ce qui est diffusé dans le parc ainsi que les moyens mis en oeuvre pour les mettre en place.

    Ce qui est finalement une bonne chose, car un monde à l’image du mode de vie dessiné par Disney serait cauchemardesque : un univers prévisible régis par les clichés et les stéréotypes, ou la différence et l’originalité ne seraient plus que fictions.

    Heureusement, ce n’est pas le cas… n’est ce pas?

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