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La performativité du genre selon Conchita Wurst.

Thomas Neuwirth, né le 6 novembre 1988 est un chanteur autrichien plus connu sous son nom de scène, Conchita Wurst, personnage de drag queen avec une barbe. Il s’est fait connaître au concours de l’Eurovision de la chanson 2014 qu’il a remporté devant les Pays-Bas et la Suède en interprétant sa chanson « Rise like a phoenix », un hymne à la tolérance. Ce qui a permit entre autre à renverser en quelques minutes l’image d’une Autriche terne.
Il adopte alors une double vie en tant qu’homme dans sa vie privée et travestit sur scène, ce qui ne l’oblige pas à confondre les deux car il maîtrise son interprétation, c’est-a-dire qu’il a monté le personnage de Conchita de toute pièce et ne vit pas complètement à travers elle. Si il a décidé de la créée, c’est pour montrer au monde que l’on peut faire ce que l’on veut tant qu’on ne blesse personne.

Mais alors, que fait la barbe dans tout ça ?

Selon Judith Butler, philosophe postmoderne américaine, la performativité du genre se résume en trois points, dont nous allons associer avec Thomas et son personnage de scène Conchita :
Le sexe anatomique : Masculin, et ceci le restera.
L’identité du genre : Un coup masculin, un coup féminin.
La performance du genre : Feminin. Cependant un point non négligeable c’est son choix a garder la barbe pendant son interprétation en drag queen, qui je rappelle est la pour amplifier son désir de montrer au monde que l’on peut faire ce qu’on veut de sa personne et personnalité.

Grâce à sa barbe en tant que Drag Queen et sa double vie, Thomas et Conchita ont réussi à créer un cocktail original de genres entre-croisés dont Judith Butler n’aurait même pas imaginé !

Une réflexion sur “ La performativité du genre selon Conchita Wurst. ”

  1. Je trouve l’exemple que tu as choisi pour illustrer les propos de Judith Butler assez drôle, et juste. Tu pointe du doigts un aspect très intéressant de notre société. Seulement il me semble que le sens de son « acte » est un peu paradoxale. Je ne suis pas sur que ce soit un symbole de liberté que de pouvoir porter une barbe, du mascara et des talons le tout étant un homme, il me semble qu’au contraire c’est une manière de s’enfermer complètement dans le monde de l’image et d’en être une victime. Et contrairement à ce que dit Remi, je me demande si ça ne rends pas son discours encore plus ambiguë que son personnage se change soit en homme soit en femme. D’une certaine manière ça semble être un jeu pour lui, et peut être que ça pourrait être blessant pour les hommes qui se sentent vraiment femmes au fond d’eux. Qu’en penses tu ?

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