Méduse en océan profond

Le cours de création graphique m’a permis de m’initier à l’outil Adobe Illustrator, permettant de réaliser des images et autres logos sur l’ordinateur.
Voici donc un premier travail fait sur ce même logiciel, j’ai cherché à représenter une méduse dans le fond d’un océan, les couleurs sombres s’imposaient donc, et j’ai décider d’ajouter un aspect « translucide » à l’animal, à la limite du fluorescent.

En voila le rendu :

Tête

Folie, combat et idée : ce que Derrida nous enseigne sur l’écriture.

Et je me dis… « mais tu es fou ! », raconte Jacques en portant un doigt vers sa tempe,  »tu es fou d’écrire ça, tu es fou de t’attaquer à ça ».

Il n’est pas anodin que Jacques Derrida, auteur, philosophe et linguiste, associe son œuvre avec la folie. Il lui arrive de craindre les concepts qu’il théorise et défend ; il ne s’agit pas d’une peur de l’écriture, l’auteur a en fait peur des idées qu’il présente, et du potentiel qu’elles renferment.

Ce que révèle cette relation, c’est sûrement le pouvoir de l’idée. En menant sa pensée vers la novation, Derrida fraie de nouveaux chemins, il poursuit une réflexion vers de nouveaux espaces, il étend le domaine des idées ; quitte à ce que ces nouvelles routes se face de force. Écrire, pour Derrida, s’apparente souvent au combat, à un geste agressif. Car en menant sa pensée vers des chemins jusqu’alors inexplorés, l’auteur refuse l’établi, cette doxa qui semble pourtant si naturelle tant elle est usuelle. Écrire est un combat, le texte est une arme de déstabilisation massive, qui peut blesser, inquiéter ceux qui pourraient se trouver en désaccord. Derrida ne clame pas pour objectif de blesser, mais il a conscience de la puissance de son outil, et l’use avec la conscience de son geste.

L’écriture telle que la présente Derrida pourrait sembler à des années lumières de nos intérêts lorsqu’il s’agit d’écrire en 2015. On ne blesse plus par une doctrine ou par des dogmes, car l’agressivité de l’écriture est devenue insoutenablement normale. Le nombre de publication est tel qu’il devient nécessaire, pour sortir de la masse, de porter un geste puissant dans chaque œuvre, l’extension du domaine de l’idée est devenue nécessité et non cheminement naturel. Lorsqu’un livre novateur et à contre-courant est publié, peut on encore le considérer comme une révolution, comme un geste combatif, alors que la nouvelle doxa veut la multiplication de ces courants agressifs ? L’accélération de la métamorphose des contenus semble rend muette toute révolution idéologique, comme si on ne pouvait plus distinguer la couleur rouge sur un caméléon changeant sa peau en permanence. Il y a en définitive peut-être trop de révolution pour aujourd’hui distinguer de véritables courants, on ne retiendra sûrement que les influences.

Pour une meilleure écriture aujourd’hui, il est intéressant d’observer ce que Derrida proposait sur son travail, lors des divers interviews qu’il donna au cours de sa vie. Voici une liste de trois points qui permettrait d’orienter l’écriture vers un aboutissement plus essentiel, moins objectivé :

  1. Ne pas chercher à intimider l’autre par son écrit, mais plutôt ne pas être intimidé par l’écriture.

C’est à dire : un étudiant diffuse un article dont le contenu vous révulse, vous n’êtes pas d’accord. Au lieu de chercher à discrédité les concepts promulgués en prouvant par A + B qu’ils sont faux, Derrida propose de créer un nouvel article, dans lequel vous proposerez des concepts différents voir inverses, car c’est à ces concepts même de contrer les affreuses divagation de l’autre étudiant.

  1. Écrire par nécessité d’expression, sans jamais se limiter à l’artificiel.

C’est à dire : Derrida écrivait énormément par nécessité, et utilisait la plume pour prolonger sa pensée, non pour la décrire. Écrire permet d’observer ses idées, et se contenter de la surface ne permet pas d’obtenir l’essence de l’idée, le concept qu’elle cache. Il faut toujours creuser une idée, dès que l’idée se manifeste, il viendra alors par l’habitude ce sentiment de nécessité de sortir les concepts de sa tête, de les préciser.

  1. Arrêter de faire comme si ce qui n’est pas naturel est naturel.

C’est à dire : si Derrida nous apprend bien une chose, c’est que les concepts et dogmes, même globalement acceptés, ne sont pas nécessairement justes, et qu’il faut arrêter d’écrire en les acceptant si on ne les considères pas naturels. Il faut accepter la folie de s’attaquer à certaines choses, et apprendre à faire sans une règle prédéfinie, si celle-ci nous semble illégitime.

Il s’agit après de savoir proposer une alternative à ce que l’on défait par l’écrit. Derrida n’attaquait pas, mais construisait, quitte à empiéter sur une propriété adjacente. C’est cela qu’il pensait fou, qui l’animait : combattre en construisant la nouveauté à ses yeux légitimes, face à un ancien sans naturel.

pablo escobar et la cathédrale

Dans son ouvrage “Surveiller et Punir”, publié en 1975, Foucault va critiquer ouvertement le système carcéral, et sera favorable à un autre sytème et par conséquent, à une abolition des prisons. Il leur reprochait de ne pas constituer une peine, mais d’exister seulement pour permettre à ceux ayant commis un délit d’être oublier durant un certain moment. Peut-on penser à autre chose que la prison comme peine ? Jusqu’où les autorités sont prêtes à aller pour éviter qu’un crime se reproduise ?

Je vais prendre ici comme exemple le cas de Pablo Escobar, plus grand trafiquant de cocaïne colombien, qui, grace à son trafic illégal, le “narco-trafic”, devient millionnaire à 22 ans. Il est à l’origine de milliers de meurtres, que ce soit civils, policiers, juges, ou encore hommes politiques. Quand il se rend à la justice, en 1991, c’est avec certaines conditions qu’il autorise les autorités à l’arrêter, avec comme premier voeu de ne pas se faire extradé vers les Etats-Unis. Ce n’est pas tout, car Pablo Escobar va lui-même faire construire sa propre prison, avec ses propres règles.

Qu’en est-il de la peine infligée ? Est-elle légitime ? Car si l’enfermement de Pablo Escobar lui empêche de commettre d’autres assassinats de sa main, les autorités colombiennes, qui ne peuvent pas s’approcher à moins de 20km de La Cathédrale, (nom de la prison d’Escobar), n’ont aucune autorité sur l’homme continuer à régner sur son cartel.

46736891.cached

Peut-on dans ce cas là parler de système carcéral ? Serait-il plus judicieux d’installer en France plus de libertés dans les prisons ?

Les moyens de pression et le jugement des autres, ou l’humour français.

Michel Foucault est un écrivain et prof de philosophie. Il a notamment travaillé sur les concepts de surveillance et de punition. Il y a toute une sociologie développée autour de l’image des gens et du regard que l’on y porte.

On a souvent entendu dans nos écoles «N’hésitez pas à répondre à la question même si c’est faux ; on ne se moque pas» en observant malgré tout une réticence de la part des élèves à participer. Ce phénomène est en parti dû au fait que si, on se moque. Cela fait parti de notre culture, de notre humour français de rire des plus faibles, des gens qui ne savent pas faire et qui tentent quand même, avec leurs moyens (bien souvent) inappropriés.

C’est l’image de Louis de Funes, Coluche ou encore de Kaamelott, Pierre Desproges,…                                                                                                     Des petits exemples :

On cherche toujours à regarder chez les autres et à dénoncer ce qui ne va pas, ce qui ne nous plait pas. Effectivement, c’est marrant ; mais quand ça reste de la fiction. Or la culture qui nous berce depuis notre enfance a forcement une influence (souvent de manière inconsciente) sur notre manière de voir les choses, et c’est ainsi que l’on fini par retranscrire, mais cette fois dans la réalité, les jugements méprisant envers les autres.

Un dernier point pour conclure, l’exemple de la télé-réalité : on regarde une bande de jeunes paumés filmés 24h/24, en train de s’embrouiller à longueur de journée pour des problèmes aussi épineux et passionnants que « il n’y a plus de jambon dans le frigo » et nombre de personne vous dirons pourtant « Nan mais j’aime pas, hein ; je regarde parce que ça me fait rire ».

Réalisation avec illustrator

En première année  de bachelor en communication et création numérique  j’ai la chance de participer à des cours de créations graphiques avec Mr Chelmis.  Nous apprenons notamment  à maîtriser certains logiciels de la suite Adobe.

J’ai le plaisir de vous présenter une de mes premières créations, réalisée en dehors des cours avec le logiciel illustrator.

Etienne-viberti-181115-test-penguin-V0

Cette réalisation ma permis de travailler le dégradé radial qui permet d’obtenir de très beau camaieu. J’ai ici voulus marquer  le contraste important entre des couleurs froides et chaudes.

Ma source d’inspiration a été une photo sur internet.

La réalité augmentée, le monde devient un écran

74f91e216c_magicleap1_01

Une start-up présente en image, sa nouvelle technologie qui est de la  « réalité cinématique ». Et c’est plutôt impressionnant.

Magic Leap, une start-up de la Silicon Valley parmi les plus mystérieuses mais aussi les plus attendues, du par sa technologie. Entre la réalité augmentée, la réalité virtuelle et l’hologramme, Magic Leap défini sa technologie comme étant une « réalité cinématique », jouant avec les perceptives, pour faire apparaître, grâce à des jeux de lumières, des hologrammes qui sont plus vrai que nature.

Le concept de Magic Leap est de « penser le monde comme un hologramme mouvant », de pouvoir instaurer un futur a l’informatique. En d’autre terme la start-up souhaite faire apparaître en trois dimensions devant un utilisateur, de la manière la plus naturelle possible, tout ce qui peut apparaître sur un écran.

Malheureusement cette technologie ne fonctionnera ni sur Android, ni sur  iOS, ni sur Windows car Magic Leap développe son propre OS pour optimiser au maximum les performances de son produit. L’objectif ultime de Rony ABOVITZ, fondateur de l’entreprise est que « notre cerveau ne fasse pas la différence entre ce qui est réel de ce qui est créé par Magic Leap ».

Dans une retranscription écrite de l’interview télévisée entre Jacques DERRIDA et Bernard STIEGLER, échographie de la télévision, jacques DERRIDA évoque une fascination pour la télévision.

Ce qui le fascine n’est pas tant le résultat: qui serait les émissions, les téléfilms mais plutôt tout ce que l’on ne voit pas  , toutes les personnes qui sont a l’origine de la création ainsi que celle qui les produisent mais aussi les personnes qui permettent leurs réalisation.

Dans mon exemple se serait les technologies que la start-up à créé qui le fascinerait.

Pas de billard pour Bob Lennon

Contextualisation : Bob Lennon fait parti de cette communauté de personnes que l’on appelle «Youtubeur» c’est à dire de personne qui gagnent leur vie en postant des vidéos sur la plate-forme de vidéos en ligne Youtube. Il possède avec son ami et associé Fanta les chaînes FantaBobGames et TheFantasio974. C’est sur cette dernière que l’on peut trouver la série «Crusoé» réputée pour permettre aux deux animateurs d’offrir du contenu vidéoludique basé sur le jeu Minecraft, tout en ayant des discussions profondes de philosophie de comptoir.

Jacques Derrida est un phénoménologue et philosophe français du XX°S. Il a travaillé sur l’impact des nouvelles technologies -Internet et la télévision- sur notre société. Dans notre cas, la production de contenu sur Internet, on se retrouve face à un producteur (de contenu) et au public. Il y a bien sûr «son» public, le public visé, c’est à dire les habitués, les abonnés à sa chaîne ; mais aussi le reste du monde, n’importe qui, puisque la vidéo est accessible au monde entier. Et cela, représente donc notre société. Nous allons voir comment cette société conditionne le producteur de contenu.

Passons à l’extrait vidéo. Bob Lennon exprime la pensée de son père, qui lui a confié son inquiétude car il a l’impression que son fils ne se dévoue qu’à son travail, et non à sa vie, à sa femme, à des voyages etc. Fanta et Bob s’accordent sur le fait que le père de Bob a raison. Sauf que Bob apporte la nuance : tout les gens individuellement lui diront sincèrement de se reposer parce qu’il bosse trop, mais c’est bien là le piège : en groupe et en communauté, Internet et Youtube ne toléreraient jamais qu’il s’arrête. Ce n’est qu’une apparence sociale. C’est exactement le même principe que quand tu dis à ta chérie «Chérie, j’vais passer ma soirée au bar avec mes potes et faire du billard et passer un bon moment en général» et qu’elle te dit «Ok ok, ouais, vas-y, c’est bon» et toi t’es là «T’es sûr, ça va ? -Nan mais c’est bon, tu peux y aller, y’a pas de PROBLÈME. Y’a aucun problème tu peux y aller ; je t’en voudrais JAMAIS.. !» Et elle te le fait payer sur dix générations. Ce à quoi, la seul réponse possible pour la paix des ménages est «Finalement, je vais rester avec toi» et tu vois tes potes se barrer avec le billard, et t’es là : «Bon bah tant pis». C’est pareil avec Youtube. En apparence on te dira qu’il n’y a aucun problème, mais en général, on te dira que tu bosses pas, que tu laisses tomber ta communauté, etcaetera etcaetera ; car on s’est habitué à une diffusion massive périodique en oubliant qu’Internet plus qu’autre part en un espace de liberté.

L’extrait en vidéo :

L’influence du numérique, la raison de nombreux achats ?

1321826

Une étude présentée par  l’institut américain  Forrester, European Cross-Channel Retail Sales Forecast, 2015 to 2020, basée sur le sondage de plus de 13 000 consommateurs dans sept pays européens (France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Espagne, Suède et Royaume-Uni).
Cette étude prévoit une progression de l’influence du numérique sur les achats des consommateurs, que ceux-ci s’effectuent en ligne ou en magasin.

En effet d’ici 2020, environ 53% des ventes sera influencé par le numérique car d’après l’étude de l’institut américain, chaque vente qu’elle soit en ligne ou en magasin aura engendrée au préalable une consultation du web, appelé le « cross-canal ». Cela devrait atteindre près de 947 milliards d’euros d’ici 5ans.

Cette influence est possible grâce au taux d’équipement en smartphone, qui permet de se connecte indifféremment, à la maison ou sur les lieux d’achats. Dans les points de ventes, des nombreuses bornes sont mise en place, quand les vendeurs ne sont pas équipé eux même de tablettes pour pouvoir mieux conseiller leurs clients. Le numérique, aux seins des magasins peut avoir externalité positive car, par exemple la marque de cosmétiques Estée Lauder a vu son chiffre d’affaire évoluer de 3% du a l’utilisation des tablettes.

Grace à ses travaux, Michel FOUCAULT est mondialement connu, notamment pour l’introduction d’objet nouveau dans la philosophie tel que la folie, la prison et ainsi renouvelle la réflexion.

Si le numérique existait a l’époque de Michel FOUCAULT, l’aurait-il étudié ?
Il parait évident que ce sujet aurait passionné Michel FOUCAULT s’il avait existé a son époque.

La série télévisée, pourquoi ça marche et ce que ça implique?

A partir des années 80 le nombre de séries concernant les tribunaux, les commissariats et les hôpitaux a fortement augmenté.

Ces lieux régissent des professions souvent fantasmées, ils évoquent une forme de pouvoir avec des fonctions à hautes responsabilitées. Le charisme et la parfaite éloquence qui caractérise ces personnages en font de très bons orateurs. Ces caractéristiques aident à fixer l’attachement entre le spectateur et le personnage, le héros éthiquement correct va permettre l’identification et faire naitre l’empathie voir la compassion chez le spectateur. Dans les séries judiciaires, la collaboration entre police et justice est omniprésente, sans elle, le résultat serait inéficace : délivrance de mandats d’arrêt, autorisations de perquisition ou de garde à vue…

Le concept de la série est tout réfléchi, il propose de régler une affaire anecdotique, la plupart du temps pendant les 40 à 52 minutes de l’épisode qui n’est pas forcément en lien avec la trame narrative principale. Cela permet de faire perdurer une série par de nombreuses saisons, distillant des informations primordiales au compte goute pour suivre le fil rouge. Cette technique permet l’adhésion et le suivi du spectateur pour connaître le fin mot de la série.

Paul-Michel Foucault, un philosophe français s’est intéressé à l’étude médiatique car la surveillance et la discipline font partie intégrante du processus communicationnel d’une société, cette dernière est transmise par les médias. La télévision et ses séries délivrées font donc parties intégrantes du processus communicationnel de notre société.

Bien consciente que les programmateurs choisissent leurs émissions en fonction de leur rentabilité (rediffusions de séries à la place de films suite à leurs coûts) – on peut se demander quels seront les effets de cet engouement face au macabre. Ce constant contact avec la mort et la souffrance par la télévision démystifie les questions du supplice, la discipline et la prison évoquées par Foucault, historiquement ces sujets étaient d’abord théâtralisé puis cachés. Aujourd’hui cette ambiance stressante et angoissante est devenu une partie de loisirs pour certains cinéphiles.

Le binge watching, le phénomène qui consiste à suivre à un rythme très accéléré des séries a fait fleurir un nombre d’étude dont une américaine concluant que le visionnage de série dramatique développerait notre capacité empathique et notre intelligence émotionnelle. Les programmes visionnés auraient donc une influence sur notre état d’esprit. On peut s’intéresser à la place et l’influence que peut avoir les programmateurs face à notre consommation, où le stress pousserait les gens à consommer et dépenser plus.