Operation Lune, ou le docu-menteur presque parfait.

operation luneDocumentaire de 2002 réalisé par W. Karel. Le sujet traité est celui de la conquête spatiale des américains pendant la guerre froide. C
e qui rend ce doc si particulier c’est qu’il dévoile des informations si particulière qu’elles sont à peine croyable, tirées de dossier récemment déclassé, par l’utilisation des formes du documentaire sérieux.
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La promesse, le tour, le prestige

Cet article est un bilan des précédents articles que j’ai écris.

Je vois le présent article un peu comme un tour de magie forcé :

 

Un tour de magie se déroule en trois parties : La Promesse, le Tour, et enfin, le Prestige.

La Promesse, c’est que j’ai -nous ; élèves du BCCN de l’Institut Marc Perrot- posté des sujets divers tout le long du semestre.

Le Tour, c’est ce que vous voyez : vous constatez l’activité de ce site ; il y a en effet une évolution : de rien, il y a eu des articles que vous n’aviez pas lu puis une fois que vous les avez lu, c’est bien que vous avez parcouru encore du chemin.

Le Prestige, c’est la conclusion. Là où le public (vous) êtes époustouflés (ou non d’ailleurs) Ma conclusion, vous êtes en train de la lire. Vous sentez où je veux en venir ? Pas très bien ? Moi non plus. Toujours est-il que j’ai l’impression d’être un magicien qui achève maladroitement une illusion présentée pour servir votre intérêt, auquel le magicien n’y croit pas.

Le tour de magie est fini, je vous l’ai présenté, le public est content, c’est l’essentiel ; youpi, tout le monde est content.

Entretien avec Lucien Virag, comme un bilan sur les études médiatiques.

Certains élèves de la formation ont eu la chance de croiser Lucien Virag, penseur quasi-anonyme, mais unanimement reconnu comme un auteur révolutionnaire. Cet émigré Hongrois, qui réside aujourd’hui à Lyon, s’applique à déconstruire avec fougue cette ère de l’internet, du mass-média. Il fût l’auteur d’un livre prémonitoire, malheureusement très peu connu, L’Aube du Réseau, aux Éditions Ousia (1979), dans lequel il faisait état de l’obsolescence des études linguistique face à l’avènement d’un monde du texte sans la pensée.

J’ai pu obtenir un court échange avec lui, ce qui explique le retard dans la publication de cet article. Virag a pourtant l’habitude de se refuser à utiliser les réseaux sociaux, ou d’avoir une quelconque existence à travers un ordinateur, il s’agit donc d’un genre d’exclusivité, profitez en, chers lecteurs.

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Lucien Virag dans son appartement lyonnais, prenant une pause avec second degré.


Bonjour monsieur Virag, je suis étudiant en Communication et Création Numérique, à l’Institut Marc Perrot, et les auteurs de linguistique et de sémiologie sont au cœur du programme de ce premier semestre. Quelle réaction à cela ?

*rire* Eh oui, oui. Il est tout à fait normal et concevable que ces études soient nécessaire à un tel cursus, vous qui allez vous donné corps et âmes dans un travail numérique et, il faut bien le dire, de manipulation. Vous êtes sur le deuxième plan, celui où vous avez besoin d’avoir conscience de votre langage pour mieux le tourner, et lui donner. Votre public, qui n’a jamais étudié ces fonctionnements du langage, reste dans un plan premier, primaire, il se contente de l’outil qui lui ai proposé, ce qui le rend si malléable.

Ma réaction est que vous découvrez là un outil utile et dangereux ; la conscience de sa propre langue est, entre de mauvaises mains, un fléau.

Rassurez vous, j’étudie ça plus par ambition créative que par inspiration machiavélique. Dans votre livre, vous parlez d’un 3ème plan dans L’Aube du Réseau, décrivez le moi.

Vous savez ce qui est plus fort que la conscience du langage ?

Dites le moi.

La conscience des consciences du langage : vous savez que l’homme a réfléchi sur lui et sur ses outils essentiels, substantiels même. De ce constat, vous pouvez tirer une étude très poussée, des conclusions magistrales ! L’Homme théorise ses signes en utilisant ces mêmes signes… il se plonge dans une abysse terrible, terrible oui ! Si je claque des doigts *il le fait*, et que j’utilise un claquement de doigts pour décrire mon même geste, je circule, je tourne, autour d’un sujet sans jamais atteindre sa fondamentale. Je peux re-claquer avec une précision et une lenteur extrême de manière à ce que la technique du premier claquement, celui-ci naturel, soit totalement dévoilé. Celui qui m’a observé saura alors claqué des doigts avec contrôle et maîtrise. Mais saura t’il pourquoi il claque des doigts ? Non ! Aura t’il idée des raisons qui le pousse à utiliser le claquement de doigts à tel ou tel moment ? Non plus. C’est passionnant non ? Cette maîtrise de la technique, bloquée dans un circuit, sans jamais pouvoir sortir de la route.

Je pense commencer à comprendre… Être au troisième plan, c’est étudier les premiers et deuxièmes plans avec une vision d’ensemble, pour voir quels sont les finalités de ces études, et de ces usages ?

Précisément ! Les méta-sciences ont cela de beau qu’elles touchent à l’essence des essences. Et, comme il apparaît à la césure de l’atome, les découvertes libèrent une formidable quantité d’énergie, qui nourrit l’intellect et son cosmos. J’éprouve une jouissance intellectuelle extrême à chaque fois que je dévoile un nouveau pan de mes études, mais j’ai bien conscience que ma science n’attirera jamais ni les écoles ni les foules. Vous savez pourquoi, vous qui étudiez déjà le second plan ?

Je vous serais gré de me l’expliquer.

Parce qu’il y a un sentiment, qui est aussi une réalité, qui émane de l’étude du langage, au second plan… Connaître les mots, et leurs usages, les fonctionnements sémantiques, sémiologiques, … Tout cela confère au porteur du savoir un pouvoir immense, gargantuesque ! En comprenant comment une phrase est perçue dans une conversation, via le schéma de Jakobson, par exemple, vous pouvez orienter la rédaction de votre slogan, et lui donner un impact fou ! Le second plan et l’étude du premier, c’est l’assurance d’une puissance. Et l’Homme, l’élève, tout un chacun, vibre pour cette puissance, pour accéder à cette force de rédaction et de lecture. Quand on arrive à comprendre ce qui nous entoure, c’est à dire à le prendre en nous, on devient comme un héros dans notre propre livre. Mais on ne devient pas libre de ces signes, on en devient maître, mais nous sommes toujours rattachés à eux, de même que le maître n’est pas maître sans son esclave.

Le troisième plan n’assure pas la place du maître, il n’assure pas non plus l’existence de l’esclave. Non. Le troisième plan, ce que je propose dans tout mes écrits, c’est simplement l’assurance d’une jouissance dans la compréhension de l’autre, et de la volonté qu’il porte. C’est uniquement une recherche de liberté, et au vue du comportement des hommes ces derniers temps, la liberté n’est qu’une maigre valeur face à un pouvoir intransigeant sur le verbe.

Comment expliquez vous le lien que vous faites entre liberté et troisième plan ?

Et bien en fait c’est assez clair : vous avez la conscience du pouvoir, de qui le possède, qui le détient, il n’y a qu’à étudier les signes de connaissances, les symboles de force que sont les phrases et les théories. Qui connaît ces schémas, qui les applique, qui sait penser le verbe ? Si vous pouvez répondre à ces questions, c’est en adoptant le regard totalement extérieur du troisième plan. Et en ayant la connaissance de la location de ces pouvoirs érudits, vous créez en votre fort intérieur le choix de suivre ou non ces têtes pensantes. L’homme qui peut choisir son outillage est à la fois maître et esclave, et en même temps ni maître, ni esclave : il est son propre artisan, et sélectionne ce qu’il veut réellement.

Je vois, avec le troisième plan, en étudiant l’utilisation de la sémiologie, on peut voir les rouages. Mais dernière question : quel rapport avec le réseau ?

C’est une très belle question pour conclure… Et bien voyez-vous, j’ai fait un choix en utilisant ma place au troisième plan : j’ai lu maint et maint ouvrages sur ces réseaux sociaux et j’ai eu la liberté jouissive de les refuser, en voyant l’utilisation malhonnête qu’ils ont fait de leur connaissance des mots. Ils opèrent à une transformation abusive de l’ontologie même des termes qu’ils emploient : accueil, amis, tout ces éléments de vocabulaire perdent leur valeur. On peut clairement distinguer l’usage d’un simplisme que Barthes théorise, ils font une utilisation foncièrement mauvaise d’un outil, pourtant neutre, du second plan. Ils font ça au nez et à la barbe des usager, qui sont toujours au premier plan. Je n’impose pas ma vision, mais j’apprécie cette force que mon écriture, et que ce troisième plan m’offre : je peux faire le choix de refuser une vie numérique, car j’en vois les rouages, et croyez moi, ils sont très semblables à ceux d’un ascenseur qui plongerait follement vers les entrailles de la bêtise…

Voilà qui est peu rassurant. Merci pour cette entretien, monsieur Virag, et bonne continuation dans vos écrits !

To conclued

page-blanche          En conclusion de cet exercice d’écriture, je pourrais  simplement dire que j’ai du mal à me lancer sur des sujets qui m’inspirent peu.
A contrario des sujet sur lesquelles je voie très bien ou je vais pouvoir atterrir, comment touché mon lecteur ou lui faire découvrir une nouvelle façon de voir les choses; alors là oui l’écriture glisse pratiquement toute seul. Ces analyses mont permis de personnaliser largement les notions apprissent en cours, en extrapolant sur mes expériences personnelles, dans mes domaines de prédilection.

          Ecrire de la sorte n’étant pas dans mes habitudes cela m’a aussi donné un regard critique sur ce que j’écrivais.

C’est globalement une bonne expérience mise a par le temps pour mettre sur tel ou tel article.

Merci de votre lecture.

creanum et idée personnelle

Qu’avez vous retenu de cette expérience ? Telle est la question…

Ce que j’ai retenu tout d’abord c’est la liberté d’expression. Le bon coté des choses c’est de pouvoir écrire ce qu’on veut sur un sujet donné, et de le traiter avec nos idées personnelle.

Ce travail fût pour moi le reflet du journalisme actuel : liberté d’expression et originalité de l’auteur sur un sujet qui lui est offert.

C’est en plus d’avoir pû acquérir beaucoup de connaissances dans l’introduction aux études médiatiques que j’ai pu également mettre en avant ma créativité. De plus, cela m’a permis d’acquérir les bases du journalisme.

 

Merci.

Les dangers du net, un bilan, Hongrie

Cher Blog,

C’est ici que nos chemins se séparent. Ou plutôt non, c’est juste la fin de l’obligation, malgré le plaisir que j’ai eu a réfléchir sur certains auteurs, le principe de mettre un délai, bien qu’essentiel, était assez rébarbatif. Malgré cette gène, tu m’as permis de réfléchir, évidemment en lien avec nos cours, tant en créativité qu’en Introduction aux études médiatiques, et de dresser un parallèle avec les réseaux sociaux, et leur influence, parfois néfaste. Mais je voulais parler plus précisément de Facebook, Youtube, Twitter.  L’information y est partout présente, le contenu audio-visuel aussi. Il est extrêmement difficile de s’ennuyer sur ces réseaux sociaux, car il y aura toujours quelque chose de plus à regarder.

Dans la masse d’informations, il est impossible de mettre des filtres, de se protéger, l’info nous envahit, très, trop vite. Sur Twitter, par exemple, au soir des événements du 13 Novembre, les erreurs des internautes se multipliaient, les avis hâtifs de plus en plus nombreux, les gens donnant leur adresse dans un élan de solidarité, mais était-ce la chose la plus prudente à faire ?

Sur Facebook, les messages d’amis, qui me montrent un capture d’écran où j’ai « liké » une photo qui, hors contexte, pourrait être préjudiciable… Heureusement ce sont mes amis qui l’ont récupéré, mais n’importe qui aurait pu…

Les errements d’Instagram, où les personnes les plus suivies sont payées par des requins, qui « grattent » de l’argent sur leur notoriété ! Une personne a eu le courage d’en sortir, elle s’est exprimée, mais tout le monde l’a oubliée déjà, elle s’appelle Essena O’Neil…

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/11/03/une-star-dinstagram-quitte-les-reseaux-sociaux-et-denonce-le-culte-de-la-celebrite/

Enfin, Youtube,  Continuer la lecture de Les dangers du net, un bilan, Hongrie

le bilan

Bon, est bien que dire sur cette expérience d’écrire de petits articles sur des exposés faits en classe. Au départ je me suis clairement dit : je ne sais pas quoi faire, c’est quoi ce truc, mais quelle idée de nous demander de faire ça. N’ayant jamais fait ce genre de chose auparavant j’étais comment dire très inquiète sur le résultat que j’allais produire.

Après de nombreuses hésitations, je me suis finalement lancer dans la rédaction de mon premier article sur Ferdinand de Saussure et la théorie selon laquelle la langue est un système d’éléments interdépendants. J’avais choisi de l’illustrer avec le mécanisme qui permet aux plantes de grandir : la photosynthèse. Et puis finalement je me suis pris aux jeux de trouver des sujets pour pouvoir illustrer les propos des auteurs que l’on voyait en classe.

Cette expérience m’a donc permit d’éveiller ma curiosité, de faire des recherches sur des auteurs dont je ne connaissais pas la théorie, de faire la rédaction de petit article, c’est quelque chose que je n’avais jamais fait antérieurement.

En conclusion, je pense que c’est une bonne chose de nous faire faire ce genre de petit article et cela m’a aussi permis de découvrir Word Press.

sexualisation de la publicité

Herbert Marcuse est un philosophe et un sociologue marxiste. Dans son ouvrage « Eros et civilisation » paru en 1955, il tente de répondre à la question fondamentale : la libre satisfaction des besoins instinctuels de l’homme est-elle compatible avec l’existence d’une société ?

Pour cela, il étudie la différence entre répression et surrépresion, les nouvelles formes de domination et révisions du principe de rendement, des notions de progrès, de rationalité.

Dans les nouvelles formes de domination, il évoque le rapport à la sexualité. Pour lui un individu non libre est conditionné dans sa sexualité par la société ainsi la sexualité est devenu un très bon investissement de vente.

Par exemple, les différentes publicités que l’entreprise Lu a sorties en 2013 pour vendre le produit Tuc.

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Le pictorial turn appliqué à la France

 

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WJT Mitchell est un professeur d’histoire de l’art et de littérature à l’université de Chicago. Il fait une étude sur la réflexion théorique et généalogique de l’image et le rapport avec le langage, ainsi dans son ouvrage « Iconologie : image, texte, idéologie » paru en 1986. Il étudie la famille des images, l’image et le mot

Mitchell devient l’un des initiateurs des visuals studies aux états unis et un théoricien du pictorial turn.

Le visual studies est une mouvance consistant à étudier les mediums visuels : cinéma, télévision, jeux vidéo… Le pictorial turn est une expression établissant que le langage visuel a un rôle plus important que celui verbal.

Lorsque l’on demande à des étrangers de définir la France par exemple ils pensent aux baguettes de pain, aux bérets ou encore à Paris ou la Tour Effel mais aussi à la gastronomie française, le pictotial turn permet donc l’identification d’un pays par des images populaires, la notoriété, la reconnaissance. Cela est possible avec tous les pays, tous les clichés qui sont associés à chaque pays.

 

Mitchel, Définissons l’image

Né en 1942, William John Thomas Mitchell est un philosophe américain, influencé notemment par Marx, Freud, ou moins classiquement, Derrida.

Dans son ouvrage : Iconologie : Image, texte, idéologie (1986), il développe une définition de l’image, où il affirme que le concept d’image peut être divisé en plusieurs sortes d’images, comme dans une sorte de famille d’images. Chaque définition en devient même une discipline intellectuelle :

L’image graphique : elle représente l’image au sens le plus simple, physique, spécialement dans l’art (comme une peinture de paysage par exemple :

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De [http://www.linternaute.com/sortir/temoignage/temoignage/252144/peinture-vous-avez-dit-peinture/]

L’image physique ou optique : Elle représente l’image numérique.

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L’image mentale : Elle représente le phantasme (représentation ravivée par l’imagination sans la source de cette idée), Psyché, les images que nous avons en souvenir de choses non présentes dans notre champs de vision.

L’image Perceptuelle : Elle, elle représente les données sensorielles, apparences des choses, les différentes « formes sensibles », associées à un objet, comme la douceur de la soie.

Enfin, L’image Verbale : Elle représente les métaphores, descriptions imagées, peut avoir beaucoup de sens (facilement visualisable : Table), ou alors aucun (Liberté). Dans ce dernier cas, elle sera associée à des concepts, eux-même représentés inconsciemment par des objets : Le concept de justice associé à la balance, par exemple.

Mitchell a défini des notions nouvelles, qui ont permis la réflexion autour des concepts. Personnellement, je trouve que c’est l’image verbale qui fait le plus de sens.