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Lucien Virag prend un virag très serré

Afin de synthétiser l’ensemble de ce que nous a apporté notre cours en matière de connaissance à propos du structuralisme et donc de la sémiologie, il est indispensable de mentionner Virag, personnage aussi intéressant qu’imprévisible.

Virag est un sémiologue hors du commun, d’origine Hongroise et né à Budapest en 1957. Il va à l’encontre des nouveaux modes de communications tel qu’internet et donc implicitement les réseau sociaux. Selon lui, l’étude des signes peut s’apparenter à un signe en lui même pour lui-même qu’il définit comme évident. Sa théorie portant sur la sémiologie moderne stipule que la sémiologie « antique » (qui connait un essor au XXème siècle), aujourd’hui démocratisée, est paradoxale. Ainsi, la méta-sémiologie est l’étude des signes de la sémiologie. Son principal essai « l’Aube du réseau » (1979) débouche finalement sur une critique de la pensée structuraliste (Barthes, Foucault, Althusser…), qu’il juge trop réductrice. Il voue une réelle haine quant au réseau mondial internet, je cite :

« Internet, ou la subsistance irrationnelle de l’absurdité théorique des relations imagées, immatérielles, plaza virtuelle où la communication perd de son sens éthique et morale »

Cette critique est destinée à l’image, qu’il juge comme castratrice du langage écrit, le remplaçant par la force.

Un penseur incontournable, sur lequel je pense, il ne faut pas faire d’impasse, ne serait-ce que pour sa pensée atypique, unique en son genre.

Sources : L’Aube du réseau (1979) – édition Ousia, collection Séisme

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