Les médias de masse, de l’avènement d’Hitler à aujourd’hui

Dans les années 30 la propagande politique était un des secteurs dans lequel la diffusion de masse avait son intérêt. Les moyens de communication de l’époque n’étaient pas tous favorables à une vaste diffusion, dixit le téléphone. En revanche, la radiodiffusion en plein essor depuis plusieurs années touchait déjà une grande partie de la population. Depuis toujours l’image quant à elle, véhiculée par l’affichage déjà bien ancré dans les mœurs de l’époque, a permis de toucher un maximum de gens. La modernité affirma le cinéma, le rendant accessible dans un premier temps, à un nombre intéressant de personnes, lui permettant ainsi de rentrer dans le top 3 des médias favoris de l’époque. Grâce à ces trois principaux médias, le nazisme a eût la possibilité de prendre une ampleur très rapide et massive.

A cette époque la façon de filmer que je considère d’une mode lente et la vitesse de transmission de l’information également très lente (un film doit être envoyé à son destinataire par moyens de transports divers), à cette époque le conscient des individus est pleinement visé à l’instar de leur subconscient (images statiques et plans fixes suivant un rythme lent laissant place à la réflexion).

Très vite tout s’est accéléré. En effet dès les années 1950/60, d’abords aux États-Unis, le son jusque là véhiculé par la radio a été supplanté par la télévision, amenant ainsi l’image et le son simultanément à une vitesse radiophonique. Là encore la mode et la politique en ont largement profité.

Tout ne s’arrêta pas là, car dès les années 1980 le téléphone vint jouer les trublions avec le minitel. C’est une vraie révolution car on accède enfin à l’interactivité.

Dès le début des années 1990 l’apparition d’internet fut très vite la symbiose du minitel, de la télévision, du cinéma et de la radio. Son développement a permit d’atteindre des vitesses de communication toujours plus grandes, ce qui en fait aujourd’hui le média de masse le plus populaire au monde. sa rapidité toujours plus croissante permet aujourd’hui grâce à des images furtives (on parle de millisecondes) de toucher non plus le conscient mais l’inconscient des individus. Là encore c’est une véritable révolution qui concerne pleinement le phénomène de masse où la rapidité fulgurante du partage de l’information prend tout son sens.

L’image et Internet : les Grands de la culture de masse

LA DOMINATION PAR LE RIRE

Avec Internet, tout va plus vite. Vous pouvez communiquer avec votre famille, vos amis à l’autre bout du monde instantanément. Une réelle révolution en très peu de temps. Le minitel, premier service de messagerie instantanée apparaît en 1982. Après, tout s’accélère avec l’apparition de plus en plus de services notamment MSN Messenger, Yahoo Messenger. Aujourd’hui, ceux qui ressortent le plus sont Facebook Messenger, iMessage et WhatsApp.

A partir de là, comment gérer un phénomène si intense ? Tout est amplifié, les limites géographiques n’en sont plus une, on est dans l’immédiateté. On produit des biens culturels abondamment et leur diffusion peut être extrêmement rapide. Les six étapes de la culture de masse sont ainsi presque instantanées, avec l’industrialisation, diffusion massive, accessibilité , diversification, divertissement du consommateur et la consommation :

Cela est notamment lié au fait que le principal atout de la culture de masse est l’image, qui possède un réel pouvoir. Elle est sur-utilisée, par les médias par exemple, et largement présentes sur les réseaux sociaux, elles possèdent un réel pouvoir de persuasion. D’ailleurs, d’après Dominique Kalifa, “la culture de masse est la culture de l’image”. Internet est un support privilégié pour la diffusion des images, qu’on trouve sous toutes ses formes.

Les figures importantes, en politique par exemple savent très bien se servir des outils que peuvent leur apporter Internet, principalement avec les réseaux sociaux pour se construire une image favorable. Twitter est très utilisé dans ce domaine là, les images fusent.

Ces images peuvent être détournées et constituent ainsi une arme placée au service de l’humour.

Nous pouvons ici prendre l’exemple des pages Facebook ayant de l’influence sur les internautes. Par exemple, la page Topito met en lignes une quantité importante d’images détournées notamment sous forme de photomontage.

PicMonkey Collage

Le contenu est produit abondamment, de nouvelles mises à jour sont publiées tout au long de la journée, ces contenus sont diffusés massivement et touchent les quelques 790 000 internautes suivant la page qui peuvent aisément y accéder. L’individu suit la page pour se divertir et c’est d’ailleurs la principale raison de son existence.

IMG_8094Ainsi, l’apparition du réseau Internet a été un grand tournant avec le développement de la diffusion et la commercialisation de la culture de masse qui étaient avant majoritairement relayées par la presse écrite.

 

Langage « and » Coca-Cola

Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.Philosophe, traducteur, critique littéraire, historien et critique d’art aguerri, Walter Benjamin (1892-1940) courtise l’esthétique aux fondements allégoriques et analytiques de l’oeuvre de Goethe.  Il confie que « Paris est la grande salle de lecture d’une bibliothèque que traverse la Seine ». Benjamin va élaborer une philosophie du langage en s’attachant à developper ses fonctions irrationnelles. Il considère que le traducteur ou le critique se doit de « libérer le pur langage captif dans l’oeuvre », chose qu’il s’applique à mettre en oeuvre dans son travail.

Capture d’écran 2016-02-23 à 18.18.43Considérant que « le langage est tout simplement l’essence spirituelle de l’homme », celui-ci se décline sous différentes formes. Les affiches murales ont un langage particulier et se doivent de délivrer un message à autrui. En effet, cette publicité imaginée par Coca-Cola a pour vocation de soumettre au destinataire (soit n’importe quel individu susceptible de la voir) que la boisson devient un élément indispensable au repas, appuyé par la conjonction de coordination « et » « and ». Ce n’est plus un choix que peut faire autrui mais presque un devoir que de boire du coca au déjeuner ou au dîner, qui remplacerai presque l’eau à en croire l’affiche.

Ainsi, l’homme décline un langage sous différentes formes dans le but de l’exploiter et d’en varier sa nature tout en restant fidèle à sa signification.

Mass media : un suspect non suspecté

Un média de masse est à l’origine d’une importante audience. Il permet de diffuser un message à un large public. En ce sens, la télévision représente la crème de la crème mass-media-posterpuisqu’elle réunit 3 à 10 millions de téléspectateurs. La presse, la radio, l’affichage, Internet sont également des composant du concept de média de masse. Comme la télévision, ils sont porteurs de « promotions de produits ou services d’intense consommation » dans le but d’attirer une certaine audience. Ainsi ces médias de masses s’imposent par leur influence.

A cet égard, le dernier film de David Fincher, Gone Girl, dévoile les partis pris du réalisateur et notamment quant aux médias de masse. Nous retrouvons dans ce film une certaine mise en abîme. En effet le réalisateur utilise le cinéma, média de masse, pour partager sa vision du rapport qu’entretient la société avec les médias de masse. Le thème central n’est peut être pas cette enquête cherchant à rétablir la vérité, mais pourrait se résumer à l’impact qu’ont ces médias de masse sur les individus, les conditionnant à établir une fausse vérité. Dès la treizième minute du film, il est question d’interview avec des journalistes lorsqu’Amy se rend au vernissage qu’organisent ses parents. Les conférences de presse s’enchaînent lorsque cette dernière disparait, sans parler des innombrables reportages qui occupent les informations télévisées. Sans compter les partages de photos, témoignages, informations sur les réseaux sociaux.

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David Fincher rentre dans la subtilité en faisait tenir à Amy un journal intime. Un journal intime est le regroupement de pages manuscrites reliant des fait de la vie de son auteur, destiné à être lu par son écrivain ou partagé à d’autres, suivant les circonstances et les souhaits de ce dernier. Ici, non seulement Amy rédige son journal intime, mais le spectateur en est témoin et peut donc lire ce qui y est écrit. Ce manuscrit peut ainsi être considéré comme étant un média de masse : des millions de spectateurs liront comme un journal, une revue quelconque rejoignant le domaine de la presse ; ce récit de vie de la dite disparue.

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De fait, le cinéma est un média de masse. Par ce média, David Fincher y inclue tous les médias sous toutes leurs formes, autant dans l’implicite que dans l’explicite.

La diffusion se fait principalement par nous

Après plusieurs billets catégoriques sur les médias et la manipulation, ma vision de ceux-ci s’est nuancée. Le visionnage de Gone Girl, réalisé par David Fincher et sorti en salles en 2014 m’a fait réfléchir sur le rôle important de chaque individu dans la diffusion et l’interprétation des informations.

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Il est naïf de ne pas vérifier les sources des informations qu’on nous donne à longueur de journée. En effet, il n’est pas possible de regarder la fiabilité de chaque information et il serait dangereux de devenir méfiant de tout et de tout le monde. Cependant, après de maintes et maintes critiques des médias et de leur manipulation, il serait contradictoire ou stupide de la part de l’individu de leur faire entièrement confiance.

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Clermont Ferrand ville lumière le temps d’une semaine

Vous irez trois jours à Clermont Ferrand du 8 au 10 février. Vous irez trois jours à Clermont Ferrand et aurez un pass vous donnant un accès illimité au séances du festival international du court métrage, voila qui est mieux.

Ces trois jours furent très remplis il a fallu s’organiser pour pouvoir assister aux séances repérées auparavant dans le programme du festival et faire en sorte de les coordonnées pour ne pas avoir à errer dans les rues de Clermont Ferrand.
Il me fut très intéressant et plaisant de pouvoir me donner à tant de visionnages de films en si peu de temps et en plus cela étant sur trois jours de cours !

J’ai également pu découvrir la ville de Clermont Ferrand qui honnêtement n’est pas si moche qu’elle m’avait été décrite, même si son climat est assez froid celle-ci conserve un certains charme.

Le fait que les séances ne se déroule pas toutes au même endroit m’a alors permis de voir différents lieux de Clermont Ferrand tout en me rendant à une activité très appréciée.
Il a tout de même été nécessaire de tuer l’ennui entre quelques séances manque de temps et n’ayant pas l’esprit assez sportif pour courir à d’un endroit à l’autre dans une durée de temps très limité. Ainsi faute de temps, je rerereregarde le programme dans mon confortable fauteuil quechua au premier étage de la grande maison de la culture.

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Salle Cocteau à la maison de la culture lors de la remise Coup de Coeur Canal+ family

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Cathédrale de Clermont Ferrand

Visionnage intensif

Trois jours aux festival du court métrage à Clermont Ferrand, m’ont donné l’opportunité de pouvoir accéder à de multiples séances composées de plusieurs court métrages, celles-ci étant réparties en différentes catégories : internationale, nationale, régionale, suédoise, labo, afrique, et d’autres encore.
Ce fût l’occasion de visionner des court métrage sur des thèmes, questions, sujets tous très différents et plus ou moins intéressant en fonction de mes goûts et intérêts.

Parmi tous ces visionnages j’ai retenu 3 court métrages sincèrement appréciés :

Son in the Barbershop (fils chez le coiffeur), réalisé par Nathan Douglas (Canada) il concourait dans la catégorie internationale. Ce film met en scène un jeune garçon dans un salon de coiffure entrain de se faire couper les cheveux et un homme adulte père d’un enfant avec qui il est en conversation au téléphone. Ces deux personnages vont se donner à un dialogue indirect, le jeune garçon parle discrètement à la place de l’interlocuteur à l’autre bout de la ligne téléphonique (à la place de l’enfant de l’homme âgé d’une quarantaines d’années), on voit alors naître un sentiment de rancoeur, déception, chez le jeune garçon.
Ce qui est intéressant et très plaisant dans ce film, c’est que celui-ci n’est composé que d’un seul plan du début à la fin, en plan rapproché le jeune garçon entrain de se faire couper les cheveux est au premier plan sur la droite de l’image et réponds au plus âgé qui à l’age de son père en le regardant dans le miroir, celui-ci est situé en arrière plan assez flouté à gauche de l’image. Grâce au miroir on peut voir l’ambiance, et la vie du salon de coiffure.

Tranche de campagne, réalisé par Hannah Letaïf, il concourait dans la catégorie nationale.
Ce film d’animation nous raconte l’histoire d’une famille d’animaux allant pique niquer dans un lieux campagnard semblant tout à fait charmant. Ici ce sont les humains qui sont des animaux, une femme nue, broute de l’herbe. Le père de famille, mécontent que sa femme n’est pas pris de la « vrai  viande » pour le repas, va alors avec son collègue découper, suspendre, saigner et tuer la femme tout ça devant son enfant et le force par la suite à manger la viande de femme. Son fils sous le choc de cette violence va alors perdre la raison et tuer sa propre mère (et la manger). Dans ce court métrage la réalisatrice joue sur les réactions parallèle du père et du fils, le fils est horrifié que le père tue insensiblement et mécaniquement une femme, et le père est horrifié que son fils fasse la même chose à sa mère. La réalisatrice adresse donc un message direct et prend partie dans la lutte contre le fait de devoir tué violemment des animaux pour manger à sa guise.

Ganjouriho, réalisé par Mathias Minne et concourait dans la catégorie labo. Je dois l’avouer ici le sens de l’histoire m’a échappé et j’ai du relire le résumé une fois le film visionné pour mieux le comprendre. Ce court métrage met en scène un jeune homme tourmenté par son passé qui va rencontrer un homme sur un pont et cela change sa vie (ce que nous dit le résumé officiel).
Mais si j’ai particulièrement apprécié ce film, c’est parce que le réalisateur nous balance des images d’une beauté spectaculaire ; une ambiance festive, apaisante, chaleureuse, heureuse je suis ressortis content, heureux avec un sourire grâce un film que je n’avais même pas alors compris.

Clermont-Ferrand Filmfest

Pendant 3 jours, les BCCN, s’immiscent à l’intérieur du festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. Je viens vous faire le retour de mon expérience.

Ce court instant à été ce qu’on peut dire on ne peut plus intense. Séances après séances, rencontres après rencontres, nous nous sentons de plus en plus enrichie à chaque fois. Notre curiosité s’accroit, notre créativité est sans cesse alimentée et notre sens critique s’impose.

12666384_10208159440360952_38607079_n (2)La présence de certains films plus que dérangeant retirent les barrières que nous nous étions nous même fixé en terme de création. Il nous pousse à dire autre chose que « je n’aime pas ». Nous échangeons les uns avec les autres après chaque séance et également avec les réalisateurs ce qui nous permet d’avoir une vision moins concise et de pouvoir exprimer nos ressenties et impressions avec plus de clarté et de raison.

Malheureusement nous étions contraints à voir certaines compétitions ce qui nous a finalement empêché de voir des court métrages phares ou vraiment tentant lors de notre présence la bas.

Ce moment est vraiment intéressant et nous pousse finalement vers l’échange et la critique intelligemment construite ce qui est vraiment important tout les jours et plus spécialement dans notre filière.

Je vous recommande vivement d’y aller l’an prochain.

Le cinéma et la culture de masse

La culture de masse est une culture liée à la société contemporaine. Elle est transmise par les médias de masse  qui se caractérisent par une forte audience.

La culture de masse  répond à six critères propres à notre société actuelle :

1 – industrialisation de biens et produits culturels
2 – diffusion massive
3 – accessibilité
4 – diversification
5 – divertissement
6 -consommation de ces produits qui repose sur un acte volontaire

Nous allons voir que le cinéma hollywoodien constitue un moyen efficace pour fabriquer la culture de masse de par sa capacité à répondre aux six critères évoqués ci-dessus.

Le cinéma hollywoodien se met en place dès les années 1915. A cet époque rien n’est encore établi et donc il y a moins d’exigence artistique. Les metteurs en scène élaborent les films selon un modèle industriel similaire au  travail à la chaîne. Les films sont tournés rapidement, massivement et il sont accessibles à tous.

A cette époque, le cinéma apparaît comme une nouvelle forme de divertissement, très prisée par la population , il est consommé volontairement et massivement. Sa capacité à toucher une grande partie de la population lui permet de fabriquer une culture de masse qui lui est propre.

L’industrie cinématographique américaine devient un média de masse très influent qui agit sur les modes de vie, l’éducation , la vie sociale, la consommation. Le cinéma  peut être perçu comme une entreprise prosélytique, un moyen d’inculquer des valeurs au peuple, de transmettre des idéologies et d’orienter la pensée.

 

FESTIVAL CLERMONT FERRAND // compte rendu

Après 1h50 de route, 184 kilomètres, plusieurs dizaines de rafales de vent et une autoroute qui comment dire n’est pas resté droite très longtemps.

Je suis enfin arrivé à Clermont Ferrand. Tout d’abord je n’avais jamais été dans un festival de court-métrage auparavant, donc je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai été surprise qu’il y ait autant d’endroits différents pour voir des court-métrages, des expositions ou encore des lieux pour rencontrer les réalisateurs. Ainsi que la qualité des différentes infrastructures mise à notre disposition.

Un certain nombre de séances était projetées en même temps ce qui imposait de faire un choix. Cela donne l’impression de voir très peu de séance, de rater un grand nombre de court-métrage que l’on aurait pu aimer. En plus de la déception lorsque les séances étaient complètes. Cette course aux court-métrages était plutôt épuisante alors, j’ai fait une excursion dans la cathédrale de Clermont Ferrand.

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Lustre cathédrale Clermont Ferrand