Top 3 du Clermontfilmfest 16 ? Et oui !

Etant élève d’une licence en communication et création numérique, j’ai eu la possibilité de participer en tant que spectateur au festival du court métrage de Clermont Ferrand. A vrai dire, c’était la première fois que j’y participais, et de ce fait je me suis vite fais submergé par le fonctionnement du festival et le nombre de court métrage présent. Mais une matinée suffit pour trouver ses repères. Il faut savoir que les courts métrages sont classé par différents critères. Et parmi ceux qui ont retenus mon attention, deux font partis du programme « International » et un du programme « Star Systeme ».

9days                                                      Je commencerai cette sélection par le numéro 3. Ici, c’est « 9 days – From my window in Aleppo » de Thomas Vroege & Floor Van der Meulen. Un documentaire d’une dizaine de minutes qui retrace les premiers jours de révolution syrienne dans la ville d’Alep. On suit alors le photographe SyrienIssa Touma depuis son appartement. Cet homme film et se film, et par sa fenêtre observe et photographie les combattants des deux camps, c’est à dire à la fois ceux de la révolution Syrienne, et l’armée Syrienne. Cette quête vidéo et photographique s’étend sur 9 jours.                                                                   Pour être franc, ce documentaire m’a plu pour différentes raisons. J’ai toujours, d’un point de vue personnel, apprécié le monde arabe. Tant de complexité au Moyen Orient mérite beaucoup d’intérêt. Et ce documentaire permettait une vision franche de ce qui a pu se produire, puisque le photographe affirme qu’il ne choisis lui même pas de camp. Secondement, ce qui m’a donné envie d’être spectateur de ce film, c’est parce depuis le début du mois de février cette ville qu’est Alep est sous le feu des projecteurs, et pour se faire un avis différents des médias, je décidais de «partir» pour cette ville par le biais de bobines.

art4space-2                                            Ensuite, mon numéro 2 se trouve être « Art4Space ». Entièrement réalisé par le Street Artiste Invader, ce court métrage se trouve être là aussi un documentaire. Le street art, est plutôt un sujet qui m’intéresse, et pour cela, Invader réussi bien son coup. Un documentaire à la fois qui tient en haleine. Celui ci commence, par la présentation de l’artiste, et de ses différentes oeuvres à travers le monde, c’est à dire apposer des mosaïques contre les murs, représentant des spaces invaders (petits extra terrestres de jeux vidéos des années 90). Mais c’est pour une toute autre raison que ce court métrage fais partie de la catégorie « Star Systeme ». L’artiste a réalisé ce documentaire pour nous faire découvrir son dernier projet, plus qu’ambitieux. Celui d’envoyer une oeuvre d’art dans l’espace. Accompagné d’un collègue à lui (dont le pseudo est « Jetag »), et avec l’aide d’un ballon gonflé à l’Hélium, une mosaïque de space invaders est envoyé dans l’espace (35km du sol terrestre précisément), le tout filmé avec l’aide d’une go pro y étant accroché. Mais c’est véritablement la determination et l’envie d’Invader qui ont rendus le projet possible et la réalisation de celui ci. Puisque il faut l’avouer, le projet a connu plusieurs écueils dans son procédé. En plus de ca, mélangé au domaine du streetart, lui même mélangé aux jeux vidéos des années 90, des sujets particulièrement plaisant pour moi.

dhs                                                     Et voilà, nous arrivons à la fin de ce classement, et c’est pour moi « Har Gaf Sayfan » ou « Dry Hot Summers » de Sherif el Bendary que je place en tête. Il faut avouer qu’avant même de voir ce court métrage, j’avais déjà vu plusieurs flyers faisant sa promotion, et bien que sans m’intéresser au synopsis je m’étais promis d’aller le voir. Avec beaucoup de chance, il faisait partie de la première séance du festival à laquelle j’assistai. On se retrouve au Caire, avec au premier abord de la situation, un homme agé qui doit se rendre à l’hôpital pour examiner ses analyses cancéreuses. Son fils ne pouvant l’accompagner, le vieil homme se rendra à l’hôpital en taxi. Mais une personne dans une voiture laisse forcément des places vacantes, et c’est pourquoi le taxi récupérera deux jeunes femmes. Lorsque celles ci terminent le trajet, l’une d’elle récupéré malencontreusement le sac contenant les analyses. Voilà que commence alors une course poursuite entre un homme fatigué par la maladie et une jeune femme prête à marier pour la fin de journée. La chaleur règne sur la ville, et c’est par moments drôles que nous suivons le destin de ces deux égyptiens qui se croisera le temps d’une journée. On remarque aussi dans ce film, que les codes sociaux et culturels présents dans les pays majoritairement musulmans sont quelque peu mis de côtés, et de là m’est venu tout de suite une forte ressemblance avec « Taxi téhéran » de Jafar Pahani. Encore une fois je choisis un film qui a pour lieux et personnages le monde arabe et musulman à notre époque. Mais il faut aussi que ce croisement de destins, donne lieu à une histoire qui absorbe notre attention. Très bon film.

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