2048x1536-fit_illustrateur-strasbourgeois-blutch-signe-affiche-38e-festival-international-court-metrage-clermont-ferrand-5-13-fevrier-2016

Le meilleur de Clermont, IMHO.

Si vous avez bien suivi, vous savez que ma classe revient du festival International de court-métrage de Clermont-Ferrand.

C’est donc l’occasion pour nous d’affirmer nos goûts et de vous faire découvrir des réalisateurs talentueux que nous avons eu le privilège de connaitre durant le festival.

Voilà donc une sélection de trois films que j’ai particulièrement appréciés. L’ordre ne signifie rien.

 

Jamais comme la première fois de Jonas Odell, Suède, 2005

Ce documentaire d’animation (!) propose d’illustrer, avec quatre identités visuelles très différentes, quatre témoignages de première fois (oui, nous parlons ici de sexe).

Quatre personnages, quatre histoires marquantes, car tour à tour touchantes, effrayantes, ou simplement belles. Visuellement, le film est extrêmement réussi grâce à l’équipe d’animation composée de dix personnes. Le tout traite d’un thème forcément universel.

Il est visible sur Vimeo.

Les Grands Soirs de Julie Duclaux, France, 2007

Il s’agit cette fois-ci d’une fiction expérimentale. Ce film faisait partie d’un cycle de la Femis consacré à des films d’élèves en montage. L’occasion de les voir était unique : un film de montage est fait à partir d’images existantes (d’archives ou de films par exemple), ces cinq films ne sortiront donc jamais des archives de l’école. Sauf pour quelques projections au Festival de Clermont-Ferrand.

Les Grands Soirs pose un problème : la vie comme écoulement inexorable du temps ; et une question : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour s’en tirer ? ». Une question qui fera écho à tous ceux qui ont déjà questionné le sens de leur existence. A travers des extraits de films, ainsi que diverses citations (principalement d’interviews de Marguerite Duras, les plus puissantes d’ailleurs), Julie Duclaux propose un voyage métaphysique de vingt-quatre minutes, une rêverie nostalgique qui explore nos émotions en nous rappelant à la fois aux doux souvenirs d’enfance et à l’angoisse de l’avenir.

 

Homebodies de Yianni Warnock, Australie, 2015

Sur un ton plus léger, une comédie australienne pour finir.

L’histoire est celle de deux êtres pathétiques : un homme qui n’a plus la force que de se suicider, une femme qui n’a plus la force que d’aimer par écrans interposés. Un couple qui a oublié comment communiquer, se confier,  et préfère se parler à travers les portes.

Ces deux êtres se sont tant éloignés que dans leur propre foyer, ils ignorent la présence de l’autre. Seule une coupure d’électricité, qui sonnera la fin de leurs projets respectifs -le suicide, et le sexe par webcam-, réunira enfin le couple.

Le tout culmine dans une scène finale extrêmement drôle et pathétique. Sur une musique assez puissante pour donner de l’ampleur à la scène, mais qui ne rend pas le tout parodique, on voit le couple réaliser un geste qui semble devenir le symbole de l’union du couple moderne retrouvé : sortir les poubelles, ensemble.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *