se faire un film

Se faire un film – compte-rendu du Clermont Film Fest

Du 8 au 10 février notre classe de bachelor communication et création numérique a pu se rendre au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand.

C’était pour moi une première expérience dans un festival de cinéma, et je n’ai pas été déçu.

Cela a d’abord été l’occasion de passer trois journées à regarder des films, ce que l’on a rarement l’occasion de faire, et encore moins dans le cadre des cours. En moyenne, j’ai passé entre quatre et six heures dans les différents amphithéâtres et salle de cinéma mises à disposition du festival. Il y avait donc d’abord un plaisir cinématographique à y aller, et les sélections  comportaient en général au moins deux films que j’ai aimés. Rares sont les films que j’ai eu du mal à supporter -c’est l’avantage du court-métrage, qui excède rarement la demi-heure.

C’est ensuite la variété des courts-métrages programmés qui m’a plu. J’ai un peu snobé la sélection française, à laquelle j’ai préféré celle de la Femis (l’école de cinéma de référence en France) dont le rendu était professionnel mais loin d’être calibré. Par contre, j’ai pu profiter de nombreux courts-métrages étrangers, de la catégorie internationale à des collections de films coréens par exemple. J’ai apprécié cette ouverture au monde. Dans le cas de la Corée du Sud, en six films on voit se dessiner les névroses d’un peuple : les cinéastes nous dévoilent comment famille et travail peuvent être considérés dans ces sociétés comme une source de contrainte et de violence. Globalement, un festival de cinéma propose une vision artistique de l’année écoulée, et celle-ci s’en est trouvée très engagée et sociale. J’ai donc pu observer nos sociétés, française comme étrangères, passées au crible de l’art.

Un autre aspect du festival aura été particulièrement intéressant, les ateliers autour du festival. Parmi ces derniers, les étudiants de l’ENS Louis-Lumière (l’autre école de référence du cinéma en France, de réputation plus technique), tournaient sous nos yeux plusieurs scènes, en collaboration avec l’école d’architecture de Clermont-Ferrand (pour les décors) et le conservatoire d’art dramatique (pour les acteurs). L’occasion de se rendre compte du travail que demande de tourner deux minutes de film. J’ai aussi pu découvrir un court-métrage immersif, créé grâce aux casques de réalité virtuelle, qui nous plonge dans un univers parallèle visible à 360 degrés autour de nous. Impressionnant et pleins de possibilités pour le futur.

Ce n’est pas tout. Par un heureux hasard, un cycle de trois conférences était proposé par le directeur de la Femis, Marc Nicolas. C’est une école qui m’attire depuis que j’envisage de devenir réalisateur. La qualité des conditions de tournage qu’elle offre, et la possibilité de progresser de son côté au départ, sans s’exposer de suite à la critique, aux impératifs de financement et d’appréciation par le public, m’attirent énormément.

Je me suis donc rendu à l’ENSACM (Ecole Nationale Supérieure des Arts de Clermont-Ferrand) durant ces trois après-midi consacrées à l’écriture de scénario, à la production, et au montage. A chaque fois, le directeur de la FEMIS était accompagné d’un responsable de la section correspondante de l’école, un professionnel du secteur, dont le témoignage était précieux. L’interactivité était très bonne et la conférence ouverte. J’ai pu apprendre beaucoup sur le milieu professionnel du cinéma, qu’on idéalise sans doute souvent, poser plusieurs questions et en apprendre plus sur l’esprit de cette école, plutôt traditionnel – ce qui n’est pas pour me déplaire.

Pour finir, je dirais que je me suis senti à ma place dans ce festival. L’émulation artistique et l’intensité du séjour m’ont pleinement satisfait. Surtout, mon désir pour la scénarisation et la réalisation en sort renforcé, et ma motivation pour passer des concours augmentée. Rendez-vous en troisième année.

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