Visionnage intensif

Trois jours aux festival du court métrage à Clermont Ferrand, m’ont donné l’opportunité de pouvoir accéder à de multiples séances composées de plusieurs court métrages, celles-ci étant réparties en différentes catégories : internationale, nationale, régionale, suédoise, labo, afrique, et d’autres encore.
Ce fût l’occasion de visionner des court métrage sur des thèmes, questions, sujets tous très différents et plus ou moins intéressant en fonction de mes goûts et intérêts.

Parmi tous ces visionnages j’ai retenu 3 court métrages sincèrement appréciés :

Son in the Barbershop (fils chez le coiffeur), réalisé par Nathan Douglas (Canada) il concourait dans la catégorie internationale. Ce film met en scène un jeune garçon dans un salon de coiffure entrain de se faire couper les cheveux et un homme adulte père d’un enfant avec qui il est en conversation au téléphone. Ces deux personnages vont se donner à un dialogue indirect, le jeune garçon parle discrètement à la place de l’interlocuteur à l’autre bout de la ligne téléphonique (à la place de l’enfant de l’homme âgé d’une quarantaines d’années), on voit alors naître un sentiment de rancoeur, déception, chez le jeune garçon.
Ce qui est intéressant et très plaisant dans ce film, c’est que celui-ci n’est composé que d’un seul plan du début à la fin, en plan rapproché le jeune garçon entrain de se faire couper les cheveux est au premier plan sur la droite de l’image et réponds au plus âgé qui à l’age de son père en le regardant dans le miroir, celui-ci est situé en arrière plan assez flouté à gauche de l’image. Grâce au miroir on peut voir l’ambiance, et la vie du salon de coiffure.

Tranche de campagne, réalisé par Hannah Letaïf, il concourait dans la catégorie nationale.
Ce film d’animation nous raconte l’histoire d’une famille d’animaux allant pique niquer dans un lieux campagnard semblant tout à fait charmant. Ici ce sont les humains qui sont des animaux, une femme nue, broute de l’herbe. Le père de famille, mécontent que sa femme n’est pas pris de la « vrai  viande » pour le repas, va alors avec son collègue découper, suspendre, saigner et tuer la femme tout ça devant son enfant et le force par la suite à manger la viande de femme. Son fils sous le choc de cette violence va alors perdre la raison et tuer sa propre mère (et la manger). Dans ce court métrage la réalisatrice joue sur les réactions parallèle du père et du fils, le fils est horrifié que le père tue insensiblement et mécaniquement une femme, et le père est horrifié que son fils fasse la même chose à sa mère. La réalisatrice adresse donc un message direct et prend partie dans la lutte contre le fait de devoir tué violemment des animaux pour manger à sa guise.

Ganjouriho, réalisé par Mathias Minne et concourait dans la catégorie labo. Je dois l’avouer ici le sens de l’histoire m’a échappé et j’ai du relire le résumé une fois le film visionné pour mieux le comprendre. Ce court métrage met en scène un jeune homme tourmenté par son passé qui va rencontrer un homme sur un pont et cela change sa vie (ce que nous dit le résumé officiel).
Mais si j’ai particulièrement apprécié ce film, c’est parce que le réalisateur nous balance des images d’une beauté spectaculaire ; une ambiance festive, apaisante, chaleureuse, heureuse je suis ressortis content, heureux avec un sourire grâce un film que je n’avais même pas alors compris.

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