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Le populaire c’est bien, mais pas trop.

La société économique est-elle que les entreprises cherchent à réaliser de plus en plus de bénéfices et ce en limitant les pertes. Une des manières de se protéger dans la prise de risques est de se réapproprier les codes qui ont déja marché lors de campagnes et productions précédentes par le biais de la culture populaire.

La culture de masse étant alors la cible privilégiée de ce modèle par sa quantité et sa rentabilité. Cette dernière est produite par une industrie culturelle. Selon Edgar Morin, la culture de masse correspond à un agglomérat d’individus, individus qui vont être pris séparément mais qui vont être considérés massivement des codes qui marchent.

4792408_6_5a54_2015-10-19-9644df6-23620-irycre_2fc3ea95cb36078aadd9728153e377eaCette manière d’opérer peut se défendre puisqu’elle permet de répondre à des attentes du public dans de nombreux domaines comme les films de genres. Les spectateurs ou plutôt la « masse » aime pour un temps visionner un film d’horreur pour frissonner ou bien un film romantique pour fantasmer sur un idéal. Les films de sciences fictions comme la saga Star-Wars a vu s’opérer la réutilisation de ses codes afin de retrouver un film de ce genre avec le prolongement de l’univers précédent (paysages, costumes, bande originale). Les bases étants nécessaires pour relancer la machine au prés d’un nouveau public, plus jeune.

On peut cependant s’interroger sur le bénéfice réel des entreprises à changer le fond des oeuvres d’origine face à nouveau public plus « casual ».

Dans l’industrie du jeux-vidéo il est maintenant courant depuis de nombreuses années de démocratiser l’image de ce divertissement autrefois réservé à un public plus marginal. Les lignes éditoriales des jeux ont pour but de faciliter le niveau de difficulté afin de pouvoir élargir la tranche d’âge. (Intelligent Systems et Fire Emblem, Square Enix et Final Fantasy, Nintendo et The legend of Zelda). On retrouve cet exemple avec la sortie ce mois-ci, du film et jeu Ratchet et Clank développé par Insomniac Games.

RATCHET-CLANK-approved-teaser-poster1L’expérience du jeu s’est vue infantilisée en baissant dans la qualité des dialogues, la stratégie et le scénario. En voulant satisfaire la masse, le résultat produit ne satisfait plus personne ou seulement ceux qui ne connaissaient pas les jeux d’origines. En vendant une expérience de jeu aussi nue en contenu, le risque est de faire naitre une nouvelle génération aseptisée de point de vue critique. Le film quand à lui à réaliser une opération marketing très forte en choisissant de doubler des personnages par des célébrités comme Nikos Aliagas et le youtuber, Squeezie. En choisissant ce célèbre youtuber suivi par la nouvelle génération, les producteurs du film ont espéré toucher ce nouveau public qui ne connaissait pas la génération de jeux. Ce désir de vouloir étendre la saga à tout le public s’est senti aussi par le prix de commercialisation plus bas que la moyenne soit 39,99€ au lieu de 79,99€ habituellement pour un jeu PS4.

La satisfaction du « spectateur de la masse » pollue des oeuvres d’origines au nom du « fan service ». Le « fan- service » est une manière de satisfaire le public de fan en introduisant des éléments superflus et souvent sexuels et n’apportant pas de valeur au contenu primaire. Ce procédé répond au modèle de Soft power introduit par Edgar Morin ou la séduction permet d’influer sur le comportement du consommateur.

Il est maintenant important que les industries culturelles prennent conscience que les productions qu’elles délivrent sont la base de repères et de connaissances des nouvelles générations. En créant du contenu de qualité, les enfants seront plus aptes à s’interroger et réaliser des choix pertinents pour leurs futurs. En servant un contenu destiné à une masse, on fabrique du contenu préformaté qui empêche l’imaginaire de se développer ainsi que l’originalité.

 

Une réflexion sur “ Le populaire c’est bien, mais pas trop. ”

  1. Tu sembles assez réfractaire à l’accessibilité de cette « nouvelle culture », elle est peut-etre moins riche, mais la culture populaire ne s’adresse de toute façon pas à une élite, et ça se voit dans la qualité des contenus. Il y a donc « deux sortes de culture », à chacun d’adhérer à l’une d’entre elle, ou au deux.

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