Ici et maintenant : Authenticité par l’aura

Walter Benjamin, philosophe et sociologue reconnu de son époque, publia un essai dans les années 1930, peu avant la seconde guerre mondiale, « L’oeuvre de d’art à l’époque de sa reproductibilité ». Il dénonce à travers celui ci, que notre ère, permettant une reproduction rapide et facile des oeuvres, n’en développera jamais une vraie et franche copie. En effet, il emploie alors le concept de l’aura, définissant celui ci comme « une trame singulière d’espace et de temps : l’unique apparition d’un lointain, si proche soit-il. »walter_benjamin_la_clau

Et donc d’après W. Benjamin, l’oeuvre originelle possède cette aura que la copie ne possèdera pas à l’identique. Mais à travers un exemple voyons qu’elles peuvent être les différences flagrante entre original et copie.

oldboy

Un exemple fort qui pourrait venir à l’esprit, est celui du film « OldBoy ». Long métrage très réussi de Wook-Chan Park en 2003. La totalité du thriller se déroule en Corée du Sud, avec des acteurs uniquement Coréens.  Ce film, à reçu pas moins de 9 récompenses, dont plusieurs autres nominations. On remarque d’ailleurs que ses notes, 4,3 sur 5 sur Allociné, 80% sur Rottentomatoes, ou encore 8,4 sur 10 sur IMDB, sont plutôt encourageantes.

On s’aperçoit donc que le film possède quelque chose qui lui est propre, une ambiance, une histoire, des scènes assez incroyables.

Mais en 2013, c’est le réalisateur Spike Lee qui s’attaque à cette production Coréenne, en souhaitant sortir le « OldBoy » américain. Mais Le réalisateur se vautre totalement. Le remake, malgré que plutôt pertinent et suivant correctement l’histoire originale, est très mal accueillie par les critiques. Certains rumeurs mettent la faute entre les mains de la production qui souhaitait que le film dure moins de deux heures, comparé au réalisateur qui souhaitait faire voir le jour à une version de trois heures. Mais certaines scènes sont mal gérées par Spike Lee, et le montage n’est parfois pas très propre. En outre, ce film recevra des notes très mauvaises, et des critiques à en pleuvoir.

C’est ainsi qu’on distingue la force de l’aura, l’histoire à beau être exactement la même entre les deux oeuvres (à quelques détails près), le résultat à l’arriver est totalement contradictoire. L’une de celle ci est un classique, l’autre est quasiment considérée comme un navet. Et ceci provient (ou peut provenir) de différentes causes. Déjà le réalisateur, qui est le principal artiste, mais ensuite tout ce qui englobe le reste de la production, le choix du casting, le cout de developpement, voire même l’époque de sa création (évenements de force majeurs, problèmes régionaux etc…). Tout ceci participe à l’aura dans l’exemple ci dessus, et prendre une oeuvre réussi et la copier ne garantie pas que celle ci soit réussie, c’est le concept de l’aura qui rentre alors en jeu.

Une réflexion sur “ Ici et maintenant : Authenticité par l’aura ”

  1. Arnaud, il faut distinguer les concepts de « copie » et de « remake ».
    Pour comprendre, allez voir du côté du Psycho de Gus Van Sant…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *