Ce moment divin

Walter Benjamin est un historien d’art, philosophe ainsi que critique d’art et littéraire allemand attaché à l’école de Francfort. Il introduisit le terme d’aura dans les années 1931 dans un essai “Petite histoire de la photographie”. Selon lui, l’aspect fondamental de l’oeuvre d’art est son authenticité, il parle alors de Hic et Nunc.

Pour illustrer ses propos je vais prendre l’exemple d’une photographie que j’ai prises lors de mon voyage au Vietnam l’été dernier. Le sentiment que j’ai ressenti au moment précis où j’ai pris cette photo ne pourra pas être reproduit parce qu’il est impossible de reproduire cet instant. L’inaccessibilité de cette photographie s’explique pour moi parce qu’une histoire en découle. La reproductibilité technique a pour conséquence la perte de l’aura parce que la copie de cette photo par une tierce personne perdrait l’histoire qui va avec. Elle la désacraliserait.

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Le fait qu’une oeuvre d’art soit reproductible affaiblirai le rapport qu’on l’on peut avoir avec l’original. “Une trame singulière d’espace de de temps : l’unique apparition d’un lointain si proche soit t-il” W.Benjamin

Je suis entièrement les propos de Benjamin en disant que la rareté d’une oeuvre lui confère un aura, de la valeur marchande et sentimental.

2 réflexions sur “ Ce moment divin ”

  1. Idée intéressante que d’associer la notion d’aura à votre pratique photographique. En ce sens, la question de la mémoire (personnelle) est à interroger davantage…

  2. L’expérience personnelle attribué à une oeuvre lui confère une aura. Tu es à l’origine de cette photographie et tu as pu avoir ta propre histoire avec mais nous pouvons nous interroger sur l’aura que va percevoir des personnes extérieures. Ces derniers vont avoir leurs propres interprétations et leurs propres analyses avec mais… auront elles moins de valeur? Dans le sens ou tout travail que nous émettons est le produit d’une reproduction (faune, flore, personnes…), le monsieur que tu as pris en photo par exemple ne peut se définir par seulement une photographie, il dégage sa propre « aura » et la photo apparait alors comme une sorte de raccourcis. Je pense que n’importe quel objet ou lieu peut émettre une aura en fonction de la valeur que nous lui donnons selon notre propre jugement.

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