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Attention aux chiens !

Ces quelques mots pourraient être inscrits sur une pancarte accrochée au portail qui sépare le peuple du cercle politique et économique qui le gouverne.

C’est du moins ce que Yannick Kergoat et Gilles Balbastre semblent vouloir dire dans leur documentaire Les nouveaux chiens de garde (2011) inspiré du livre Les chiens de garde publié par Paul Nizan en 1932.

Si j’ai repris cet exemple qui date déjà de 4 ans, c’est parce que ce documentaire aborde l’absence du pluralisme des médias et d’une uniformisation de l’information.

Il faut savoir que la quasi-totalité des médias français appartiennent à une dizaine de milliardaires à peine, partageant bien souvent les mêmes relations, les mêmes valeurs et surtout les mêmes intérêts.

Cette centralisation des médias met fortement en danger l’indépendance de la presse, les dirigeants triant au volet les sujets en censurant certains reportages à cause des nombreux conflits d’intérêts.

Nicolas de Tavernost, patront de M6, ne se cache pas de brider les investigations de « ses » journalistes


Un autre phénomène soulevé par Les nouveaux chiens de garde, c’est le manque de diversité et surtout les relations étroites qu’entretiennent une poignée d’experts (environ une trentaine tout médias confondus) avec des entreprises/partis politiques, ajoutant là aussi des conflits d’intérêts majeurs et supprimant partiellement voir totalement l’objectivité et la dépolitisation que sont censés apporter ces derniers.

La plupart des téléspectateurs souhaitent que les informations leur soient exposées, non par toujours le même présentateur, mais par des spécialistes des différents problèmes, internationaux, économiques, sociaux, judiciaires, parlementaires. C’est pourquoi, le présentateur sera transformé en une sorte de meneur de jeu, qui devra s’effacer pour laisser la place, soit aux images, soit aux meilleurs spécialistes d’une question ou à des témoins qui parleront de ce qu’ils ont vu eux-même. […] J’espère, je crois, que les téléspectateurs, de bonne foi, c’est-à-dire presque tous, reconnaîtront que cette nouvelle formule qui supprime les commentaires pour laisser parler seulement les images ou les faits ou alors des dialogues, marquera un progrès vers l’objectivité et la dépolitisation.     

Alain Peyrefitte, ministre de l’information (1962-1966)


Vous l’aurez compris, une dizaine de milliardaires ont privatisé l’accès et les contenus de l’information grâce aux médias de masse, et malheureusement, l’absence de pluralisme des médias met fortement en danger la démocratie, puisqu’il n’y a plus différents points de vue…

Je vous invite à consulter le documentaire Les nouveaux chiens de garde et une émission de Mediapart, un des rares médias qui se proclame véritablement indépendant.

 

 

 

 

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