kaamelott (1)

« C’est des trucs qu’on se passe entre bardes ça ! »

Si je vous dit Kaamelott, nombreux d’entres vous penseront à la bande de bras cassés d’Alexandre Astier dans sa quête du fameux graal.
Dans l’épisode « Des Nouvelles du Monde » du livre 1, un barde partage la table du roi et offre ses services de musicien et de chanteur en échange de victuailles.
Piètre chanteur et encore moins bon musicien, le barde fait allusion aux chansons transmises entre artistes et autres conteurs, réadaptées ou imitées.

Voilà ou mon raisonnement, ma comparaison se poursuit.  Dans « La Poétique » du philosophe grec Aristote, celui-ci donne une définition de cet art poétique comme une imitation. Il entend par la que celle-ci, est le fruit d’une imitation, d’une imitation, d’un objet ou d’un instant présent de la Nature, une pâle copie de son essence (l’idée ou la forme). L’art en lui même est donc reproductible et de piètre valeur puisque très éloigné de la vérité.
Il reprend notamment le concept de mimesis développé par Platon  dans la République (arts de l’imitation, formes et littérature pour représenter le réel). Il fait allusion à Ion, un rhapsode, un artiste voyageant de ville en ville et contant des poèmes épiques écrits par d’autres aux populations.

Walter Benjamin, penseur et sociolgue allemand du vingtième siècle va de même s’appuyer sur la question de reproductibilité d’une oeuvre d’art et la notion d’aura. Il donne pour exemple l’observateur qui admire une chaîne de montagnes, la sensation qu’il ressentira à ce moment donné ne peut pas se reproduire. L’oeuvre d’art est donc le produit d’une sensation qui perd son aura propre.

Ainsi l’oeuvre devient un objet commercial. Le barde chante en fonction de l’argent qu’il pense gagner, à son propre profit.
De mon point de vue, je trouve ces idées limitées et contestables. L’oeuvre d’art dans sa définition se construit en idées et prend vie en forme grâce à l’action de l’homme, certes l’inspiration émane souvent de la Nature, mais la beauté de l’acte reste unique.
L’impressionnisme est un mouvement artistique du XIXème siècle que je trouve intéressant de confronter avec ces idées. Un renouveau veut se créer, s’éloignant de l’art moderne et académique, un renouveau de la peinture plus fluide, libre, qui se construit davantage sur des instants présents, des scènes de la Nature, des impressions fugitives.
L’art se renouvelle sans cesse dans ses techniques et avec les avancées technologiques, de nouvelles questions se posent. Notamment celle de la possibilité de peinture ou de graff en réalité virtuelle par exemple.

La notion de la copie d’une oeuvre d’art est certes petite dans l’exemple présenté plus haut. Mais l’idée de faire partager un épisode d’une série drôlement plaisante m’as prise d’avance sur un billet plus conventionnel ou un exemple plus marqué.
Et « Au roi Loth mort dans son lit ! »

http://streamay.com/series/kaamelott/saison-1/episode-7/des-nouvelles-du-monde

 

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