Capitalisme : domination ou ambition ?

Herbert Marcuse était un intellectuel allemande du 20eme siècle ayant fait partie de la théorie de pensée de l’Ecole de Francfort. Il est très engagé politiquement et est un des précurseurs de la New Left, une nouvelle gauche rejetant les erreurs du communisme et s’ancrant parfaitement dans le mouvement culturel et social de l’époque : le mouvement hippie des années 60.

Pour lui, la société occidentale empêche de manière volontaire à l’échelle individuel et collectif tout changement social et personnel. Elle veut assurer la pérennité de sa logique capitaliste, c’est une logique de domination.  Cette société va assimiler toutes les forces contraires, illusions d’une liberté de pensée. D’ou le terme d’unidimensionnel. La société ne laisse pas exister ce qui ne s’adapte pas à elle. La société contemporaine se veut démocratique alors qu’elle est sous une logique de domination due à l’industrialisation.

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Seulement, c’est comme en politique aujourd’hui : le discours du « Tous pourris » ne fait pas avancer les choses et est un peu simpliste ; ici dire que cette société est vraiment cruelle, ne laisse pas sa chance aux individus et les prive de liberté est un peu facile. Cette société a de nombreux travers c’est vrai, mais elle offre aussi de nombreux avantages. Jamais dans l’histoire de l’humanité autant de personnes ont pu cohabiter avec des standards de vie aussi haut dans les pays occidentaux. La vie que nous offre le système capitaliste, bien qu’elle soit loin de celle dont chacun rêverait au fond de soi, est une vie très confortable, nous ne manquons de rien ! Des vêtements, de l’eau, de la nourriture, des divertissements, etc… Même sans avoir particulièrement réussi professionnellement, nous pouvons jouir de tout cela, ce qui n’est pas donné dans tous les pays.
Ensuite Marcuse affirme que la société empêche volontaire tout changement social et personnel. Ah bon ? L’ascenseur social est-il vraiment bloqué ou est il bloqué pour ceux qui n’ont même pas envie d’appuyer sur le bouton ? Je ne dis pas que pour réussir il suffit de le vouloir, je dis que tout ceux qui ont réussi le voulait, et on compte une multitude d’histoires d’homme et de femmes partis de 0 et ayant aujourd’hui accompli leurs rêves.

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