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On veut que ça brille

Dans une société où tout se vend et tout s’achète, l’objectif est de réussir à vendre. Le problème ? Le pouvoir d’achat. Beaucoup d’individus ont un faible pouvoir d’achat et se préoccupent d’abord des produits de première nécessité avant de dépenser dans des activités ou des produits secondaires. Les publicitaires l’ont bien compris. C’est pour cela que nous retrouvons des publicités dans lesquelles, par exemple, manger un yaourt nature sans sucre est une chose fantastique. Pas besoin de sucre, le yaourt se suffit à lui-même.

Ils sont malins ces publicistes! Faire penser que chaque petite chose d’un quotidien lambda va être un petit moment de bonheur est un choix judicieux. Car, en effet, la société n’a pas les moyens de se payer des vacances pour aller s’exiler sur une île paradisiaque, et ce n’est pas en voyant une jolie publicité pour les Maldives que les individus auront plus d’argent sur leur compte en banque. Alors que font ces individus? Ils mangent du Caprice des Dieux, car ça, ils peuvent se le permettre.

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Un étudiant ayant toujours rêvé de devenir agent secret mais qui se retrouve caissier boira du Coca-Cola Zéro, priant secrètement pour voir apparaître un hélicoptère qui le sortira de sa désillusion de la vie adulte.

Le principe reste toujours le même, nous voulons du rêve.

Guy Debord critique une « société du spectacle », une société capitaliste où l’objectif est de vendre. Peu importe la classe sociale. Le monde de la publicité sait y faire avec les faibles revenus. Nous en arriverons bientôt au stade où le sel rendra nos pâtes succulentes.

Quoique, boire de la Volvic suffirait apparemment à être en pleine forme, même plus besoin de pâtes!

Ah oui, tout n’est bien que spectacle finalement.

 

Une réflexion sur “ On veut que ça brille ”

  1. Il est certe quelque peu déconcertant de voir qu’en effet, une publicité pour un objet ou un aliment va toujours chercher à le rendre extraordinaire, alors qu’il fait simplement partie de la vie de tous les jours.
    Mais après tout, ou est le mal ? Certe, cela confirme l’idée que le spectacle est présent partout, mais pourquoi pas ? J’aime bien l’idée que manger un yaourt puisse être une expérience à part entière, même si ce n’est souvent malheureusement pas le cas, ça ne me fait pas de mal de l’imaginer, au moins le temps d’une publicité.

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