dim, la culotte qui change la femme en objet

Quand l’homme veut réussir sa stratégie de marketing pour vendre, il est prêt à se dénigrer lui-même. Récemment, la marque de sous-vêtements DIM à sorti une pub très sexiste :

On voit donc ici une femme se balader dans les sous-vêments de la nouvelle marque.

Mais peu après cette publicité, la Compagnie Avant l’Aube a décidé d’en faire une parodie :

 

C’est avec cette comparaison homme/femme que l’on se rend compte des dangers de l’homme objet. On remarque qu’avec la parodie, tout parait plus gros : au premier abord de la vraie publicité, on a tendance à voir la femme comme un objet, mais sur la parodie, « l’homme objet » est exagéré. On assiste donc à l’idée de l’école de Francfort : l’homme s’est retrouvé face à une autre domination : celle de l’homme par l’homme. Ici, l’homme objet (homme culturel) domine l’homme réel (homme naturel). Actuellement, par les médias, l’homme s’émancipe de la nature par la raison. On retrouve donc l’ouvrage La Production Industrielle de Biens Culturels de Théodore Adorno qui nous questionne, dans le monde occidental, l’homme est-il toujours émancipé ?

2 réflexions sur “ dim, la culotte qui change la femme en objet ”

  1. Ne penses-tu pas que la Compagnie Avant l’Aube a cherché à dénoncer le sexisme présent dans la publicité originale en montrant l’absurdité qui y réside ? A savoir, l’attitude de la femme qui se promène en sous-vêtement, peu importe son activité, comme si cela était naturel et pratique.

    1. Bien sur que oui ! c’est exactement ce qu’ils ont voulu montrer, non seulement la pub est déjà une « caricature » (indirecte) de la femme, en plus de cela, la Cie Avant l’Aube a voulu caricaturer ce qu’il caricaturait, ce qui dénonce tout en donnant un sens comique, et a donc un grand impact.

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