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JR dans la rue


Récemment JR a fait disparaître la pyramide du Louvre.

Son vrai nom est Jean René et cet artiste français s’est fait connaître grâce à ses différentes séries de collages. Nous pouvons citer dans les plus connus Women are heroes, un projet qui consistait à afficher dans de nombreuses villes du Brésil, Kenya, Liberia, Cambodge, Sierra Leone et d’Inde, le visage de femmes sur des grandes affiches.

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Il a également placardé des photos sur la « barrière de sécurité » c’est à dire le mur qui sépare les Palestiniens des Israeliens. En plus d’être illégale,  l’oeuvre Face 2 Face a beaucoup fait parler d’elle vu que les portraits en question étaient ceux des personnes de l’autre coté du mur faisants des grimaces ( les Israéliens voyaient les Palestiniens et inversement). Il a fait en quelque sorte tomber ce mur en béton avec cette oeuvre. Ces clichés reposent la plupart du temps sur une vision positive du monde qui tend en tout cas à le rendre meilleur.

Guy Debord est un philosophe français du XXème siècle. Il est connu pour ses propos révolutionnaires. En effet, cet intellectuel engagé incarne la lutte contre le capitalisme et la notion d’institutionnalisation. Guy Debord fait partie du mouvement situationniste qui partage des idées avec le marxisme et l’anarchisme. L’abolition du travail est un sujet qu’il à traité à travers un slogan qu’il écrivait à la craie dans Paris « Ne travaillez jamais ». Il critique également le spectacle qu’il définit non pas comme sa signification actuelle mais plutôt comme le rapport social entre des individus médiatisés par l’image. Il considère le quotidien comme une oeuvre et créer des situations, lors de performances dans l’espace urbain qui a son goût est trop lisse, aseptisé.Artiste-JR-Pantheon-collage-photo

La démarche de JR peut être comparée à celle de Debord. En effet, il sort dans la rue pour placarder ses oeuvres à des endroits qui ne lui appartiennent pas. Le contact avec le public se fait donc sans intermédiaire, il n’y pas de détournement de l’image par un média, donc de spectacle. JR explique en outre qu’il préfère créer ses oeuvres avec la communauté du quartier (et donc souvent dans l’illégalité) plutôt qu’avec l’accord de l’Etat car le message n’est pas le même. C’est en quelque sorte dans la rue que la magie opère; les réactions des personnes devant ses oeuvres sont sa « récompense ». Cela lui permet de s’améliorer, faire des modifications pour mieux recommencer.

 JR en masterclass au petit journal

3 réflexions sur “ JR dans la rue ”

  1. Je trouve ça chouette que quelqu’un ose s’approprier un lieu publique de cette manière, ça prend pas de place et ça attire l’œil vers autre chose que de la publicité.
    Tu sais pourquoi il choisit le noir et blanc ?

    1. J’avoue que je ne me suis pas renseigné sur mais je pense qu’il n’a eu le choix en premier lieu. Le fait est que la couleur est plus chère que l’encre noire et ses collages, s’il les voulaient nombreux devaient coutés cher. Après je pense qu’il a voulu garder sa marque de fabrique. J’aime bien le fait que cela soit en noir et blanc, cela s’accorde bien à l’architecture urbaine et rend ses oeuvres authentiques.

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