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Le petit blouson en daim d’Herbert Marcuse

Herbert Marcuse (1898-1979) est un philosophe américain et allemand. Il a théorisé l’idée de l’homme unidimensionnel et dénonce la « société industrielle avancée » qui crée le besoin chez l’individu pour l’intégrer à la société de consommation. Dénonciation bien ancrée dans l’univers du groupe Stupeflip.

Herbert_Marcuse_in_Newton,_Massachusetts_1955
Herbert Marcuse, en 1955.

En effet, parmi les nombreuses choses que Stupeflip dénonce dans notre société, il y a cette méthode adoptée par les plus grandes marques: celle de créer le besoin auprès de l’individu pour qu’il ressente une nécessité à consommer, à acheter tel ou tel objet. À mes yeux, le morceau qui représente le mieux cette dénonciation de la part du groupe est Ce petit blouson en daim, présent sur leur troisième album The Hypnoflip Invasion.

Dans ce morceau (chanté par le personnage de Pop Hip qui est l’incarnation de la conformité au sein de leur univers), le groupe tend à montrer comment l’individu passe facilement d’un besoin à l’autre, d’abord pour des mocassins, pour le fameux blouson en daim… pour terminer avec une femme. Le passage d’un besoin à l’autre ne se fait pas de façon expressément claire, pour bien montrer que l’individu ne se rend même plus compte de l’influence qu’il subit et qu’il souhaite uniquement avoir tout ce dont il a besoin.

D’après eux, l’individu est inconscient de l’état dans lequel il se trouve car la société de consommation l’a totalement aliéné, allant jusqu’à modifier sa perception des gens autour de lui. La société de consommation est donc aussi responsable de sa vision de la femme.

3 réflexions sur “ Le petit blouson en daim d’Herbert Marcuse ”

  1. Je trouve ton exemple très bien. On peut retrouver cette idée de dénonciation de l’esthétisation de la femme dans la chanson Gem lé moch’ qui critique le texte de Max Boublil du même titre.

  2. En effet, l’homme ne semble jamais satisfait de ce qu’il a, on dirait qu’il lui ai difficile de vivre le moment présent. Il préfère toujours avoir un coup d’avance. Cela pose bien sur la question du bonheur…

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