Le triomphe d’une masse-media

La chanteuse Adèle est à ce jour le mass-media par excellence.

Adèle...
Adèle…

Songeons aux critères posés par Edgar Morin pour définir un mass-media : industrialisation, diffusion massive, accessibilité totale, diversification des contenus, divertissement, consommation

Adèle est un pur produit de l’industrie du disque.

La diffusion d’un titre d’Adèle est optimale : l’orchestration fera trembler les murs, sa voix vous percera les tympans.

La musique d’Adèle est on ne peut plus accessible : beauf ou bobo, néophyte ou mélomane averti, en écoutant Adèle vous serez forcé de l’admettre : « Quelle voix ! »

Diversification des contenus : disponible sur CD, DVD, fichier MP3, youtube, itunes, etc…

Divertissement : il est possible de danser en écoutant du Adèle ; en revanche, impossible de travailler en même temps.

Adèle est un pur produit de consommation.

La formule de Marshall McLuhan se voit encore vérifiée: « Medium is message. » La voix d’Adèle, la silhouette d’Adèle, les clips d’Adèle… Un medium d’un tel calibre nous en dit long sur le message des maisons de disque : «Adèle, c’est du lourd, c’est du très lourd ! »

3 réflexions sur “ Le triomphe d’une masse-media ”

  1. J’aurai tendance à dire que je ne suis pas d’accord, pour moi Adèle est vraiment une artiste, ses musiques sont certes populaires mais ne sont pas des « tubes » du genre Gangnam Style.
    Après réflexion, c’est vrai que sa voix devient un produit de consommation d’après la définition d’Edgar Morin. Je reste tout de même septique, car sa voix nous transporte…

    Un artiste exceptionnel, qui devient une star internationale pour son talent doit-il obligatoirement devenir un produit de consommation ? N’est-ce pas là le piège de notre société ?

  2. Ton article est intéressant et peut être la preuve que qui dit média de masse ne dit pas forcément mauvaise chose… Si c’est pour faire découvrir quelque chose de qualité au plus grand nombre, ou est le problème ?
    Seulement ta comparaison d’Adèle à un produit de consommation pose la question pour tout ce qui est exposé ne serait-ce qu’un minimum médiatiquement, et je ne suis pas d’accord. Une personne ou un évènement peut avoir un retentissement mondial sans pour autant « vendre son âme au diable » dans le seul but de vendre ou d’être connue, mais bien parce que ce qu’il propose est le résultat d’un travail bien fait.

  3. Honnêtement, j’avais besoin de me défouler : Adèle a tendance à me casser les oreilles. Cet article se voulait léger… Je respecte tout-à-fait le fait qu’on puisse apprécier Adèle, et je ne conteste même pas qu’elle soit une artiste. Mais ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

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