mommy

mommy : message du medium

LIBERTEE

Mommy est un film québécois de Xavier Dolan sorti en 2014. Il raconte l’histoire d’une mère qui récupère son enfant et doit l’élever seule en sachant qu’il a le trouble du TDAH.

Le message que veut faire passer Xavier Dolan à travers ce film est porté sur la liberté.

Mais le medium choisit pour cette histoire est le cinéma et plus particulièrement l’écran. C’est ainsi qu’on voit le réalisateur et scénariste du film « jouer » avec celui ci :

Cette scène est située avant la résolution du film, on comprend que le personnage Die est en train de rêver d’une vie normale et belle avec son fils. On peut d’ailleurs noter que la musique qui accompagne cette séquence est Experience de Ludovico Einaudi.

Dans cette scène, on remarque que le format de l’écran change : On passe d’un format carré (4/3) à un format 16/9. De plus, on remarque par moment que la profondeur de champ est très faible et le focus rend floue l’image.

Pour appuyer ces propos, il suffit de comparer ces idées avec celles de Marshall Mc Luhan : « le medium c’est le message. » Cette phrase fût développée dans son ouvrage Pour Comprendre les Médias où il explique que le ce n’est pas d’abord le contenu qui affecte le public consommateur d’un médium mais le canal de transmission lui-même.

Alors ici, le réel médium est-il l’histoire ou l’image ? D’un point de vue personnel, je pense que l’image est le médium qui sert à appuyer l’histoire raconter de base. Mais le média choisit permet de dire que ces deux mediums pourraient être égaux.

 

Une réflexion sur “ mommy : message du medium ”

  1. Application interessante de la pensée de McLuhan au média du cinéma et plus précisément au cadre cinématographie.
    Pour élargir ton exemple, je prendrai la technologie de la 3D. En effet dans certains films, cette dernière est un accessoire, elle n’est pas essentielle pour la bonne compréhension de la vision artistique du réalisateur, cependant dans certains films, celle ci constitue un des éléments les plus importants.
    Le film Gravity d’Alfonso Cuaron en est le meilleur exemple; la 3D est essentielle pour apprécier le film, en effet Cuaron ne fait pas ce film pour son histoire ou pour ses personnages attachants, mais pour explorer cette technologie et la pousser au maximum. Cuaron disait lui même « La 3D constitue 70% de la compréhension du film », il semble alors bête de regarder le film en 2D, comme il est bête de vouloir regarder Mommy en 16/9 tout le film (comme le voulait Netflix).

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