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Nighcrawler : la réalité de l’hyperréalité

« A la télé, tout parait si réel » – voilà la réplique du personnage principal Lou lorsqu’il se met à travailler pour la télévision.

Nighcall, de Dan Gilroy, est sorti en 2014 et a montré une grosse critique des médias : toutes les images montrées sont faites pour choquer, et les histoires racontées ne sont pas forcément vraies. Le film présente l’histoire de Louis Bloom, un pigiste qui va évoluer dans le monde médiatique. Il rencontre Nina, femme qui travaille pour KWLA et qui lui achète ses images; puis il rencontre Rick, son assistant.

Si nous suivons la logique de Nighcall, en effet, les médias sont manipulateurs : ils modifient les histoires en fonction du public et de son intérêt pour l’histoire. Comme dit Nina : ce qu’on veut, ce sont des images chocs qui oppose deux milieux différents, de préférence une victime aisée blessée par une minorité.

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On tv it looks so real : en réalité il parle de l’écran qui représente la ville de Los Angeles, cependant, on comprend que Dan Gilroy a placé cette réplique pour faire référence aux médias.

Alors la question ici est est ce que le public se rend compte de cette manipulation des médias ?

La réponse serait non, car les médias présente une hyperréalité : dans le film, les images sont réelles, mais les histoire ne le sont pas, les médias crée une simulation de la réalité en montrant la fiction.

4 réflexions sur “ Nighcrawler : la réalité de l’hyperréalité ”

  1. Tu as choisis un bon exemple Romane, penses tu que dans notre monde aussi les journalistes déforment autant la réalité que dans Nightcall? certes ils amplifies les nouvelles mais de là à en créer de toute pièce je ne pense pas.

    1. Dans Nighcall, il n’y a qu’une histoire déformée sur toutes celles présentée. Je pense que les journalistes déforment la réalité quand ils n’ont pas le choix.Puis, un journaliste n’est pas un scénariste, il est là pour montrer ce qu’il voit, par pour le réinventer

  2. Est-ce que tu penses, étant donné qu’on est quasiment dans le domaine de la fiction, qu’on peut toujours parler de téléspectateurs, ou simplement de spectateurs qui sont face à une histoire, un reflet de la réalité ?

    1. Je pense que les spectateurs deviennent, au fur et à mesure du film, des téléspectateurs. Le personnage principal lui-même devient un téléspectateur lorsqu’il regarde ce qu’il a produit

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