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Une cigarette et un teckel à la main

Gilles Lipovetski est à la fois philosophe et sociologue qui s’est intéressé à la société contemporaine et notamment à l’évolution des mentalités.

Il constate que les années 70 et 80 sont marquées par une mentalité plus « cool » que celle d’aujourd’hui. Dans le passé, les gens s’épanouissaient plutôt bien dans leur vie, dans leur loisir, ils avaient tendance à penser d’abord à leur plaisir et menait une vie plutôt heureuse. Aujourd’hui, cette tendance est révolue, les gens sont stressés par leur travail, ils veulent s’engager dans la vie professionnelle, dans la vie de couple, investir pour acheter une maison… Il sont pris dans l’engrenage infernale de la vie quotidienne.

marijn-rademaker-in-c3a4ffiMarco Goecke est un chorégraphe mondialement célèbre qui a choisit vivre pour son plaisir de la danse, sa passion qui lui permet de s’échapper du quotidien. Il n’a décider de laisser sa vie de tous les jours pour vivre et transmettre à travers son art. Le documentaire « A fleur de peau » (en replay sur arte) dresse son portrait.

Goecke est un personnage très doué, il crée de superbes chorégraphies mais demeure très caractériel et difficile à supporter pour son entourage. Petit déjà, il dit s’être sentis profondément différent des autres personnes de son age et qu’il a été très vite sujet à des crises d’angoisse. Il dit « Le rythme de nos vie est si insolent, qui nous a imposer ça ? »

dsc_8230_96dpiCes crises d’angoisse ont été pour lui, on le comprend, un certain handicap. Elles surviennent à n’importe quel moment et empêche son corps de pratiquer la danse.

A travers la chorégraphie, Goecke retrouve une certaine maîtrise de la vie mais pas comme Lipovetski l’entend. Il dit pouvoir assister au déroulement du temps.

Si ces prestations peuvent paraître étranges, c’est parce qu’elle retranscrive toute la violence, le stresse qui l’habite. Il a su transformer ses mauvaises émotions en moteur de travail par le biais d’une profession exaltante.

« Je n’en avais pas forcement conscience avant, je me rend compte que j’ai crée un langage propre, particulier » Goecke est fière de son parcours, de sa grande liberté de création, de son détachement avec les conventions du ballet classique. Son monde, il la créer afin de braver la violence du quotidien.

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2 réflexions sur “ Une cigarette et un teckel à la main ”

  1. Est ce que cette envie de se faire beaucoup d’argent pour se payer ses propres plaisir ne serait pas formater sur les base de l’ancien american dream ?

    1. Je suis bien consciente qu’il n’est pas à plaindre au niveau financier et qu’il a comme tout le monde des besoins matérialistes. Je voulais juste prendre l’exemple de quelqu’un qui a eu le courage d’aller vers une profession atypique et qui a su soigner ses maux grâce à sa création. Il ne vit pas d’amour et d’eau fraiche mais a décidé une autre routine et semble être épanouis dans un choix de vie différent…

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