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Machines et humains en co-actions

Le numérique s’est rapidement immiscé dans l’art et en particulier dans les arts du spectacle. En effet, de nombreuses œuvres multimédias vont apparaître dans les années 90 avec l’avènement de l’informatique. Ces diverses œuvres, en plus d’être associées au numérique, étaient le plus souvent interactives. C’est à dire que le public contribue à l’œuvre d’art en elle-même en interagissant directement avec elle. Des informations sont envoyés à un ordinateur qui les analyses avant d’y répondre. Avec ces œuvres, la notion d’intelligence artificiel va apparaître dans l’art. L’ordinateur se rapproche alors encore plus de son créateur, l’humain. La question du rapport entre l’humain et la machine existe dans l’art depuis la révolution industrielle ainsi que la notion de modernité théorisé par Baudelaire. Avec l’ordinateur et l’intelligence artificielle, ce questionnement est encore plus poussé. Les œuvres présentées dans le texte allient l’humain et la machine dont l’interaction devient œuvre d’art. Des algorithmes sont créé pour recevoir des informations de la part des humains en fonction de leur corps, leur sens, leur position et même leurs émotions. La machine envoi alors une réponse aux humains qui peut lui même s’adapter à la machine par la suite, créant ainsi de l’interaction. La machine et l’humain deviennent alors co-auteurs de l’œuvre d’art. Derrière la machine se cache l’artiste et le public joue son rôle d’humain. La technologie vient s’immiscer dans des arts traditionnelles créant ainsi une hybridation, les arts numériques, quand même reliés aux médiums traditionnelles : peinture, photographie, vidéo, installation etc… Beaucoup de personnes voient la technologie de manière plutôt péjorative en insinuant que les machines nous déshumanisent. Ce n’est pas mon cas, la technologie fait partie du progrès et c’est ce qui fait avancer l’humanité, on ne peut pas l’arrêter ou c’est l’Histoire humaine que l’on stoppe. Ces machines supposément déshumanisantes sont fabriqués et possédés par d’autres êtres humains, c’est donc bel et bien la déshumanisation de l’Homme par l’Homme (et l’exploitation également mais c’est une autre histoire). Ce n’est pas l’arme qui tue mais la personne qui la tient, il en va de même pour la technologie, c’est l’utilisation qui en est faite qui peut être qualifié de bonne ou mauvaise, une machine n’a ni morale, ni éthique, ce n’est qu’une machine, c’est l’humain qui l’active qui lui donne ces notions. On peut trouver facilement des modèles d’humanisation des machines, comme les art numériques ou la musique électronique par exemple.

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