Tous les articles par Amélie Decomble

CHACUN POUR SA PEAU!

Judith Butler, philosophe, défends dans son livre , Trouble dans le genre, une nouvelle manière d’appréhender les genres. Et ouvre le débat non plus à un système binaire hétérosexuel ou homosexuel mais à d’autres genres encore, qui se traduiraient par des performances au quotidien, c’est à dire par la manière dont chacun se montre aux autres et souhaite se montrer.

Je voulais pour illustrer mes propos parler du mouvement féministe FEMEN, ces femmes qui au nom, sois disant, des femmes défendent leurs conditions et leurs droits. Il me semble qu’elles sont à elles même le témoignage d’un paradoxe de notre société individualiste. Les femmes sans les hommes, et vice versa, ne sont rien. Nous sommes complémentaires et sans ça l’humanité n’existerait plus. Il est tout de même important de rappeler cette base sans laquelle nous ne serions pas là.  Aussi il me semble grotesque de défendre notre positions de femmes en se mettant nues dans la rue. Le paradoxe est total, se mettre nue est typiquement un moyen d’attirer l’attention sur soi en faisant appel à ce qu’il y a de plus bas chez l’Homme et non à sa raison. On en revient là à ce monde de l’image qui nous perd et nous transforme en bête de foire. Lorsque Judith parle de performance de quoi parle t’elle, d’une coupe de cheveux masculine sur une femme ? Il me semble que qu’elle que soi notre genre, nous devons défendre notre condition ensemble et non se créer chacun son nouveau genre et se marginaliser, nous avons besoin des autres et ils ont besoin de nous. Il me semble parfois que ces débats sont là pour nous diviser plus que nous le sommes déjà.. Qu’en pensez vous ?

Quelques Baudrillardises..

En Juillet dernier, un évènement m’avait frappé. Les nouvelles people annoncées que l’actrice Kristen Stewart avait trompé l’acteur Robert Pattinson. Ce qui m’a choqué est l’ampleur qu’avait prit la nouvelle. Tous les réseaux sociaux en parlaient. L’actrice se faisait traiter de tous les noms et les commentaires étaient d’une violence rare.. Kristen Stewart et Robert Pattinson sont les acteurs qui incarnent les personnages d’Isabella Swan et d’Edward Cullen qui forment le magnifique couple de la saga Twilight. Ce phénomène est typiquement hollywoodien. Ce couple auxquels tous les amateurs de Twilight s’identifiés et desquels ils attendaient une fin parfaite, se prolongeait dans la réalité avec le couple d’acteurs, que Kristen Stewart à « brisée » en trompant Robert, en « brisant » l’idéal hollywoodien que reflétait le couple de la saga. Seulement, ce n’est pas la réalité, mais cette désillusion servit aux fans les ont complètement chamboulés. Si ce couple n’avait pas été celui du film, très peu de personnes auraient été choqué de cette nouvelle. Ce phénomène rejoint complètement la pensée de Baudrillard, car il y a cette disparition de frontière entre la réalité et la fiction, les personnes réelles deviennent des produits de fiction. La réalité n’existe plus finalement ..

La télécratie dans les écoles

Cette vidéo est l’interview de Marie-Lise Veres, une mère de famille investit dans la vie éducative des enfants. Elle s’inquiète de l’ampleur que prennent les écrans dans la vie de ces derniers et nous fait part d’une étude réalisée avec d’autres parents d’élèves dans le cadre d’une école.

Cette mère de famille ne fait ici que renforcer les propos du philosophe Bernard Stiegler qui, au quotidien et  dans son livre  « la télécratie contre la démocratie » dénonce l’impact qu’à la télévision sur les jeunes en particulier, qui sont en pleine croissance, et qui construisent leurs esprits. Je trouvais intéressant de citer cette mère de famille car elle représente les gens du quotidien, le peuple, qui sont victimes de cette asservissement que dénonce Bernard Stiegler. Ça prouve la prise de conscience des gens au quotidien, et leur volonté de vivre dans un monde meilleur. La télévision est destructrice et comme le dit Bernard Stiegler dans son livre, elle accapare toute notre attention pour la remplir de slogan marketing. Les enfants sont les premières cibles car ils ont encore un esprit manipulable et ne se méfient pas. Ces enfants seront les prochains citoyens de ce monde, ils auront des décisions à prendre, des pièges à éviter, un monde à faire tourner. Ils seront les prochains gardiens de la démocratie. Cette femmes se bat pour ça, à son échelle en proposant des solutions alternatives qui permettraient aux jeunes de stimuler leurs sens, et de mieux s’épanouir, et qui sait, peut être feront elles leurs preuves ?

Amélie Decomble

Tinder, le résultat de cette hyper-modernité

Gilles Lipovetsky, dans son principal ouvrage : l’ère du vide, analyse une société « post-moderne ». Il remettra en cause ce nom qu’il redéfinira plus tard d' »hyper-moderne ». Ce dernier nom transmet mieux l’idée d’une modernité superlative et effrénée qui caractérise, à ses yeux, les sociétés libérales. C’est le temps de la modernité sans contraire, dérèglementée et globalisée. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

Il me semblait que « Tinder » était une bonne illustration des propos de Lipovetsky. « Tinder » est une application smartphone qui permet de rencontrer facilement des partenaires, proposés à l’utilisateur grâce à un outil de géolocalisation qui le renseigne sur ceux à proximité. L’utilisateur n’a cas faire défiler les photos des partenaires potentiels, indiquer s’il aime ou pas et si la personne l’aime en retour il peut y avoir un contact, une discussion et peut être un rendez vous.

Il me semble que cet outil est tout à fait à l’image de cette société que Lipovetsky critique, nous n’avons même plus le temps de séduire quelqu’un, de prendre le temps de l’admirer, de le/la connaitre.. Les photos ne font que défiler, on aime, on aime pas, on passe à la prochaine, jusqu’à qu’il y en ai une/un qui me trouve cool en retour. À la moindre difficulté on abandonne, il n’y a plus de place pour la patience, le compromis. On se consomme les uns, les autres, on espère que les autres nous trouve cool pour pouvoir continuer à nous apprécier malgré que tout cela soit complètement faux et superficiel.

God Bless America

Guy Debord dans la Société du spectacle nous parle de la société de consommation et des dérives qu’elle provoque chez les gens. Il dénonce le fait que cette société est complètement aliénante pour les consommateurs. On va leur donner envie de posséder des objets qui lorsqu’ils les auront en seront déjà lassés et en désireront un encore d’autres. Le film God Bless America de Bobcat Goldthwaith, traite de cette folie qu’engendre ce système. Il met en scène deux personnages qui se sont donnés la mission d’éliminer toutes les personnes qui en sont devenues victimes. Ce qui est intéressant est que ces personnes qui pensent suivre une éthique et une ligne de conduite sont eux même victimes de ce système qui les a transformé en des fous sanguinaires.

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Une satire de la télévision

Pierre Bourdieu dénonce un traitement biaisait de l’information par la télévision, qui adapte ses propos aux « besoins » des spectateurs, dans le but d’attirer un large public. De ce fait la plupart des informations sont amplifiées, modelées et donc perdent de leurs objectivité. L’année dernière j’avais assisté à un phénomène curieux; « La tempête Christian » avait frappé dans le nord ouest de la France, et avait fait la une des informations pendant plusieurs jours. Seulement très peu de journalistes avaient réussi à avoir les images impressionnantes à l’échelle du propos tenu. Du coup les images utilisées étaient en décalage avec le discours des journalistes, et créaient un effet assez comique. J’ai donc voulu rebondir sur ça, en réalisant une vidéo artistique, satire des médias,  en montrant qu’ils ne sont la plupart du temps qu’une mise en scène, faite de manière à attiser la curiosité des spectateur par tous les moyens.

Le cinéma allemand, un exutoire à une volonté de puissance

Siegfried Kracauer, est un Journaliste, Sociologue et Critique de films Allemand. Dans son livre de Caligari à Hitler, qu’il écrit en 1973, Kracauer dénonce le fait que le cinéma allemand porte en lui les structures et superstructures du Nazisme. Des films comme« Le Cabinet du docteur Caligari » de Robert Wiene ou « Metropolis (1927) » de Fritz Lang explorent les zones d’ombre de la psyché d’une nation traumatisée qui cherche par le cinéma un exutoire à sa volonté de puissance. 

Herbert Marcuse et le Truman Show

Herbert Marcuse présente notre société comme un régime totalitaire. Il estime que c’est une société faite d’illusions qui nous laisse croire à certaines libertés, qui n’en sont en réalité pas. The Truman show de Peter Weir est l’exemple parfait pour illustrer ces propos. Truman dans son monde peut faire ce qu’il veut jusqu’à une certaine limite, et tous les moyens seront mit en place pour l’empêcher de connaitre la vérité. De la même manière que Herbert Marcuse le dit, dans le film on va contrôler les besoins et les peurs de Truman pour lui faire faire ce qu’on veut. Par exemple pour l’empêcher de partir on va lui faire avoir peur de l’eau, il habite sur une île. Aussi il l’empêche de partir en l’enfermant dans une vie très confortable où il ne manque de rien (une femme, un travail, une maison confortable, un meilleur ami, des voisins sympas..) et c’est aussi un point que Herbert Marcuse souligne dans son livre, il parle de l’abrutissement des foules par le confort, pour les empêcher de remettre en question le système dans lequel ils vivent. Peter Weir envoie ici un message à la fois alarmant en traitant de l’avenir probable de la télé réalité mais aussi d’une certaine manière en faisant une métaphore de la société. Contrairement à Marcuse, il va envoyer un message très positif en faisant réussir à s’enfuir son personnage, et donc en lui donnant la force d’aller à l’encontre d’un système entier.

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Le salon McLuhan, une manière de garder vivantes les idées d’un grand homme

Le centre d’information multimédia de l’Ambassade canadienne, appelé « le Salon Marshall McLuhan » pour rendre hommage à l’héritage du philosophe, théoricien canadien des médias, est un haut lieu de rencontre et d’échange qui présente le Canada avec des moyens techniques ultramodernes.

Ce salon est principalement un lieu d’éducation qui a pour but d’aider à l’apprentissages des différends savoirs par la technologie. Il met à la portée de tous des écrans vidéo interactifs, des cartes interactive du Canada, des terminaux d’information, des postes de recherche individuels..

Il me semble que c’est un bon moyen de mise en valeurs des idée de McLuhan qui considérait que le médium de communication avait plus d’importance que son contenu, comme il l’énonce dans la formule « Le message, c’est le médium »

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Le rétropédalage

Cette année au festival de Clermont-Ferrand, ils ont fait honneur aux vélos en leurs consacrant une sélection entière de 24 courts métrages. Que ce soit sous forme de documentaire, d’animation ou de fiction, le deux roues sert de fils rouge au différends sujets de notre société : le besoin de liberté, la solitude, les conflits, l’amour. Dans le cadre de cette édition 2015, plusieurs lieux dans la ville se sont aussi concentrés sur le sujet, notamment la salle Gaillard qui proposait une exposition photo consacrée à la 100e édition du Tour de France, ou encore l’atelier Guidon dans la tête qui présenté « Vélos Volés », une exposition réalisée à partir de travaux d’une vingtaine d’artistes locaux.

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L’école des facteurs (1947) de Jacques Tati,
parmi les films de la série « Vélo »
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