Tous les articles par Amélie Decomble

Les tendances de l’édition 2015

Si il fallait parler des tendances générales de cette édition 2015, je parlerais tout d’abord de ce qui m’a sauté au yeux en premier lieu : le pessimisme ambiant que l’on retrouvait dans chacune des séance, comme si cette édition était le dernier souffle, un souffle puissant, mais d’une tristesse !! En terme technique il y a certaines méthodes qui ressortaient plus, comme par exemple le suivi de personnage, que l’on retrouvait de manière récurrente. Le dessin était aussi très présent, il y avait au moins une animation par programmation, il servait d’ailleurs souvent à alléger le ton de la séance.

On retrouvait de toute les qualités vidéos, et de tout format, qu’ils soient carré ou large. En majorité, c’étaient le format large, qualité HD, qui l’emporté, mais dans l’ensemble c’était relativement varié. Les sujets récurrents étaient : la prostitution, les problèmes de banlieue, et le conflit israélo-palestinien.

Mes coups de coeur du festival

Mon coup de cœur du Festival du court de Clermont-Ferrand est Jitensha (Le vélo) de Dean Yamada, je l’ai trouvé sensible et drôle. Il m’a semblé qu’il se détachait très largement des autres courts du festival. Dean Yamada réussi à traiter de la morosité de la vie et de la solitude avec humour, en nous offrant en prime un vent d’espoir qui nous sort du pessimisme ambiant qui régnait dans cette programmation 2015.

jitensha-520x245

S’il fallait faire un classement des meilleurs courts métrages de cette édition je dirais que Sieben Mal am Tag Beklagen Wir unser Los und Nachts Stehen Wir auf, um Nicht zu de Susann Maria Hempel passerait en deuxième position. Il se détache complètement du reste par sa bizarrerie. Il traite des cauchemars d’un vieil homme au passé torturé. L’auteure arrive à rendre poétique ce témoignage macabre et glauque par toute une machinerie fait main qui rythme et ponctue le récit. On passe du dégout au rire en un rien de temps de manière très ingénieuse. 

medienkunstpreis-sieben-mal-am-tag-beklagen-wir-un_full

Enfin en troisième position je mettrais le documentaire engagé d’ AbdelKarim Al-Haddad, Smile, and the world will smile back, composé de vidéos prisent par un portable, d’une descente de soldat israéliens chez une famille palestinienne. Intenable, ces quelques minutes nous placent dans une situation désagréable, on se sent incapable face à cette situation, révolté.

37169_FILMFRAME

Expérience au festival de Clermont-Ferrand

Je suis rentré du festival de Clermont-Ferrand, é-pui-sée! Je ne pensais pas que ce festival serait aussi intense; non seulement d’un point de vue physique car il faut courir d’une salle à l’autre sans cesse, mais aussi sur le plan psychique car ces petits films ne cessent de nous faire passer du rire aux larmes, en passant aussi parfois par l’ennui. Ce festival brasse une quantité incroyable de professionnels du monde entier, j’ai d’ailleurs été surprise par la présence de tant de représentants des différends pays, je me suis même retrouvé à parler avec une de mes voisines de séance, programmatrice pour le festival du court métrage de Bangkok !! Je suis ravie de connaître cet événement dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant, ce fut très enrichissant. Je pense même essayer d’y retourner dans deux ans et me présenter comme jury étudiant.

Mise en page 1

Résumé de mon projet de docu sonore : Le toiletteur

Je souhaite réaliser mon reportage audio sur le toiletteur du salon « Canicoiff » dans le 8ème à Lyon, une personnalité connu pour son extravagance et son sens de l’hospitalité. Il me parlera de lui, de ce qui l’a amené à pratiquer ce métier, et des différends soins qu’il prodigue à ses petits chouchous.

Quand l’art vidéo rencontre la danse

L’art numérique, depuis sa création, ne cesse de s’étendre à de nouveaux domaines. Mourad Merzouki, chorégraphe français, fait partie de ces jeunes artistes qui se lancent dans la grande aventure numérique. Une collaboration s’est faite entre ce jeune chorégraphe et deux spécialistes du numérique. De cette collaboration est né un incroyable spectacle : pixel. Cette création est fondé uniquement sur des illusions d’optiques qui interagissent de manière interactive avec les danseurs qui sont sur scène. Cette réalisation nous montre à quel point les art numériques sont inépuisables de ressources, et qu’ils ont des beaux jours devant eux..

La maison de la danse de Lyon accueillera Pixel du 20 au 30 janvier 2015

L’apport de ce travail de recherche sur le plan personnel

Mon projet de recherche m’a beaucoup apporté. Il m’a permis d’approfondir mes connaissances sur un sujet que j’aimais déjà beaucoup mais dont je ne connaissais pas grand chose. Il m’a aussi permis d’avoir un certains recule par rapport à cette effervescence constante de l’art numérique. Avant de faire mon projet de recherche, je me rendais compte de l’immensité que représentait le numérique, mais elle me faisait peur. À présent je réalise à quel point les nouvelles technologies peuvent être positives et en particulier dans l’art. Je me rend compte de la vitesse a laquelle l’évolution va, et avec l’arrivée d’internet elle est incroyablement rapide. J’aime cette idée que la vitesse de propagation des nouvelles créations échappent au contrôle de l’état, des critiques et de l’institution. Cette idée signifie qu’à présent notre opinion sur l’art numérique n’appartient qu’à nous, et que notre opinion n’est plus dirigé vers un artiste qui serait meilleur qu’un autre. La réalité n’est pas exactement celle ci mais elle tend à le devenir. Ces nouvelles technologies nous apportent une certaine autonomie, et aux artistes une quantité infinie de possibilités. Ce projet de recherche m’a ouvert les yeux sur un domaine en pleine expansion. Il m’a donné envie de créer moi aussi, et de participer à cette émancipation de l’art numérique.

Résumé d’un ouvrage décisif dans ma réflexion

Acide Sulfurique d’Amélie Nothomb est un roman d’anticipation sur une télé réalité qui a comme décors un camp de concentration. Amélie Nothomb met en scène des prisonniers choisis aux hasard dans la population, enlevés par rafle. Chaque jours deux prisonniers sont choisis et tués sous les yeux des téléspectateurs. Au bout d’un moment les producteurs leurs laissent le pouvoir de choisir les personnes à tuer, et créé du coup de l’interactivité. Ce livre m’a aidé dans le développement de mon projet de recherche, les romans d’anticipation aident à s’ouvrir aux possibles développements de notre société. Ce procédé ce retrouve chez beaucoup d’artistes. Amélie Nothomb, en utilisant cette technique d’écriture, réussi à nous plonger dans une autre dimension, effrayante, et ainsi dénonce le développement de ces outils, nous met en garde. Ce livre m’a aidé dans mon appréhension de certaines œuvres et de certains outils que j’ai pu découvrir au fil de mon travail de recherche.

Le drone : nouvel exemple rattaché à ma reflexion

Un nouvel exemple d’actualité, pourrait être l’apparition des drones qui sont en plein dans les polémiques actuelles. Selon le Larousse, le drone est un petit avion télécommandé, utilisé pour des tâches diverses et initialement conçu à des fins de surveillance. Divers scandales ont explosé notamment avec l’espionnage des centrales nucléaires. En revanche cet outil est extrêmement innovant et permet aux artistes de photographier ou de filmer de points de vues inatteignables, il remplace l’hélicoptère, qui est moins maniable, plus gros et surtout plus chers. Le drone est un outils à la porté des artistes, ils sont disponibles sur le marché à des prix plutôt raisonnable. Ainsi c’est un outils très pratique qui permet par exemple à l’artiste de land art, Jben, d’immortaliser ses immenses œuvres éphémères dessinées sur le sable. L’artiste plasticien Kats, lui utilise le drone pour peindre, la machine réalise 50% du travail, l’artiste explique : « a la manière des smartphones qui sont devenus une extension de nos esprits, les drones pourraient être à l’avenir une extension de notre être. », ainsi par l’utilisation de cet outil, il dénonce la sur-mécanisation de notre société.

Oeuvre de Jben
Oeuvre de Jben

Partie 4 : Les moyens technologiques et leur influence sur les artistes

La partie 4 traite des moyens technologiques et de leur influence sur les artistes. On peut dire suite aux parties précédentes que l’évolution technologique influence effectivement l’art vidéo depuis ses débuts. On peut se demander si les artistes ne sont pas devenu dépendant de ses outils. Mais on sait aussi que l’artiste est un témoin de son temps. Peut être que si ces outils venaient à disparaître, les artistes s’y adapterait car ils témoignerait de ce qui se passe. Seulement, il me semble que l’on a atteint un point de non retour. La technologie évolue à une allure phénoménale. A présent toutes les technologie sont fabriqué de manière à faciliter la tache aux humains. Les réglages se font automatiquement, une qualité. Le numérique à complètement surplombé l’argentique. Nous sommes dépendants des techniciens qui construise ces machines, et nous sommes même parfois dépendant des machines qui fabriquent les machines. Au delà du fait que capter une image n’a plus rien de difficile, l’artiste n’a plus le contrôle sur la machine. Si jamais elle venait a disparaître, il se retrouverait peut être bloqué et n’arriverais peut être pas au bout de son travail, de sa réflexion à cause d’un problème technique. En revanche l’évolution des technologies permet un plus grand panel d’outils, qui maintenant sont des parties pris de la part de l’artiste et rendent peut être leurs travaux plus intéressant car ils font tout par choix.