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Il y a quelques années, Banksy, le très célèbre street-artiste, avait comme dénoncer la culture des Simpsons, par un générique entièrement retravaillé. On y voyait des enfants travaillés à la chaînes pour produire des jouets et des dvd à l’effigie des bonhommes jaunes.

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Mais dans ce cas ce générique est il une forme d’art de la part de Banksy ?

Les Simpsons, voici une série télévisée ancré dans notre culture. Nous connaissons tous ces visages jaunies par le créateur lui même, Matt Groening.

Le sociologue Marcuse disait que notre culture ayant perdu sa dimension sacré, toute forme de culture devenait de masse. De plus, toujours d’après lui, la culture n’a plus que pour but de divertir, comme cette série des Simpsons. Celle ci rabaisse en plus les téléspectateurs plus qu’elle ne les élève en termes de conscience.

Quant au générique de Banksy, on y voit une forme de dénonciation du système capitaliste, avec du dessin animé. Ce générique pousse donc au questionnement, pourquoi des enfants travaillent-ils, pourquoi les animaux sont ils utilisés comme des outils de productions, comment faire travailler des gens au contact de produits dangereux ? Mais ce générique dénonce aussi. Les simspons sont l’exemple de la société américaine ne cherchant qu’a consommer.
En prenant appui sur les travaux de Marcuse, on distingue donc que ce générique est une forme d’art, inséré dans un bien culturel, qui n’a pour but que de divertir et de faire du produits avec ces objets dérivés, et que la touche de Banksy est une forme d’art qui cherche a questionner et a denoncer. 

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Bienvenu dans le determinisme technologique

Et si l’Homme entrait dans une ère où sa santé est au centre de son avenir. Ses performances cardiaques, sportives, visuelles seraient son passe droit dans l’élite. Un constat établit à la naissance, démontrant toute la génétique propre à chacun. Comme ne plus avoir sa chance. Sois être du bon coté, sois du mauvais, et tout ceci dès la naissance.

Interpreting the results from a genome scan takes a lot of people time. And the databases used to interpret the results aren't infallible.

Voilà l’ambiance qui règne dans le film « Gattaca ».

On constate que la critique de cette société au sein du film pourrait collaborer avec celle de M. McLuhan sur la notre, où cette société est régie par l’image. Car avec le film Gattaca, chaque personne est considéré par son génome. Et pour la vérification du génome et donc de l’identité de la personne, une photo d’identité devient la clé.

Dans le film, le personnage de Vincent récupère l’identité de Jason Morrow. Et avec différentes combines, il accède a l’élite. Mais lorsque il use de celle ci, une photographie (de Jason) apparait. Il se doit donc de ressembler le plus possible à l’individu en photo.

Donc par le toucher au corps, pour déterminer le génome, puis la vérification de l’individu et de la photo, nous montre a quel points, cette société futuriste est impactée par la technologie, et donc reliable avec la Galaxie Marconi de McLuhan. Une ère du touché et de l’image. On touche le génome pour y desceller une identité, vérifiable par une photographie. Pas de test intelectuelle, pas de questions, tout est image et détermination de l’humain par le déterminisme technologique.

DisneyLand : L’empire du factice

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C’est un philosophe et théoricien français du nom de Jean Baudrillard, qui nous questionne sur le réel et l’hyperéel. En reprenant certaines idées de l’allemand W. Benjamin, il énonce le système de signe propre au réel, qui se mouvra dans une forme de copie. Il énoncera ces idées par l’avènement des technologies, qui numérisent tout ce qui nous entoure (y compris ces lettres que vous lisez noires sur blanc). Celui ci explique aussi que l ‘idée de spectacle disparait au profit d’une hyperrealité. Et c’est que l’on peut observer avec DisneyLand.

Un parc d’attractions ou l’on conçoit la vie en rose, ou les attractions sont fabuleuses. Nous y avons probablement déjà tous mis les pieds là bas. Mais est ce un lieu de spectacle ?

Pour Baudrillard, pas vraiment.

Enflamme

Par là, on peut concevoir que c’est le simulacre qui efface le spectacle, en rendant ce lieu réel pour chacun d’entre nous. Et DisneyLand y parvient par différents procédés. D’abord en combinant toutes les époques, et en les assemblant en un scénario commun. On comprend alors que la compagnie introduit un lieu réel qui donc se juxtapose à notre perception de la réalité. Et pour ceci rien n’est plus spectacle, puisque le spectacle induit le faux. Là, tout paraît vrai.

On en revient donc a cette phrase (surement de Jean Baudrillard, mais j’en ai pas trouvé l’auteur précis) :

« Le simulacre n’est jamais ce qui cache la vérité

-c’est la vérité qui cache qu’il n’y en a pas.

Le simulacre est vrai. »

http://www.psy-luxeuil.fr/article-le-monde-moderne-dans-le-piege-de-l-hyper-realite-121268703.html

http://www.liberation.fr/tribune/1996/03/04/disneyworld-company_166772 

Ici et maintenant : Authenticité par l’aura

Walter Benjamin, philosophe et sociologue reconnu de son époque, publia un essai dans les années 1930, peu avant la seconde guerre mondiale, « L’oeuvre de d’art à l’époque de sa reproductibilité ». Il dénonce à travers celui ci, que notre ère, permettant une reproduction rapide et facile des oeuvres, n’en développera jamais une vraie et franche copie. En effet, il emploie alors le concept de l’aura, définissant celui ci comme « une trame singulière d’espace et de temps : l’unique apparition d’un lointain, si proche soit-il. »walter_benjamin_la_clau

Et donc d’après W. Benjamin, l’oeuvre originelle possède cette aura que la copie ne possèdera pas à l’identique. Mais à travers un exemple voyons qu’elles peuvent être les différences flagrante entre original et copie.

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Un exemple fort qui pourrait venir à l’esprit, est celui du film « OldBoy ». Long métrage très réussi de Wook-Chan Park en 2003. La totalité du thriller se déroule en Corée du Sud, avec des acteurs uniquement Coréens.  Ce film, à reçu pas moins de 9 récompenses, dont plusieurs autres nominations. On remarque d’ailleurs que ses notes, 4,3 sur 5 sur Allociné, 80% sur Rottentomatoes, ou encore 8,4 sur 10 sur IMDB, sont plutôt encourageantes.

On s’aperçoit donc que le film possède quelque chose qui lui est propre, une ambiance, une histoire, des scènes assez incroyables.

Mais en 2013, c’est le réalisateur Spike Lee qui s’attaque à cette production Coréenne, en souhaitant sortir le « OldBoy » américain. Mais Le réalisateur se vautre totalement. Le remake, malgré que plutôt pertinent et suivant correctement l’histoire originale, est très mal accueillie par les critiques. Certains rumeurs mettent la faute entre les mains de la production qui souhaitait que le film dure moins de deux heures, comparé au réalisateur qui souhaitait faire voir le jour à une version de trois heures. Mais certaines scènes sont mal gérées par Spike Lee, et le montage n’est parfois pas très propre. En outre, ce film recevra des notes très mauvaises, et des critiques à en pleuvoir.

C’est ainsi qu’on distingue la force de l’aura, l’histoire à beau être exactement la même entre les deux oeuvres (à quelques détails près), le résultat à l’arriver est totalement contradictoire. L’une de celle ci est un classique, l’autre est quasiment considérée comme un navet. Et ceci provient (ou peut provenir) de différentes causes. Déjà le réalisateur, qui est le principal artiste, mais ensuite tout ce qui englobe le reste de la production, le choix du casting, le cout de developpement, voire même l’époque de sa création (évenements de force majeurs, problèmes régionaux etc…). Tout ceci participe à l’aura dans l’exemple ci dessus, et prendre une oeuvre réussi et la copier ne garantie pas que celle ci soit réussie, c’est le concept de l’aura qui rentre alors en jeu.

L’opium du Peuple

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C’est dans les années 30 aux Etats Unis, que le concept sociologique de mass-média fit son apparition. Ce concept est vivement critiqué par la classe de l’intelligentsia qui y voit une menace par son attraction et sa persuasion mises aux services des instances politiques, du secteur industriel, mais surtout celui de la publicité. En 1962, c’est le sociologue Edgar Morin qui définira ce concept de culture de masse à travers son ouvrage « L’Esprit du Temps ». Mais de quelle manière la culture de masse a-t-elle eu raison de nous ?

C’est ce que nous verrons à travers un premier point accordé à qu’est ce que ce genre de culture, puis secondement, comment persuader la population de vivre avec et pour cette culture.

De manière simple, on peut comprendre que la culture de masse n’est que la production intensive, massive voire industrielle de produits (en tout genre) à « usage » culturel. Produits en masse, car pour un agglomérat ou groupe d’individus, mais où chacun est considéré de manière la plus singulière possible. Car il faut comprendre que ce concept repose sur la recherche de public maximum, mais pour atteindre le plus d’esprit possible, il est nécessaire de communiquer aux personnes une à une, de manière à entrer dans leur vie privée. De ce fait, deux grandes fonctions empreintes à la culture de masse se développent. La première se trouve être une fonction de projection, là où le but est de projeter l’individu dans un univers différent de celui dans lequel il vit, à la manière du rêve. La seconde fonction elle, est celle de l’identification, où le public se mettra à la recherche d’une forme de bonheur privé, le plus souvent inaccessible. Cette seconde fonction peux s’apparenter au fameux « Happy Ending » du cinéma américain classique.

On peut comprendre que l’Homme n’a sans cesse été qualifié dans la société par un ordre social. Celui ci a souvent été déterminé par son secteur de travail, et le temps qu’il y consacrait par jour, voire par semaine. Depuis la Révolution, qui a amené un changement social important, puis un changement d’ordre industriel, on s’est donc aperçu qu’une grande classe « moyenne » a émergé. Par ses différences que le temps a creusé, on remarque que l’individu n’est plus caractérisé socialement par son temps de travail mais par son temps de loisir. Les mass-médias s’emparent alors de cette mouvance, pour assouvir la population à consommer des produits culturels./// Cette consommation par aliénation repose sur ce que l’on peut appeler « Soft-Power ». C’est à dire, par attraction et persuasion. Les produits culturel issus de cette industrialisation se doivent d’être accessibles, mais aussi étonnement divers afin de continuer à toucher le public maximum. Bien sur, il est nécessaire que ceux ci apporte le divertissement puisque ce sont des produits à consommer pendant le temps de loisir. Car comme le disait le sociologue Edgar Morin, cette culture de masse n’est autre que le nouvel « opium du peuple ». 

Les PinUp de Marc Curial

Voilà, je poste enfin mon interview sonore concernant l’artiste M. Curial, peintre de PinUp, possédant une boutique/atelier situé dans le Vieux Lyon.

C’est avec plaisir qu’il à accepté ma demande d’interview, surtout que ce n’était pas sa première fois.

Quant à moi même, si j’ai décidé de m’orienter dans son magasin, c’est véritablement par curiosité de sa manière d’oeuvrer. Plusieurs fois j’étais venu voir cette boutique, et  chaque fois celle ci me marquait un peu plus.

On comprend par cet interview, que cet homme n’est pas juste un peintre, c’est véritablement un artiste, qui souhaite insufler la vie à chacune de ses oeuvres.

Mon projet de portrait sonore : Les PinUp du Vieux Lyon

Voila, j’ai finalement décidé d’interview Marc Curial. Peintre de PinUp s’étant installé dans la rue du Boeuf à lyon. Si je me suis intéressé à son activité, c’est parce que j’ai toujours été interpellé par son magasin, simplement pour jeter un coup d’oeil. Puisque je n’ai jamais été acheteur.

Je me déciderais donc de lui poser certaines questions, comme sa vision de la vie, et quel rapport en fait il avec son métier. Travaille-t-il accompagné ? Et quelles pourraient être des oeuvres qui le passionnent et dont il à le plus à raconter. Voilà ce que je pense lui demander.

Le festival du petit mais grand cinema !

Clermont Ferrand, une ville que je connaissais un minimum pour y avoir déjà mis les pieds de temps en temps. A vrai dire j’ai trouvé que cette ville était parfaitement adapté à ce genre d’événements. Tout d’abord par sa taille, tout est faisable à pied, le maximum pour atteindre un point à l’autre du festival est d’environ quinze minutes. De plus, les différents lieux sont souvent placés à des endroits proches de l’unique ligne de tram clermontoise. Mais si je revenais à ce que proposais le festival, j’en ai agréablement été surpris. Avec un peu moins de 30 catégories cinématographique avec des films internationaux, experimentaux, nationaux ou même réalisé par la Femis. Ceux ci peuvent à la fois mélanger le cinéma d’animation, la fiction voire le documentaire. Voilà ce qui varie un peu le programme pour les goûts de chacun. Le festival accueille comme toutes les autres années un pays en particulier, ce qui permet encore une fois d’ouvrir un peu les esprits et d’éveiller la curiosité. Pour cette édition, la Suède était la nationalité filmique représenté. Un choix fort lorsque l’on voit la différence des types de sujet abordé avec le cinéma plus occidental. Un cinema humoristique le plus souvent, avec en gage une certaine qualité.

A mon humble avis, je dois admettre que le cinéma expérimentale m’a plu. C’est un type filmique que je ne connaissais absolument pas, et lorsque un de ces courts métrages commence avec comme écriteau « Attention, peut provoquer des crises d’épilepsie », on sent tout de suite une ambiance entièrement différente des films plus classiques. Souvent critiqué par les dires des gens, j’ai décidé de ne pas m’arrêter à ça et j’en suis plutôt content d’avoir découvert cette catégorie de film.

A vrai dire, je suis partie triste de Clermont Ferrand. Triste de ne pas pouvoir assisté plus longtemps au festival. Que je recommande d’ailleurs, à toutes personnes appréciant le cinéma.

Top 3 du Clermontfilmfest 16 ? Et oui !

Etant élève d’une licence en communication et création numérique, j’ai eu la possibilité de participer en tant que spectateur au festival du court métrage de Clermont Ferrand. A vrai dire, c’était la première fois que j’y participais, et de ce fait je me suis vite fais submergé par le fonctionnement du festival et le nombre de court métrage présent. Mais une matinée suffit pour trouver ses repères. Il faut savoir que les courts métrages sont classé par différents critères. Et parmi ceux qui ont retenus mon attention, deux font partis du programme « International » et un du programme « Star Systeme ». Continuer la lecture de Top 3 du Clermontfilmfest 16 ? Et oui !

Operation Lune, ou le docu-menteur presque parfait.

operation luneDocumentaire de 2002 réalisé par W. Karel. Le sujet traité est celui de la conquête spatiale des américains pendant la guerre froide. C
e qui rend ce doc si particulier c’est qu’il dévoile des informations si particulière qu’elles sont à peine croyable, tirées de dossier récemment déclassé, par l’utilisation des formes du documentaire sérieux.
Continuer la lecture de Operation Lune, ou le docu-menteur presque parfait.