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Une conclusion sur mon stage chez une start-up parisienne

Au départ j’étais très sceptique concernant mon stage, lorsque mon patron m’a demandé de monter sur Paris, alors qu’au téléphone il s’agissait de la ville ou j’habitais.
La première semaine du stage ne fût pas des plus intéressantes. Elle consistait principalement à monter des rushes envoyés à distance. Il a fallu que mon employeur m’envoie plus de huit heures de rushes avec un disque dur via la poste.

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une capture d’écran d’un montage

Il était quand même intéressant de constater que même des entreprises « professionnelles ». L’entreprise qui avait enregistré ces rushes disposait de plusieurs caméras, environ 5, et donc de 5 plans différents pour rendre la conférence moins ennuyeuse. L’une des caméras était inutilisable, le caméraman ayant tenté des mouvements de caméra plutôt discutable. L’autre gros problème était que la prise son a été prise à partir d’une seule caméra. Donc lorsque la carte sd de la caméra en question était pleine, il fallait donc que chaque cut soit aligné avec le même plan large. Et donc si je voulais utilisé un autre plan, il fallait aligné les plans à partir de la prise son du plan, qui était inutilisable, avec la seule bonne prise son.

Cette expérience m’a cependant fait comprendre la richesse de l’expérience de terrain. Et même si la journée à Paris fut, elle n’en demeura pas moins extrêmement enrichissante, que ce soit en pratiquant et en utilisant du matériel, ou en parlant aux gens de leur parcours et de leur expérience.

Ce stage reste pour moi une bonne conclusion pour cette première année en BCCN1, et je suis convaincu que l’année suivante nous apprendra plus que nous n’en attendons.

 

 

J’ai assisté au salon « Planète PME » au Palais Iena à Paris

Jeudi dernier, dans le cadre de mon stage, je suis allé à Paris, et plus précisément au salon Planète PME, au palais Iena, en plein centre de Paris, à 2 minutes à pieds de la Tour Eiffel. Ce salon avait était destiné aux jeunes entrepreneurs, et avait pour but de leur apporter des conseils, ou de les mettre en contact avec des incubateurs.

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Photo de l’entrée principale du bâtiment
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Location du palais Iena dans Paris, la tour Eiffel est juste en dessous

Arrivé sur place, j’ai fait la connaissance d’Olivier Soyer, la personne avec qui j’allais travailler la journée.

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Olivier Soyer (Gauche) et moi même (droite)

Le parcours d’Olivier est assez particulier. A 20 ans, il vient juste de finir son bts pour travailler dans une papeterie. 3 ans plus tard, il plaque tout pour travailler dans un zoo, dans lequel il travaillera en tant que garde et assistant vétérinaire. Il quitte le zoo pour aller à l’ESRA, une école supérieur d’audiovisuel, où il fera une année d’étude. Après avoir bossé plusieurs années pour une webtv (dont lui même ne se rappelle plus le nom), il se lance en tant qu’auto-entrepreneur. Il travaille seul. Son métier consiste en filmer et monter des événements divers, mais principalement des conférences comme celles auxquelles j’ai assisté ce jour là. Olivier dispose de deux caméras, un micro et un panneau LED.

 

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Les deux caméras d’Olivier

La particularité des caméras d’Olivier, c’est qu’elles sont pas numériques. Olivier fonctionne avec des cassettes, qu’il  doit ensuite exporter sur son ordinateur via un magnétoscope, ce qui lui prend du temps. Il préfère cette méthode, car il n’a pas les moyens de changer son matériel pour des caméras numériques.

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Une des cassettes qu’utilise Olivier

J’ai alors demandé à Olivier : « Mais ça ne te coûte pas trop cher en budget de cassette ? Et tu en trouves facilement ? » il m’a répondu qu’on pouvait enregistrer par dessus des cassettes déjà pleines, donc pas besoin d’en racheter, il suffit d’avoir assez de stock pour enregistrer plusieurs heures. La seule grosse contrainte c’est qu’il faut changer de cassette toute les 45 minutes (d’où l’intérêt d’avoir 2 caméras).

Les conférences ont débuté vers 8h30 du matin, et se sont finies aux alentours de 19h. Rester derrière une caméra debout pendant 7 heures d’affilées n’est pas facile. Tout au long de la journée je me suis demandé comment Olivier pouvait bien se débrouiller tout seul, avec tout son matériel à transporter et des journées comme celle ci. Il m’a confié qu’il ne travaillait pas plus de 7 jours par mois, chaque contrat/journée de travail lui rapportant en moyenne 400 euros.

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Une des conférences

Ce qui est très intéressant avec le métier d’Olivier, c’est que chaque événement qu’il film, est toujours différent en terme d’organisation, et qu’il faut être plutôt bricoleur pour faire ce métier (surtout quand on est tout seul).

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un des casques qui permettaient d’écouter les conférences

Par exemple, comme on peut le voir sur la photo ci dessus, les conférences ne mettaient pas d’enceintes à disposition. Le publique écoutait les intervenants grâce à des petits casques avec des lecteurs individuels. Ce qui a posé un problème par rapport à la prise son. Impossible d’enregistrer ce que disaient les intervenants avec le bruit ambiant du salon. Et lorsque vous exposez le problème à votre patron, il n’aura que les mots « ce n’est pas mon problème » pour vous aidez, et pour mieux vous faire comprendre l’état de la situation dans laquelle vous vous trouvez.

Heureusement, en fouinant un peu dans les coulisses et vers le fond du bâtiment, on a trouvé un pupitre avec deux micros compatibles avec des câbles XLR. On a branché un micro à chaque caméra, et même avec le changement de cassette, on avait toujours la prise son. Et heureusement pour nous, la première conférence allait être refaite l’après midi. Un gros coup de bol qui nous a fait passer une journée moins difficile.

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le pupitre en question

C’était la première fois que je voyais un intervenant faire une conférence avec trois micros, mais le système de retransmission des conférences ne nous permettait pas de procéder autrement. D’autre part, il était plutôt surprenant d’enregistrer des conférences auxquelles on entendait rien, à moins de brancher un casque à la caméra.

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Photo de la caméra 1 pendant une conférence

 

 

Le seul problème c’était lorsque l’intervenant (malgré avoir été préalablement briefé par nos soins concernant le système de capture son) décidait malgré tout de s’écarter du pupitre, d’une distance suffisamment grande pour rendre la capture son inutilisable. Alors quand je me suis retourné vers Olivier, il m’a tout de suite dit « comme dirait le patron, c’est pas mon problème ». Sans parler des questions posées par le publique, impossibles à enregistrer.

Une autre surprise dans cette journée déjà bien remplie : c’était la visite du ministre Emmanuel Macron. Dès son arrivée, j’ai reçu l’ordre de le photographier jusqu’à ce qu’il quitte le salon. Cela m’a également permis d’avoir un aperçu du métier de paparazzi.

Pendant le salon, j’ai essayé de repérer toutes les personnes qui exerçaient une activité proche de la mienne, qui ne venaient pas pour le contenus même de conférences, mais qui comme moi étaient chargé de les enregistrer, ou de les photographier. Et j’avais repéré 3 personnes (que des hommes) qui traînaient dans le salon, sans prendre de photo, l’air de se promener tout en cherchant quelque chose. J’ai compris plus tard qu’ils attendaient l’arrivée du ministre, qui est apparu aux alentours de 15h (l’un d’entre eux est arrivé le matin vers 9h).

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J’ai fait mon possible pour que l’agent de sécurité à droite apparaisse flou. Il ne m’a quasiment pas quitté des yeux pendants que je photographiais le ministre.

Ces photographes étaient plutôt agressifs, et faisaient leur possible pour ne faire apparaître aucun agent de sécurité dans leurs photos (c’est tout du moins ce que j’ai compris en regardant par dessus l’épaule de l’un d’entre eux). Ils sont assez agressifs, et n’hésitent pas à donner de bon coups de coude pas forcément amicaux aux concurrents.

Au final la meilleure méthode, ou tout du moins celle que j’ai utilisée, c’était de me glisser parmi les exposants, et de prendre facilement des photos de face.

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Au final, ce fut une journée très instructive. Un très bon aperçu de ce qu’est le monde du travaille, et comment ce type d’entrepreneur perçoivent les profils créatifs : comme un genre d’ouvrier qui se trimbale en permanence un appareil photo. Mais qui savent également reconnaître lorsque vous avez fait du bon travail. C’est également un métier ou il y a de la concurrence. Même si c’est relativement bien payé, il faut chercher des contrats, car comme Olivier m’a dit : « si t’as pas de contact, t’as pas de boulot, donc ça vaut quand même le coup d’aller voir ce genre de salon pour voir si des entrepreneurs ont pas de films ou des shooting photos à te faire faire ». C’est un métier bien plus difficile qu’on peut le penser. Ça m’a rappelé le blitz.

Mais c’est le genre d’expérience qu’il est essentiel de vivre, lorsque l’on fait ce type d’études, et que l’on se destine à des métiers de l’audiovisuel.

Ma première semaine de stage

Cela fait maintenant une semaine que je travaille pour l’entreprise Entrepreneur Engine, une entreprise qui aide les start up à se développer et à s’organiser.
Pour l’instant, mon travail ne se résume qu’à monter des conférences pouvant durer plusieurs heures. C’est néanmoins un travail formateur, et qui me parait être un exemple concret, des tâches par forcément attrayantes,  mais qu’il est nécessaire d’accomplir, dans les métiers auxquels nous nous destinons.
D’autre part, Jeudi prochain je partirais pour une journée à Paris, pour travailler en tant qu’assistant avec Monsieur O. Soyer, avec qui je serais charger de « couvrir médiatiquement événement » (comme l’a dit mon patron).
J’espère que l’expérience de terrain sera plus qu’enrichissante.

Les SFM : Quand le jeu vidéo rencontre le court métrage indépendant

Dans la vie, j’aime beaucoup de choses. Il y en a deux qui se démarquent : le jeu vidéo et le cinéma. Malheureusement, ces deux médias ont encore beaucoup de mal à se trouver malgré leurs points communs. J’avais donc envie de vous proposer de découvrir les « SFM », qui sont pour moi, l’une des plus belle forme de rencontre entre cinéma et jeu vidéo.

SFM est l’abréviation de « Source Film Maker », qui est un logiciel qui permet de faire de l’animation. Or là ou ça devient intéressant, c’est que l’on peut télécharger des modèles 3D de personnages de jeux vidéos dans ce logiciel, et ainsi leur donner vie. Ce qui est d’autant plus génial, c’est que grâce à des médias comme Youtube, ces courts métrages sont facilement accessibles. Evidemment, il ne faut pas s’attendre à ce que toutes les chaines diffusent des films dignes d’intérêt ( si vous n’êtes pas amateur de toutes les bizarreries qu’internet peut vous offrir, ne tapez surtout pas « SFM gmod »).

Ces films ont un tel succès auprès des fans des jeux représentés que les développeurs ont mis en place une sorte de cérémonie des Oscars, appelée Saxxy Awards : 

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A noter que le gagnant de cette compétition peut utiliser la statuette ci dessus comme arme dans le jeu. Ce qui le rend extrêmement respectable. On a déjà vu certains joueurs demander à se faire tuer par le possesseur de la statuette en question.

Etant particulièrement fan du jeu Team Fortress 2, je vous recommande des vidéos telles que « Hitman Havoc » du très talentueux « The Winglet ».

Judith Butler

Judith Butler est une philosophe américaine, née à Cleveland le 24 février. Elle est actuellement professeure à l’université Berkeley depuis 1993.

Dans son livre « Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity » sorti en 1990 (publié en France en 2005), elle remet en question la notion même de genre. Selon elle, il n’y aurait ni homme, ni femme, mais un (ou une?) seul et même genre.

Elle appuie sa théorie sur des minorités qui remettent en question leur identité sexuelle ( Drag Queen).

Jean Baudrillard

Jean Baudrillard était un philosophe français, né le 27 juilet 1929 à Reims, et mort à paris le 6 Mars 2007.

Dans son livre « Simulacres et simulations« , il part du principe que les modèles de vie et d’existence diffusés par les médias transforment notre société. En effet, ces nouveaux modèles créent un modèle de vie qui dépasse la réalité, jusqu’à la remplacer.

Beaucoup de films reprennent cette thématique, comme eXistenZ ou Matrix.

Cette théorie peut se vérifier dans notre réalité : par exemple, la plupart des touristes ne vont pas visiter la Nouvelle Zélande, ils vont en vacances dans la Terre du Milieu.

Ignacio Ramonet : Nespresso : le film

Ignacio Ramonet était un journaliste et un sémiologue du cinéma, né en Galice, en 1943, sous le régime de Franco. Il expose sa théorie sur la manipulation du public par la télévision dans son livre : La propagande silencieuse.

Selon sa théorie, le publique, est influencé en permanence par le cinéma et les spots publicitaires. D’après Ignacio Ramonet, la publicité a repris et simplifié les codes du cinéma. Le cinéma montre un mode de vie, qui est reprit par la publicité, qui en devient un complément. Mais la publicité ne s’arrête pas là, et prendrait progressivement le pas sur le cinéma, jusqu’à ce que les rôles s’inversent. La publicité se modernise, s’élabore (publicité Nespresso). Certains grands réalisateurs se sont formés grâce à la publicité (Ridley Scott).

L’auteur invite donc le publique à se méfier face aux images et aux modèles diffusés par la publicité.

Pierre Bourdieu : « knowledge is money »

Pierre Bourdieu, était un des sociologues français les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.

Dans son ouvrage « Sur la télévision », l’auteur dessine un lien entre journalisme professionnel et commercial en relation avec l’homogénéisation de l’actualité. D’autre part, il dégage une thèse selon laquelle le journalisme exercerait une emprise de l’information sur le champ de la diffusion médiatique.

Même le journalisme est soumis à la loi du marché. C’est tout du moins l’avis de P. Bourdieu concernant le sujet. Les journalistes seraient comme des commerçants, et les masses les consommateurs. Pour satisfaire le consommateur, il faut pouvoir lui offrir ce qu’il désire, quel que soit le contexte. On va donc chercher l’information qui fait parler d’elle, qui fait couler l’encre, et c’est le plus souvent les affaires à scandales qui vont faire la une. Selon l’auteur, les choses futiles sont les plus importantes : non seulement elles font vendre, mais en plus du point de vue politique, cela permet de détourner l’attention des masses de sujets plus fâcheux. Il en résulte de ces méthodes une manipulation, voir un aveuglement des masses.

Mais des informations juteuses qui permettront d’attirer l’audimat, il ‘n y en a pas énormément. Les sociétés d’informations sont donc amenées à diffusées les mêmes idées, et donc en même temps, de par la nécessité de diffuser immédiatement le plus de contenu possible. C’est cette idée que l’auteur traduit par « l’homogénéisation des médias » : quelle que soit la chaine que l’on regarde, il y a de fortes chances pour que les gros titres soient les mêmes partout.

Bien que le journalisme dispose d’un certain pouvoir sur les autres médias grâce à sa présence omniprésente, et à son catalogue de contenu renouvelé en permanence, il n’en reste pas moins tristement soumis à la loi du marché.

Nous sommes tous de stars, notre différence nous fait briller

Dans son livre « L’écran global », Gilles Lipovetsky développe sa théorie sur la culture et les médias, à un âge qu’il décrit comme « hypermoderne », et qui reste un terme associé aux pensées de l’auteur.

Dans le chapitre 4 de son ouvrage, l’écrivain énonce l’hypothèse que la société contemporaine s’identifierait au cinéma de façon existentielle. En effet, l’auteur décrit que parce que le cinéma réfléchi sur lui-même (au travers de remake, de citations, de caméos etc…) la société, par identification au média ainsi qu’au modèle globale de vie que montre le cinéma, serait amenée à se remettre en question. Le cinéma, de par son universalité, inhiberait les masses, et les amèneraient à se poser des questions sur leur existence propre, parce que le cinéma exerce une réflexion sur lui-même.

Cette remise en question de notre société serait à l’origine d’une nouvelle ère : l’âge Hypermoderne. Avec l’âge hypermoderne arrive « l’hyper cinéma » (très original dans le contexte de réflexion de l’auteur). Cet hyper cinéma apporterait de nouveaux genres au 7e art, comme la parodie ou le détournement (comme OSS 117 avec James Bond). L’auteur traduit cette apparition de genre par une volonté du cinéma à affirmer sa modernité et son indépendance, ce qui, en suivant la théorie de l’auteur, se répercute sur la société, qui désire elle aussi à affirmer son indépendance.

Ce désir d’indépendance, et cette volonté d’affirmer son originalité et sa modernité, se traduit par une rupture des codes naturels, et l’apparition de nouvelle manière d’exister, de vivre (mariage homosexuel, drogues, avortement etc…).

Guy Debord : Herbert Marcuse, le retour.

Guy Debord était un écrivain, cinéaste et leader du mouvement situationniste, particulièrement actif dans les années 60/70.

Sa théorie : la surconsommation dépossède l’homme de son humanité : c’est le phénomène d’aliénation. Dans la société dans laquelle il vit, Debord croit que tout le monde pense la même chose, à cause de l’omniprésence des médias qui transmettent les mêmes idées et modèles de consommations, ce qui rejoint fortement les théories d’Herbert Marcuse.

Dans son ouvrage La société du spectacle, il critique radicalement la société, et surtout la manière dont les médias montrent les produits. Ils font du produit quelque chose d’indispensable, mais lorsque celui-ci se retrouve entre les mains du consommateur, il redevient banal et sans intérêt. Cet argument rejoint la thèse du philosophe allemand Schopenhauer : « L’Homme est un éternel insatisfait ».