Tous les articles par brunehny

Brune, 18 ans, lyonnaise depuis toujours, je suis entrée à l'institut Marc Perrot en Communication et Création Numérique cette année après avoir obtenu un Bac S. Tout ce qui touche à l'image m'intéresse d'où le choix de cette formation mais le cinéma et la photographie me passionnent particulièrement.

Nouveau regard

Conclusion d’un semestre et du cours de modèles théoriques de la communication de masse.

La rédaction d’article pour chacun des auteurs que nous avons vu en cours, forcément, ça nous oblige à nous intéresser à leurs idées et de nous ouvrir encore plus sur les notions que nous avons vues.

Ce cours a été l’occasion d’avoir une vue d’ensemble sur ce que sont les médias, et surtout comment ils sont vus, même si nous avons surtout étudié des penseurs très pessimistes sur le sujet et sur la société capitaliste en général.

La peur cultivée par la télévision

Dans son ouvrage Sur la télévision, Bourdieu fait une critique des médias en considérant que la télévision elle-même est soumise à la loi du marché. Si on s’intéresse aux journaux télévisés, on peut retrouver cette idée dans le sens ou c’est un domaine concurrentiel, avec de multiples chaînes qui diffusent un journal à la même heure.

Les chaînes cherchent l’audience, alors elles font tout pour capturer l’attention des téléspectateurs, et c’est ainsi que la télévision accorde une grand part à des sujets bien spécifiques, qui font souvent scandales majoritairement les affaire politico-médiatiques et les faits divers.

Un autre moyen de tenir les téléspectateurs en haleine, c’est de jouer sur le sensationnel. Les journaux télévisés misent sur l’angoisse, le suspense pour garder l’attention.

A ce propos, un reportage traite de l’exploitation de la peur par les médias, et en particulier par les journaux télévisés.

Pour résumer, ce reportage explique comment les journaux abusent parfois de la vérité en déformant la réalité dans l’objectif d’être plus impressionnant afin d’avoir plus d’impact, et cela en alimentant la peur (jusque dans les publicités choisies). Ce qui nous est dit n’est finalement pas représentatif de ce qu’il se passe vraiment, et nous avons ainsi tendance a sur-évaluer le danger.

Il n’y a qu’à voir le générique du JT de TF1 :

#instasouvenir

Je suis tombée tout à l’heure sur cet article de Vice sur “l’art” de la photo, et sur ce phénomène grandissant où tous les détenteurs de smartphone avec un appareil photo digne de ce nom s’improvisent plus ou moins artistes à travers le réseau social aux 400 millions d’utilisateurs qu’est Instagram.

L’article en question : http://www.vice.com/fr/read/je-ne-pige-rien-a-instagram

Je ne partage pas forcément la vision de l’auteur sur la critique qu’il fait du réseau, mais une phrase en particulier a retenu mon attention, quand le journaliste dit “C’est comme si on nous disait de ne pas nous fier à nos propres souvenirs.” lorsqu’il pointe du doigt le besoin qu’on les  gens en général de tout prendre en photo. Par là, on peut entendre que l’individu est perdu dans sa propre réalité.

Entrée

On peut lier cette idée à la pensée de Jean Baudrillard qui écrit Simulacres et Simulation en 1981. Dans cet ouvrage, il introduit et définit le terme de “simulacre” en expliquant qu’il remplace le sujet auquel il se rapporte. En ce sens, il est possible de relier ce point de vue avec le lien photo/souvenir qui se mélangent. Lequel représente la réalité, lequel est vrai ? Un souvenir il n’y a rien de plus réel, mais il peut s’oublier, et dès lors il est impossible à rattraper, une photo, c’est immortel.

Je finirais en citant un passage du chapitre “La précession des simulacres” qui traite donc de l’image :

“Telles seraient les phases successives de l’image:

    1. elle est le reflet d’une réalité profonde
    2. elle masque et dénature une réalité profonde
    3. elle marque l’absence de réalité profonde
    4. elle est sans rapport à quelque réalité que ce soit : elle est son propre simulacre pur.

Dans le premier cas, l’image est une bonne apparence – la représentation est de l’ordre du sacrement. Dans le second, elle est une mauvaise apparence – de l’ordre du maléfice. Dans le troisième, elle joue à être une apparence – elle est de l’ordre du sortilège. Dans le quatrième, elle n’est plus du tout de l’ordre de l’apparence, mais de la simulation.”

Pour imager, on peut associer ces quatre étapes à ce qu’il se passe quand on prend une photo pour immortaliser un moment jusqu’à celui où on va la poster sur un réseau après l’avoir modifiée, arrangée. Pour ceux qui vont la voir, elle est effectivement de l’ordre de l’apparence et ne représente rien.

Etes vous dans la norme ?

La société veut vous faire croire que vous êtes original. Comment ? En créant de faux besoins par exemple, et en vous convainquant que vous pouvez devenir exceptionnel. La publicité est un moyen privilégié de notre société capitaliste pour faire passer de tels messages, car nous y sommes confrontés tout au long de la journée. A la radio, la télévision, à l’arrêt de bus, sur notre téléphone… partout; en moyenne, nous en voyons près de 3 000 par jour.

herbert_marcuseHerbert Marcuse, philosophe de la seconde moitié du XXème                 siècle, auteur de L’Homme unidimensionnel (1964) défend la thèse selon laquelle la société occidentale empêcherait tout changement social, en donnant l’illusion d’une liberté en réalité réprimé le capitaliste, qui exerce en réalité un logique de domination. Un des trois points majeurs que Marcuse utilise pour appuyer ses propos repose sur la maîtrise des besoins par la société capitaliste.

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Prenons une publicité qui encourage, le plus souvent les femmes, à perdre du poids (surtout en cette période). Par là, on nous fait croire que le changement est synonyme d’originalité, que pour se démarquer, il suffit de suivre le programme. En fait, là, c’est juste un faux besoin qui est créé à destination des individus qui vont y voit un réel besoin et ainsi consommer un service afin au final, de rester dans la norme.

Avoir un beau corps pour l’été, bien sûr, cela semble indispensable. Pourquoi ? Parce que la société vous le dit, parce que vous lisez les magazines, parce que vous regardez la télévision, parce que vous vivez dans cette société capitaliste, dans laquelle, selon le philosophe de l’école de Francfort tout espoir de changement n’est qu’illusoire.

La déshumanisation de l’homme à l’heure du capitalisme

Adorno, philosophe, écrivain eAdornot musicien, est une figue majeure de l’école de Francfort. La montée du nazisme l’o
blige à quitter l’Allemagne et fait naître un profond pessimisme dans sa pensée, selon laquelle l’homme est instrumentalisé au service du pouvoir économique et politique, lié à la montée en puissance du capitalisme à cette période.

Travaillant avec Max Horkheimer, directeur de l’école de Francfort, ils en viennent à parler de la chosification de l’homme, qui, déshumanisé, aurait perdu ce qui faisait son essence.

Dans La production industrielle de biens culturels, rédigé en 1944, les deux hommes exposent les principes fondateurs de l’école de Francfort, en démolissant toutes les valeurs de l’Europe occidentale acquises depuis le XVIIIème siècle.

Pour reprendre l’idée de chosification de l’homme, je pense que les footballeurs évoluant en professionnel sont un exemple de cette idée.

Quand on pense au monde du football, on a en tête la représentation d’un monde régi par des transferts d’argents, les joueurs gagnant et valant des sommes d’argent exorbitantes. Dès lors qu’ils atteignent un niveau respectable, les joueurs ne deviennent rien d’autre que des objets commerciaux, pouvant être échangé, ou vendus.

D’ailleurs, quand on parle de mercato, on parle d’un marché de transferts où les seuls biens considérés sont des joueurs qui sont donc associés à un prix au même titre que tout autre bien marchand. C’est le terme qu’utilise Adorno quand il parle du statut de l’homme, qui devient alors un objet.

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Quand le Qatar rachète le PSG, en 2011, l’équipe de Paris, et donc les joueurs, ne sont pas plus qu’un moyen pour la société d’investissement du Qatar de donner de lui une image respectable dans le monde occidental, le football étant extrêmement populaire en Europe. D’un côté, les joueurs vont faire de leur mieux pour satisfaire cette attente et de l’autre, le Qatar va faire en sorte que l’effectif soit optimal pour réunir toutes les chances de son côté. Sélectionner et acheter les meilleurs joueurs pour rendre la concurrence difficile. 

Walter Benjamin parle de la reproductibilité technique des oeuvres.

Considéré comme un des majeurs penseurs allemands, la vie et l’œuvre de Walter Benjamin va être marquée par une question majeure qui est celle du totalitarisme et plus particulièrement le

Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.
Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.

nazisme, en étant né dans une famille juive berlinoise. En 1936 paraît son ouvrage L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique dans lequel il va traiter le thème de la modernité en se questionnant notamment sur l’aura des oeuvres et leurs authenticité, dès lors que celles-ci peuvent être reproduites en masse, grâce aux nouveaux moyens de l’époque.

Aujourd’hui, les oeuvres d’art sont produites et reproduites. A partir d’une peinture, photo, ou autre oeuvre originale, chacun peut avoir sa réplique personnelle.

De nombreux sites Internet sont dédiés à ce phénomène de reproduction, destiné à la masse. 

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Désormais, tout le monde peut avoir la Joconde chez soi, choisissant même le format, la technique d’impression etc.

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Cela pose le problème de l’authenticité de l’oeuvre d’art. Quelle est désormais la valeur de la véritable oeuvre, celle de l’artiste ? Il reste celui à l’origine du projet mais qu’en est-il de la technique, si une toile peut être reproduite en des milliers d’exemplaires, quelle est la performance de l’artiste ?

A ce propos, Benjamin parle de standardisation et consommation de l’oeuvre d’art. Grâce aux nouvelles techniques d’impression, elle va pouvoir être reproduite en masse, et elle perd de son essence au fil des reproductions, et devient un objet commercial.

Selon moi, il faut faire la distinction entre la véritable oeuvre d’art, l’originale, celle réalisée par l’artiste et l’objet commercial qu’est sa reproduction que la masse se procure, renvoyant à la consommation. L’oeuvre ne perd pas totalement de son aura au fil des reproductions et aura toujours cette valeur, ce quelque chose que nulle autre de ses copies ont. D’ailleurs, sinon, comment expliquer que les musées soient toujours autant fréquentés, et que les toiles authentiques soient vendues à des tels prix ? La satisfaction d’être face à une oeuvre originale est largement supérieure à celle d’observer une copie de celle-ci. On est ainsi plus proche de l’artiste lui-même. Pour moi, le phénomène de reproductibilité des oeuvres d’art donne au spectateur encore plus envie de se trouver face à face avec la réalisation de l’artiste telle quelle.

The medium is the message

Intellectuel canadien, Marshall McLuhan est un des pionnier de l’étude des médias, en créant notamment The center for Culture and Technology à l’université de Toronto. Connu pour sa pensée visionnaire, il s’interroge sur le pouvoir des médias et les impacts

Marshall McLuhan outside St. Michaels College, University of Toronto. (CP PHOTO) 1999 (Stf-P.J. Salkovitch)
Marshall McLuhan outside St. Michaels College, University of Toronto. (CP PHOTO) 1999 (Stf-P.J. Salkovitch)

qu’il peuvent avoir sur l’être humain. La thèse qu’il défend est simple : “The medium is the message”, une courte phrase qui en dit long. C’est le principe même de la communication médiatique. Pour faire passer un message, le support utilisé est tout aussi important que le message en lui même, voire plus, dans le sens où il va provoquer des émotions chez l’individu visé.

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Dans cette publicité datant de 2008, le but est de sensibiliser. Pour ce faire, la Sécurité routière cherche un moyen d’attirer l’oeil, d’être visible à propos de l’obligation de détenir un gilet et un triangle dans son véhicule. Pas simple de promouvoir le port d’un gilet jaune, ainsi, pour cela quoi de mieux que de choisir Karl Lagerfeld, icône de la mode ?

Il adapte ici une posture à son habitude, droit, sérieux, lunettes de soleil, costume. La phrase fait tout la puissance de la publicité “c’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie”. C’est comme si le couturier allemand s’adressait directement à nous. L’agence de publicité choisit ici le ton de l’autodérision pour mieux toucher et sensibiliser le public (ce qui est le véritable message). 

La thèse de McLuhan s’applique ici, on utilise la moquerie et une figure majeure de la mode pour faire passer un message beaucoup plus sérieux, celui de la sécurité sur la route.

Cette publicité a eu énormément de succès, et a valu au gilet jaune le surnom de « Lagerfeld Jacket » en Angleterre.

Mon portrait sonore : My cup of time, interview de Cécile

Réaliser une interview aura été une expérience enrichissante, aller sur le terrain pour interroger une personne, ce n’est pas pareil qu’écouter un cours théorique, il faut fixer un rendez-vous, choisir un lieu idéal, préparer les questions… Bref, il faut entièrement prendre les choses en main.

J’ai donc interviewé Cécile, sophrologue, sur son lieu de travail, silencieux, car le calme et la sérénité est à la source de son métier.

J’ai essayé de ne pas interviewé très longtemps, car c’est toujours difficile de choisir, d’exclure; au final je n’avais pas plus de 6-7 minutes de son.

Toute la difficulté de l’exercice était pour moi le choix de l’angle, on a souvent tendance à se perdre en voulant tout savoir, et tout faire savoir. Et si c’était à refaire, je me concentrerais plus sur la personnalité de Cécile, son parcours, son expérience, ses émotions, en insistant moins sur la présentation de My cup of Time.

J’aurais également pu davantage construire le paysage sonore au lieu de rajouter un son extra-diégétique, en enregistrant par exemple des clients, leurs impressions, des respirations…

Mon projet de portrait sonore : La sieste, une pause pour mieux repartir.

Pour mon projet d’interview, j’ai décidé d’interviewer Cécile, une sophrologue qui, après 15 ans d’activité dans le marketing a ouvert un espace de sieste et de sophrologie, pour aider à réduire le stress, au coeur du quartier de la Part Dieu. J’ai choisi cette personne car je trouve son concept très intéressant, innovant, et pas assez connu ! Quel est le concept ? Comment la sophrologie et le sommeil contribuent à la gestion du stress ? Comment expliquer ce radical changement ? (se vouer à l’aide des autres après avoir assuré pendant 15 ans des responsabilités dans le marketing). Voilà les questions que je projette de lui poser.