Tous les articles par Elliot Barcet

Bonjour à tous ! Etudiant en 1ère année à l'Institut Marc Perrot dans la filière "Bachelor en Communication et Création Numérique" (BCCN), laissez moi me présenter à vous, oh grand auditoire attentif. Titulaire d'un BAC Scientifique, et ayant cherché ma voie durant quelques années, j'ai enfin trouvé la formation qui me permet d'exprimer ma créativité de manière quotidienne par le biais de cours variés et très intéressants (création graphique, anglais, introduction aux études médiatiques, scénarisation et réalisation vidéo....). J'ai à ce jour 20 ans, je suis passionné de nouvelles technologies et de jeux vidéos. A côté de ça j'apprécie également le visionnage de bons petits films avec mon paquet de popcorn caramélisés, plus particulièrement la publicité qui les précède. J'espère que mes publications vous plairont... à moins qu'elles ne vous plaisent déjà !

Jeux vidéos, à la recherche du réalisme

Depuis l’apparition du premier jeu vidéo, les prouesses techniques n’ont cessé d’évoluer à tel point que la culture jeu vidéoludique a prit la même ampleur que la culture cinématographique. Aujourd’hui nous pouvons distinguer deux types de jeux : les jeux se revendiquant réalistes  et les autres.

dans la catégorie des jeux de courses nous retrouvons Assetto Corsa, la référence pc de la simulation automobile.http://images.spaziogames.it/articoli/2013/11/pc/15437/15437_1a.jpg

 

Dans la catégorie fps on retrouve battlefield 4 dans lequel l’avatar du joueur est confronté à des montées d’adrénaline lors de tirs de suppression ennemis. La destruction de l’environnement grâce au moteur graphique frostbite 3 contribue à renforcer le sentiment d’immersion.https://i.ytimg.com/vi/X5Y1zPIhFj8/maxresdefault.jpg

Nous pourrions encore en citer bien d’autre. Mais aujourd’hui c’est un nouvel outil qui est lancé sur le marché, la réalité virtuelle. Casques ayant déjà fait vivre le motion sickness à de nombreux joueurs.

http://www.realite-virtuelle.com/motion-sickness-solution

Quelques jeux d’horreur ont déjà fait leur apparitions, et pour peu que la personne soit sensible, ce simulacre hyperréel qu’est la réalité virtuelle, peut en traumatiser certains. Nous sommes face à une technologie nouvelle encore peu exploitée. Quels en seront les limites ? Espérons que simulacres et réalité ne sois pas confondus, car cet volonté à toujours vouloir repousser les limites du réel pourrait nous mener à confondre réalité et simulation.

http://www.francetvinfo.fr/economie/tendances/sante-la-realite-virtuelle-pour-guerir-les-phobies_1477043.html

société du spectacle, bonheur inassouvi

Nous faire espérer atteindre l’inatteignable, tel est le crédo du monde de la pub. L’Homme subit sa course folle à la consommation.
Mais la question que Debord ne se pose pas, c’est que le bonheur réside peut être dans l’attente que le consommateur s’inflige avant d’acquérir son produit.

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste et poète français. Il conceptualisa la notion sociopolitique de « spectacle » dans « la société du spectacle » (1967)

D’après lui, les médias tendent à uniformiser la manière de penser des individus afin de former une masse normo-pensante. Les médias s’adressent à la masse tout en persuadant le consommateur de son individualisme. En menant les individus à penser de la même manière que les autres individus au sein d’une même société, celle-ci acquiert le pouvoir de manipuler la masse. Les individus une fois pris au piège souhaitent se démarquer les uns des autres.

La publicité, conduisant à la consommation, peut être considérée comme la finalité de la société du spectacle. L’Homme se retrouve dépendant de la mode, et de manière intrinsèque, à la nouveauté.
Sa condition de vie étant impactée et influencée par l’individualisme auquel tend à atteindre la masse.

Quelques exemples aberrants poussant à la consommation :

Apple rend ses anciens produits obsolètes au gré des mises à jour. Mises à jour stipulant une amélioration de la fluidité des anciens modèles.
Tandis que du côté d’Activision, des jeux comme destiny sont vendus en kit (incomplets). Mais le vice ne s’arrête pas là, les extensions payantes viennent paralyser le jeu tel qu’il fut vendu à sa sortie au point qu’il soit obligatoire de passer à la caisse si l’on veut pouvoir continuer à jouer au jeu payé au prix fort (70 euros).

sublimation répressive, forcément péjorative ?

La sublimation est un mécanisme psychologique qui vise à transcender le réel, en d’autre mots, à prendre distance de la réalité tout en la dépassant. Par exemple, le sport peut être une forme de sublimation de la violence qu’on porte en soi. C’est une forme d’extériorisation positive d’une pensée négative. De même, l’art peut être la sublimation d’une émotion non verbale néfaste. Son extériorisation apaise et ne nécessite pas de discussion. Le sublimation est donc considérée comme positive

De l’autre côté on a la sublimation répressive, celle-ci est exactement l’inverse de la sublimation, c’est à dire que, plutôt que de prendre distance avec la réalité, on y adhère de manière totale. Plutôt que de transformer une pulsion nous l’extériorisons sous sa forme brute. la vision qu’Herbert Marcuse a de elle-ci est négative. Néanmoins il s’est réapproprié ce concept freudien afin de penser la sublimation non répressive.

Mais la sublimation répressive des désirs est-elle vraiment si péjorative ? Et ci c’était l’inverse…
la sublimation impose un refoulement et un refus de confrontation direct avec la pulsion. Nous la transformons sans chercher son origine. Cela s’apparente à la reconstruction d’une maison sur les mêmes fondations instables ?
La sublimation non répressive serait une sorte de stase qui apaise mais qui ne résout pas.
D’un autre côté, la sublimation non répressive permet à un individu colérique de se canaliser et donc de pouvoir vivre plus sereinement avec son entourage. Sa colère peut dans ce cas également servir de moteur à la concrétisation de projets.

Afin d’amorcer un débat houleux : La religion peut elle être considérée comme la sublimation d’émotions tel que la colère, la tristesse, le désespoir… ?

Publicité, perpétuelle innovation du médium

Les publicités sont parfois décevantes, parfois percutantes, parfois marquantes. Et c’est lorsqu’une publicité marque sa cible qu’elle est considérée comme réussie. Afin de marquer les esprits, il faut avant tout que celle-ci se démarque de la concurrence. Sachant que nous sommes exposés à près de 2000 publicités chaque jour cette tâche est très fastidieuse, car trouver de nouvelles idées devient chaque jour un peu plus compliqué. C’est pourquoi la réclame use de stratagèmes toujours plus recherchés.
Herbert Marshall McLuhan considérait le medium comme plus important que le message. Ou du moins, que le message avait la même importance que le médium employé et que ceux-ci se complétaient afin de former un message unique. Le sens d’une publicité est dépendant de son médium. Le message et le médium se complètent et influent l’un sur l’autre afin de former un message unique.
Les communicants ont su tirer profit de cet avantage (le médium) afin de produire des campagnes publicitaires originales. En voici quelques-unes :

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L’ère de la reproduction sonore

Peu nombreux sont les français écoutant de la musique sans utiliser d’enceintes, restituant plus ou moins fidèlement de la musique. Il fut un temps où la musique n’était pas reproduite, et où la performance des artistes avait beaucoup plus d’importance et de valeur.

Walter Benjamin disait que la reproductibilité technique a pour conséquence la perte de l’aura, parce que la copie acquiert une autonomie vis-à-vis de l’original par le fait que l’œuvre est placée dans de nouveaux contextes, qu’il devient possible de changer de point de vue, d’opérer des grossissements. En plus la copie va vers l’observateur, devient accessible dans des situations nouvelles et est sortie de tout contexte historique et spatial. Ainsi l’œuvre devient un objet commercial.

Écouter de la musique classique par le biais du médium des écouteurs dans les transports en communs n’est-il pas déplacé ?
L’art musical n’est pas seulement audible il est également visible et dans une moindre mesure kinesthésique. Je pense qu’il est plus intéressant d’observer un musicien à l’œuvre pour s’imprégner de la passion, de l’émotion qu’il transmet à travers son instrument. Jouer d’un instrument à haut niveau est d’autre part une véritable prouesse physique. Les écouteurs seraient alors un moyen de secours, une simulation dégradé d’un art sonore. L’aura de l’œuvre est par ce biais réduite à néant.

Anecdotes de la SNCF – portrait sonore

Notre professeur, Cecile Paturel, nous a donné comme exercice la création d’un portrait sonore à la manière d’Arte. Il a semblé important aux yeux de cécile de poster un billet de blog portant sur l’expérience que nous en avons tiré, ce que je m’oblige à faire aujourd’hui.

Ayant déjà utilisé les appareils de capture son, la prise de son ne fut pas un problème. J’ai une fois l’enregistrement terminé tenté de monter mon projet sonore sous adobe audition, ce qui était un peu déroutant, n’ayant jamais utiliser ce logiciel. Je me suis donc rabattu sur Adobe premiere pro.

Afin de réaliser l’enregistrement, je me suis rendu chez Louis, une vieille personne de mon village. J’ai donc rapidement pris le temps de lui expliquer que le projet ne devait pas excéder 3min. Malgré son âge avancé il s’est donc adapté à un debit de parole relativement rapide. Les son ambiant ne sont pas factices, j’ai vraiment tenu à ne pas rendre le paysage sonore artificiel afin de préserver la subtilité et la sobriété de ma prise son. Le contact avec cette personne m’a plu. En revanche, j’ai appris que condenser un discours d’une trentaine de minutes en trois minutes est un travail requiérant du temps.

Je n’ai pour cet exercice, pas compris les consignes, j’ai donc demandé à la personne en face de moi de parler de son expérience, l’expérience me paraissant dans ce cas de figure plus important qu’un portrait de cette personne. Je souhaitais faire un portrait de son expérience, un portrait de son passé, ce que je pense avoir réussi. La prise son fait partie des qualités de mon documentaire. Encore une fois, la préservation de l’authenticité de la prise son a pour moi été quelque chose d’important. Je voulait vraiment garder une interview sonore sobre, calme et élégante avec beaucoup de subtilité (découvrir le personnage non pas par ce qu’il dit mais par sa voix, ses intonations, son timbre. Je pense que les rares sons (chat, bruit du frigo) étaient suffisant. Le but de mon portrait sonore a été de faire découvrir des anecdotes de la SNCF à l’époque des années 50-60, qu’elles soient insolites ou non.

Mon projet de portrait sonore : Dans les coulisses de la SNCF à ses débuts

J’interviewerai Louis, un homme à la retraite proche des 80 ans. Je compte l’interroger à propos de sa vie professionnelle au sein de la SNCF, sachant que celui-ci est à l’origine des plans de construction de la gare de Lyon Part Dieu.

J’ai bien l’intention de laisser ma curiosité s’abreuver d’histoires insolites, mais surtout, je souhaite en apprendre plus sur la gare à ses débuts, les changements qui y ont été opéré afin de parvenir à la gare telle qu’elle existe aujourd’hui.

Si mon attention s’est portée vers cet homme, c’est parce que les TGV me fascinaient étant petit. Je percevais le TGV comme un moyen de transport très luxueux, et me plaisait à regarder par la fenêtre. roulant à près de 400 km/h, les questions les plus folles me taraudes encore aujourd’hui.

Les médias de masse, de l’avènement d’Hitler à aujourd’hui

Dans les années 30 la propagande politique était un des secteurs dans lequel la diffusion de masse avait son intérêt. Les moyens de communication de l’époque n’étaient pas tous favorables à une vaste diffusion, dixit le téléphone. En revanche, la radiodiffusion en plein essor depuis plusieurs années touchait déjà une grande partie de la population. Depuis toujours l’image quant à elle, véhiculée par l’affichage déjà bien ancré dans les mœurs de l’époque, a permis de toucher un maximum de gens. La modernité affirma le cinéma, le rendant accessible dans un premier temps, à un nombre intéressant de personnes, lui permettant ainsi de rentrer dans le top 3 des médias favoris de l’époque. Grâce à ces trois principaux médias, le nazisme a eût la possibilité de prendre une ampleur très rapide et massive.

A cette époque la façon de filmer que je considère d’une mode lente et la vitesse de transmission de l’information également très lente (un film doit être envoyé à son destinataire par moyens de transports divers), à cette époque le conscient des individus est pleinement visé à l’instar de leur subconscient (images statiques et plans fixes suivant un rythme lent laissant place à la réflexion).

Très vite tout s’est accéléré. En effet dès les années 1950/60, d’abords aux États-Unis, le son jusque là véhiculé par la radio a été supplanté par la télévision, amenant ainsi l’image et le son simultanément à une vitesse radiophonique. Là encore la mode et la politique en ont largement profité.

Tout ne s’arrêta pas là, car dès les années 1980 le téléphone vint jouer les trublions avec le minitel. C’est une vraie révolution car on accède enfin à l’interactivité.

Dès le début des années 1990 l’apparition d’internet fut très vite la symbiose du minitel, de la télévision, du cinéma et de la radio. Son développement a permit d’atteindre des vitesses de communication toujours plus grandes, ce qui en fait aujourd’hui le média de masse le plus populaire au monde. sa rapidité toujours plus croissante permet aujourd’hui grâce à des images furtives (on parle de millisecondes) de toucher non plus le conscient mais l’inconscient des individus. Là encore c’est une véritable révolution qui concerne pleinement le phénomène de masse où la rapidité fulgurante du partage de l’information prend tout son sens.

Mon énormissime top 3 du Clermont Film festival 2016 !

Parmi une si grande quantité de courts métrages si différents les uns des autres, je me base, dans cet article, uniquement sur ceux que j’ai eu l’occasion de voir. Faites moi confiance à vos risques et périls.

Top 1 : L’Ours Noir – Méryl Fortuna-Rossi, Xavier Seron (2015)

http://www.telerama.fr/cinema/clermont-2016-regardez-l-ours-noir-une-ultra-potacherie-forestiere,138156.php

Un court métrage drôle et accrocheur qui nous offre une bouffée d’air frais au beau milieu de beaucoup d’autres au caractère sérieux, au rythme lent… Il fait parti de ces films dont on retient les répliques, et qu’on s’amuse à réemployer entre amis. Le racisme, l’homophobie, le gore, le sarcasme, l’exagération; tous les ingrédients sont présents et bien dosés. Regarder ce film de bon matin et votre journée ne pourra en être que plus radieuse.

Top 2 – Tranche de Campagne – Hannah Letaïf  (2015)

Ou comment faire réfléchir le spectateur sur sa consommation de viande. On s’est tous déjà imaginé à quoi ressemblerait le monde si nous prenions la place des animaux. C’est autours de cette idée que s’appuie ce film d’animation comique, qui fait réfléchir. Une bonne pioche.

Top 3 : Reisende Auf Einem Bein – Alexandru Petru Badelita 2015

Mon choix peut vous sembler étrange mais ce que j’ai ressenti avec ce court n’est comparable à aucun autre. 50 minutes de confusion plongé dans une oeuvre artistiquement réussie et perturbante. On sort de la salle troublé mais comblé par le design visuel et sonore maîtrisé et percutant.

Net, Couper, Cadrer, Extriquer, Dupliquer, ce sont les mots qui me sont venus à l’esprit pour définir ce Court aussi mystérieux que dérangeant où l’on prend la place d’une artiste psychologiquement instable à la sensibilité exacerbée.

D’autres courts métrages que j’aurais aimé ajouter au top :

  • Dernière porte au sud – Sacha Feiner (2015)
  • Die Badewanne – Tim Ellrich (2015)
  • Je ne suis pas un cygne – Armand Lameloise (2015)

 

Lucien Virag prend un virag très serré

Afin de synthétiser l’ensemble de ce que nous a apporté notre cours en matière de connaissance à propos du structuralisme et donc de la sémiologie, il est indispensable de mentionner Virag, personnage aussi intéressant qu’imprévisible.

Virag est un sémiologue hors du commun, d’origine Hongroise et né à Budapest en 1957. Il va à l’encontre des nouveaux modes de communications tel qu’internet et donc implicitement les réseau sociaux. Selon lui, l’étude des signes peut s’apparenter à un signe en lui même pour lui-même qu’il définit comme évident. Sa théorie portant sur la sémiologie moderne stipule que la sémiologie « antique » (qui connait un essor au XXème siècle), aujourd’hui démocratisée, est paradoxale. Ainsi, la méta-sémiologie est l’étude des signes de la sémiologie. Son principal essai « l’Aube du réseau » (1979) débouche finalement sur une critique de la pensée structuraliste (Barthes, Foucault, Althusser…), qu’il juge trop réductrice. Il voue une réelle haine quant au réseau mondial internet, je cite :

« Internet, ou la subsistance irrationnelle de l’absurdité théorique des relations imagées, immatérielles, plaza virtuelle où la communication perd de son sens éthique et morale »

Cette critique est destinée à l’image, qu’il juge comme castratrice du langage écrit, le remplaçant par la force.

Un penseur incontournable, sur lequel je pense, il ne faut pas faire d’impasse, ne serait-ce que pour sa pensée atypique, unique en son genre.

Sources : L’Aube du réseau (1979) – édition Ousia, collection Séisme