Tous les articles par Elliot Barcet

Bonjour à tous ! Etudiant en 1ère année à l'Institut Marc Perrot dans la filière "Bachelor en Communication et Création Numérique" (BCCN), laissez moi me présenter à vous, oh grand auditoire attentif. Titulaire d'un BAC Scientifique, et ayant cherché ma voie durant quelques années, j'ai enfin trouvé la formation qui me permet d'exprimer ma créativité de manière quotidienne par le biais de cours variés et très intéressants (création graphique, anglais, introduction aux études médiatiques, scénarisation et réalisation vidéo....). J'ai à ce jour 20 ans, je suis passionné de nouvelles technologies et de jeux vidéos. A côté de ça j'apprécie également le visionnage de bons petits films avec mon paquet de popcorn caramélisés, plus particulièrement la publicité qui les précède. J'espère que mes publications vous plairont... à moins qu'elles ne vous plaisent déjà !

La langue dicte-t-elle le type d’humour d’un individu ?

Il est admis qu’il existe aujourd’hui entre 3000 et 7000 langues différentes. Cet écart s’explique par la difficulté qu’il y a à définir des frontières précises entre les langues, notamment au niveau des nombreux dialectes présents en ce monde.

Chacune de ces langues influent, selon moi, sur la façon de penser, étant donné que la façon de s’exprimer est différente d’une langue à l’autre. La question est maintenant de savoir qui de la langue ou de la culture (façon de pensée) est à l’origine de l’autre.

Ferdinand de Saussure, linguiste Russe, est reconnu comme étant le fondateur de la linguistique moderne sur des bases sémiologiques (étude de la langue et des signes).

Le but ultime de Saussure est de proposer une théorie cohérente du langage. Celle-ci doit être à même de saisir son objet avec la plus grande rigueur, et netteté, tout en distinguant phénomène linguistique et phénomène connexe. Cela amène Saussure à distinguer le langage des langues. C’est cette interaction entre les langues naturelles que je souhaite aborder, le langage en découlant pouvant être interprété de manière différente.calvin-langage2

Après deux années passées à étudier en Belgique en région flamande, je suis frappé par la difficulté, voir l’impossibilité, de m’exprimer de la même manière qu’en français. La traduction littérale d’une phrase d’une langue à l’autre induit une compréhension différente voir altérée par l’interlocuteur.

Les jeux de mots en français font souvent usage des syllabes, bien définie étant de racines latines voir grecques. Les langues germaniques, en revanche, sont moins propices aux jeux de mots. L’humour est d’avantage tourné vers le comique de situation. Dans une perspective sociolinguistique, de grands comiques flamand tel que Philippe Goebels, emploient un humour radicalement différent de ce qui se fait en France. Ce qui porte à rire seront plus sa manière de s’exprimer, lente et d’origine nasale, ainsi que ce dont il parlera.

Il se permet d’aborder des sujets indécents avec indifférence, la neutralité de sa voix ne permettant pas de distinguer s’il est sérieux, ou non ; l’instar de la langue française, elle-même monotone. L’humour de cet artiste serait sans doute mal compris ou interprété en France.

Le français est une langue pointilleuse, qui demande beaucoup de rigueur et d’efforts, ce qui explique son importance au siège de l’ONU. Le flamand en revanche, est une langue facilement abordable mais donc moins modulable. Par exemple, la description d’un coucher de soleil en français prendra une page pour quelques lignes en flamand.

Quelque part, le fond exprimé dans une langue est facilement traduisible par un dictionnaire, tandis que la forme, elle, sera quasiment impossible à retranscrire. Il est donc important de s’appuyer sur la culture, elle-même « dictionnaire » de cette forme.