Tous les articles par Caroline Dumas

Premier souffle le 1er Juin 1996 Habitante de la jolie petite colline de Fourvière (Lyon 5è) Etudiante en Bachelor de Communication et Création Numérique (1ère année) à l'Institut Marc Perrot.

Lipovetsky, le cinéma vit.

Re-salutations,

Après un Pierre Bourdieu qui nous dit tout sur le fait qu’on ne nous dit pas tout (étrange paradoxe…), nous voyons maintenant la pensée de Lipovetsky, qui nous dit que nous nous identifions au cinéma car il nous montre tout ce que l’on connait, et même plus. Il s’agit du concept d’hyper-modernité.

Pas plus tard qu’hier, je lisais un article de Vice (oui, encore), sur l’expérience d’une jeune fille ayant testé ce  que l’on appelle les « drogues auditives » ou « drogues digitales ».

Pourquoi elle nous parle de drogue elle…? Tout simplement parce que, chers amis, la demoiselle raconte son expérience avec l’un des sons, qui lui a donné la sensation d’être le personnage d’Hunger Games. Le plus étonnant reste, à mes yeux, le fait que le son ait été crée pour vivre (en quelques sortes) son film préféré.

L’article ici : http://www.vice.com/fr/read/se-defoncer-avec-des-drogues-digitales

Nous en sommes enfin au lien entre Lipovetsky et cet article : L’homme s’identifie tellement au cinéma, qu’il rêve de vivre ce qu’il voit, et le désire parfois plus que son propre vécu. Certains vont jusqu’à « écouter » de la drogue pour ça. Le cinéma surpasserait donc nos propres vies?!

Ca me surpasse.

CD

Bourdieu nous informe sur les infos

Bonjour à tous,

Toujours dans le thème de la communication de masse, que pouvons nous dire de Pierre Bourdieu?

 

Il s’intéresse particulièrement à ce qui nous est transmis à la télévision, notamment les informations : pourquoi les titres sont-ils toujours les mêmes sur des chaînes différentes? Pour les rendre extra-ordinaires et en cacher d’autres.

Tenant cet aspect en compte, peut on réellement faire confiance à la télévision? Ou aux médias en général.. On ne nous dit pas tout, et même pire, on nous dit seulement une part de ce qu’il se passe réellement : de la manipulation à l’état pur. Est-ce seulement à la télévision? Je ne pense pas. Mais alors qui peut nous dire ce qu’il se passe réellement sur terre?

 

Le site internet VICE, par exemple nous montre un autre aspect des informations. Sous formes de reportages écrits, la plupart du temps, les informations sont crues, et bien réelles.

C’est à nous de nous informer, et de chercher. N’attendons plus que le JT ressasse des informations pendant 2semaines pendant que d’autres évènements d’une réelle gravité se passent dans notre dos.

 

Bien à vous,

CD

La société du spectacle, Guy Debord

Hola hola,

La Société du Spectacle, cela vous évoque-t’il quelque chose? C’est ce cher Guy Debord qui nous en parle en 1967. Tout au long de cette oeuvre, il ouvre nos yeux sur la société de consommation, qu’il qualifie de société de spectacle. Il s’agit d’une critique radicale : la marchandise est dominante et atteint la vie de chacun.

Cette critique avait déjà été appréhendée par Boris Vian. Dans sa chanson La Complainte du Progrès évoquait déjà un panel de produits imposant à travers une énumération de produits éléctroménagers, de produits tout simplement commercialisés, montrant ainsi l’omniprésence de ces derniers. Il dénonce le système par le biais d’une plainte de la complexité de ce dernier, avant tout était plus simple en amour, maintenant il est question de cadeaux, et de produits dont le besoin a été crée dans l’esprit des gens.  Cette chanson est sortie en 1956, elle précède donc celle de Debord.

Bien à vous amigos,

CD

Siegfried Kracauer et son approche du cinéma expressionniste allemand

Bonjour à tous!

Pour mon exposé, j’ai choisi Siegfried Kracauer, et son oeuvre De Caligari à Hitler : une approche psychologique du cinéma allemand.

Tout au long de son oeuvre, il traite de l’ésthétique et des thèmes choisis dans ces films, pour montrer une réelle anticipation de la montée du nazisme au pouvoir.

J’ai choisi de traiter une partie du livre analysant Metropolis de Fritz Lang.  Il parle du personnage de Maria, qui sera reproduite en robot par l’industriel.

Dans cet extrait le personnage de Maria fait comprendre aux ouvriers que le cœur est médiateur entre les mains et le cerveau.

Cette intrusion du coeur inquiète l’industriel et il décide de faire une copie robot de Maria qui incitera a la grêve afin qu’il puisse ecraser l’esprit de rebellion, pour pouvoir mieux les mater, ce qui n’est pas sens rappeler la stratégie totalitaire, bien évidement.

Ce que souligne Kracauer, c’est que le discours qui est tenu dans ce film par Maria est étrangement semblable à celui que tenait Goebbels : Ministre du Reich et de la propagande de 1933 à 1945. « En fait l’appel de Maria pour la médiation du cœur entre la main et le cerveau aurait pu être formulé par Goebbels. Lui aussi en appelait au cœur ; dans l’intêret de la propagande totalitaire ».

Kracauer note que : « L’ensemble de la compostion dénote que l’industriel accepte de reconnaître le cœur dans le seul but de le manipuler. »

CD.

Walter Benjamin, l’aura du jeu d’acteur

Bonjour à tous,
Dans le cadre du cours de Théories générales de la communication de masse, nous étudions des oeuvres traitant des médias. Des exposés sont réalisés par les étudiants, et la plupart de mes prochains billets résumeront les exposés vus en cours.
Walter Benjamin, un allemand du XXe siècle, écrit « L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique ». Ce livre traite de la désacralisation de l’art à cause de ses reproductions. Selon ce penseur de l’aura de l’oeuvre (son « ici et maintenant », son authenticité), le cinéma altère et désacralise l’aura du jeu de l’acteur.
Pourtant ce métier est difficile, reconnu et respecté me direz vous, mais en réalité, la comparaison du cinéma au théâtre montre clairement la différence entre un comédien et un acteur cinéma.
Au théâtre, le jeu est authentique, en direct. Au cinéma, le jeu de l’acteur est coupé, monté, et diffusé à travers un médium, et donc désacralisé.
A mon avis, il s’agit simplement de deux jeux complètement différents, qui engagent des propriétés différentes, et non pas d’une désacralisation de l’aura, mais qui suis-je pour contredire ce cher Walter?
Bien à vous,
CD

Herbert Marcuse, l’Homme unidimensionnel

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous parle de Herbert Marcuse et de son livre « L’homme unidimensionnel ».

La société industrielle avancée est, pour lui, une société totalitaire. « Elle manipule les besoins au nom d’un faux intérêt général ».

Marcuse traite des différents/nouvelles formes de contrôle de la masse dans la première partie de son livre. Pour lui, la société contemporaine est un énorme piège qui tente de nous uniformiser. Elle cherche également à nous abrutir pour avoir la main sur nous. Elle nous créée de nouveaux besoin pour que l’on consomme plus.

Pour lui les faux besoins (produire, consommer, par exemple : la mode, les loisirs) vont justifier un travail pénible, qui fait naître l’agressivité des gens.

L’art crée une société bidimensionnelle, puisqu’elle parle d’un autre monde, d’une autre réalité. Mais aujourd’hui la réalité dépasse la culture. L’idéal est devenu accessible et nous n’avons plus besoin de l’art pour y parvenir, l’art est aujourd’hui « classique ».

CD

 

Qu’est ce qui était « fashion » à Clermont cette année?

Wow, c’est compliqué en tant que novice de remarquer des tendances, mais je pense pouvoir dire qu’il y en a qui se détachent du lot : il y a beaucoup de thèmes récurrents.

Premièrement, le sexe. Dans toutes ses déclinaisons, bonnes ou mauvaises :

Carapace, un court-métrage sur l’autisme sexuel, Les Oiseaux tonnerre, un amour quasi-incestueux entre frère et soeur, Deep Space, la solitude d’un personnage dans l’espace et ses fantasmes.. Beaucoup de court-métrages sur la prostitution : S, par exemple.

Le thème de la nature revient beaucoup également, surtout en catégorie Décibels. Waiting for a signOn a mission, Fred Viola, Les Oiseaux Tonnerre.

D’un point de vue technique, beaucoup de plans séquences. Le plus démonstratif? Hillbrow.

Pour moi, ce sont les 3 choses les plus saute aux yeux du festival de cette année. Puisse mon âme de novice se professionnaliser lors des prochains ClermontFF!

A vous de juger,

CD.

TOP 3 des courts métrages (ce n’est que mon humble avis)

Après avoir longuement parlé du Festival du film, il serait blasphème de ne pas vous parler de mon top 3 à moi.

En 3ème position, Nino de Metal de Pedro Garcia-Meija (cat. I10).

Un court métrage efficace sur un père métalleux qui doit garder son fils après que son ancienne compagne « La vamp » l’amène à son stand de t-Shirt. Esthétiquement beau, un maintien du noir et blanc et un rythme absolument parfait décrivant la gradation de l’action.

niño-de-metal

maxresdefault

489700298_640

En 2ème position, 365 de Myles Mc Leod (cat. L1)

Un concept innovant et accrochant, une animation d’une seconde par jour pendant un an. Que dire de plus? Vif, drôle et surprenant, les 7minutes de ce court métrage passent à la vitesse grand V. On remarque également que le film est classé en mois, on devine donc des animations en lien avec les dates qu’elles représentent.

365_03

365_450

365-main-edit.Still003

En 1ère position, j’ai choisi The bravest, the boldest, de Moon Molson. (cat. I9)

Une femme se cache des soldats qui l’attendent chez elle, consciente de ce qu’ils vont lui annoncer. Un court métrage plein d’émotions, avec très peu de dialogues, mais qui fonctionne, le jeu de l’actrice est tout bonnement parfait, ses yeux et son expression parlent pour elle et retranscrive une douleur viscérale, celle de la mort de son fils. Le spectateur comprend la situation sans qu’on ait besoin de lui expliqué, cette femme nous fait lire en elle avec son jeu. Très beau court métrage et chapeau bas à Moon Molson.

bravesttheboldestthe

the-bravest-the-boldest

Actress Sameerah Luqmaan-Harris in the film "The Bravest, The Boldest"

Dans la liste qui précède, je n’ai pas parlé de mon coup de coeur (probablement parce qu’il a fait beaucoup de bruit et que c’était surement barbant d’en entendre parler à nouveau pour vous). Mais bien évidement, Le dernier des Céfrans de Pierre-Emmanuel Urcun (cat. F9).

Un court métrage drôle et fin. Léger à regarder et pourtant lourd de sens. De très bons acteurs (que nous avons eu la chance de rencontrer pour leur poser des questions; bon ok on leur a couru après…) qui savent faire entrer le spectateur dans un univers qui pourrait lui être inconnu. Les dialogues sont très bien écrits et font beaucoup rire avec spontanéité.

image_gallery

LE-DERNIER-DES-CEFRANS-01-785x423

LE-DERNIER-DES-CEFRANS-03

Enfin voilà, je le redis, mais allez faire ce festival, c’est plein de surprises!

A bon entendeur, salut!

#CLERMONTFF15

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, je viens vous faire un debrief’ de ce que la BCCN a fait durant cette absence. Nous avons eu la chance d’assister au festival du court métrage international à Clermont Ferrand. En plus d’être des spectateurs, nous étions chargé d’une mission de haute envergure : tweeter en live sur les séances que nous visionnions (d’ailleurs si vous êtes intéressés, #ClermontFF15 ou #creanum pour voir nos chefs d’oeuvres de 140 caractères). Il faut quand même précisé qu’on avait un pass VIP (VIP non, mais ça faisait pro c’était cool).

Avec Charlotte et Camille, deux camardes de classe (fort gentilles il faut le dire), nous avons décidé d’arriver en avance, c’est à dire le samedi, et non le lundi, afin de nous familiariser un peu avec la ville et le Festival. On s’est dit que pour commencer on pouvait visionner une séance de clips vidéos : la catégorie Décibels donc. Il faut le dire, personne n’a été déçu, une entrée en beauté avec le clip de Gesaffelstein « Viol », c’est vraiment à faire dans une vie, les basses qui font trembler les fauteuils, on en redemande.

Le lundi, les choses sérieuses ont commencé. Rythme : minimum 3 séances par jour. On a pas échappé à la règle, et on est rentrés dans l’ambiance du festival d’emblée. Catégorie F3, des grosses impressions avec Silence Mujo, Carapace. Premiers tweets, en live. Et on enchaine les séances… A la fin de la journée, on sait même plus dire ce qu’on a vu, c’est en moyenne 16 courts métrages chaque jour.

Que dire de plus, passer d’une émotion à l’autre en l’espace de deux minutes, débattre rapidement des oeuvres avec les copains, et y retourner.

Vraiment, j’en garde le souvenir d’une belle expérience, avec l’espoir d’y retourner dans 2 ans à notre retour du Canada. On reste dans le rush, juste pour le plaisir des yeux. On aime pas tout forcément, mais on peut au moins essayer de trouver l’interêt du réalisateur.

success-story-clermont,M194728

Voilà voilà, Festival à faire, c’est vraiment génial (un peu fatiguant, mais génial). Je vous le conseille à tous!

CD.

Docu sonore : Que pensent-ils de cette pub?

Bien le bonjour amigos,

Dans la continuité de mon projet de recherche sur la publicité (de quelle manière la publicité s’y prend elle pour influencer les foules ?), j’ai choisi d’orienter mon reportage sonore sur cet axe.

Je compte donc trouver une publicité à un arrêt de bus, qui me permettrait d’interviewer des individus lambda attendant leur bus sur ce qu’ils voient d’une même affiche, une sorte de micro-trottoir, mais là c’est plus un micro-arrêtdebus. L’interprétation des uns et des autres peut être vraiment intéressante,  je l’espère, humoristique (sinon c’est pas rigolo), et enrichissante, quand même.

En espérant ne pas trop vous barber avec mon addiction pour publicité,

Passez une bonne soiréeeee,

CD