Tous les articles par Claire Bodin

Amatrice de films d'animation et de tout ce qui touche à la culture japonaise, j'aime boire du thé avec des spéculos le dimanche après midi. M'essayant au motion design je tente de compenser mon complexe du 1m'53 les bras levés.

Premier bilan d’un travail sur la communication de masse

L’étude des modèles théoriques de la communication de masse m’a permit de découvrir de nouveaux concepts comme les mass médias et la masse culture, l’étude de la technologie et sa réception médiatique, l’école de Francfort, les mass médias à l’ère post-industrielle et en tant que propagande télévisuel et enfin l’étude des cultural et gendrer-studies.

Ce balayement de toutes ces notions ont permit de mieux comprendre les contextes historiques et sociaux de ces modèles. Ces critiques de penseurs sur différents domaines comme la sociologie, la politique et l’économie permettent l’appréhension des comportements des masses face à des situations qui sont toujours contemporaines. J’ai aimé travailler cette matière puisqu’elle touche à la sociologie et d’une manière à la psychologie. En tant que futur communicant, il est nécessaire de cerner son public et son comportement afin de pouvoir répondre efficacement à ses demandes. De plus cette matière s’illustre parfaitement dans de nombreux domaines de la culture ce qui permet de l’illustrer et de se questionner sur le fond des oeuvres que nous voyons.

Au final, la communication de masse m’aura amené à réfléchir d’avantage sur ce que je voie ou j’entends avec un sens plus critique.

Le métro, un lieu syncopé

680 000, c’est le nombre moyen de voyageurs prenant le métro de façon quotidienne à Lyon en 2011 (src : Sytral.com). Un moyen de transport pourtant peu agréable, on peut noter que s’engouffrer dans les souterrains d’une ville n’est pas ce qu’il y a de plus fun et qu’après notre journée de travail dans les pattes, nous avons qu’une envie : celle de se poser au calme. Le métro souffre d’une réputation anxiogène, c’est un lieu syncopé puisqu’il ne laisse qu’une place restreinte à notre confort dans les heures de pointe.

Seulement ces paramètres extérieurs ne semblent pas être les seuls à influer sur notre moral. On remarque aujourd’hui de nouveaux comportements au sein de ce lieu, la plupart des gens, malgré cette « masse » adoptent des comportements individualisés. Le fait de voir une personne les yeux rivées sur son portable ou perdue dans sa musique avec son casque nous renseigne sur ce moment individualisé pour toutes ces personnes même si ces dernières sont proche physiquement d’un grand nombre de personnes.

Gilles Lipovetsky décrit dans « l’Ere du vide » (1983) nos nouvelles attitudes telles que l’apathie, l’ indifférence et la désertion dans notre quotidien. Ce comportement peut venir dans ce qu’il fait la critique dans son livre, « le procès de personnalisation« . Nous serions dans une ère de séduction ou tout semblerait s’adapter à nous. Afin de toucher un public plus large mais pourtant ciblé, les sociétés décident d’étudier leurs marchés selon un marché personnalisé. En adoptant ce type d’approche, nous répondons plus efficacement aux attentes de notre client, le service finit par devenir un besoin puisqu’il lui correspond en terme de goûts mais aussi de simplification et enfin cette approche personnalisée nous flatte tout simplement.

Prenons l’exemple de la consommation de la musique. Aujourd’hui, il nous est proposé un type de musique pour telle ambiance (festive, posée), tel lieu ou tel moment (trajet, travail, cuisine). On nous suggère aussi des musiques en fonction de nos préférences, cette personnalisation bien établie semble maintenant difficilement enlevable à toute personne l’ayant adoptée.

Cette nouvelle organisation de la personnalité qui renvoie au narcissisme développe de nouvelles modalités du rapport social. L’individualisme entre dans un nouveau stade historique propre aux sociétés démocratiques avancées, cela définirait proprement l’âge « post-moderne ».

L’approche des autres est plus complexe aujourd’hui puisque c’est derniers sont dans leurs bulles ce qui à attrait à l’intime. On trouve cependant des moments propices à s’ouvrir aux autres comme l’écoute de musiciens dans la « plus grande scène de France » qu’est le métro parisien. De nombreux artistes viennent s’attaquer à ce lieu pourtant assez rudimentaire mais qui peut justement faire transparaitre de très bon moments due à cette rupture avec cet individualisme qui fait nos sociétés.

Face à ces lieux simplement de passage ou d’attente la sncf a mis en place différents pianos en libre service permettant l’initiative de belles improvisations.

 

Cinéma expressionniste, vecteur de pensées d’une société

Afin de mieux comprendre le lien entre le cinéma expressionniste et l’état de pensée d’une société, il est nécessaire de s’intéresser à Siegfried Kracauer.

Ce dernier était un journaliste, sociologue et critique de films allemand de confession juive. Il se réfugia aux Etats-Unis et  réfléchit sur la culture de masse par le prisme du cinéma.

Il écrit pendant les années 20 et publia en 1927, « L’ornement de la masse », un essais sur la modernité weimarienne. Ce dernier développe les même préoccupations que son ami W.Benjamin, influencé par le marxisme, la psychanalyse et l’industrie culturelle. Dans cet ouvrage, il réalise une réflection sur la culture de masse.

En 1947, il publie « De Caligari à Hitler, une histoire psychologique du film allemand« . Son constat est il qu’à partir des films de 1933 à 1937, il décelait les prédispositions psychologiques du nazisme à l’avenir au sein des films.

L’expressionnisme est un « courant » né d’un contexte d’après guerre et de révolution industrielle ou l’Homme moderne s’interroge sur sa condition et est emporté par ses angoisses existentielles. Il parait difficile de codifier ce style dans un courant puisqu’il s’intéresse d’avantage à l’état d’âme de l’artiste lorsqu’il pratique son art. Ce dernier adopte donc une posture très subjective.
Il vise aussi à créer une distorsion de la réalité, cela afin de produire une réaction émotionnelle forte et de faire ressentir ses propres angoisses, sa « Subjectivité » à son spectateur.

De plus, la vision pessimiste de l’époque par les artistes caractérise ce style. Cela se ressent fortement dans l’oeuvre de Franz Kafka avec notamment « métamorphose » une nouvelle allégorique traitant de l’incompréhension et du rejet de la différence, mais aussi de l’isolement social. L’expressionnisme a aussi été fortement influencé par la psychanalyse et les symboles. Nous pouvons rappeler que Sigmund Freud, père de la psychanalyse – science qui s’intéresse au déterminisme psychique et au rôle que joue l’inconscient sur le « moi » conscient – est contemporain de cette période et que les symboles ont un place importante dans ses théories.

Le contexte social des années 30 en Allemagne peut ainsi se refléter à travers le médium du cinéma et par le biais de l’expressionnisme. Ce nouvel exutoire permet à ce média de masse de satisfaire les foules et de faire véhiculer des idées dont l’identité nationale du pays. Les propos de Kracauer sont très intéressants puisque qu’un type de cinéma correspondrait à un contexte social, politique et économique en particuliers.

La réutilisation de certains codes (certains sont tout de même admis) permet de dénoncer ou faire la critique d’une société pourtant plus contemporaine. Tim Burton dans Edward scissorhands (1990) dénonce les préjugés et ragots rapidement colportés ainsi que le rejet de l’autre « différent ».

Ce dernier inspiré de l’expressionnisme, il reprend sont esthétique pour le personnage d’Edward (costume noir, teint blafard, gestuelle saccadée) et son château (gothique, délabré, poussière), une confusion s’opère entre le personnage et le décor traduisant l’état de pensée du personnage isolé et renfermé à l’image de sa maison. edward-aux-mains-d-argent A l’inverse, la ville est retranscrite par des tons pastels et doux (rose, bleu et jaune) et la population propre à ce lieu est superficielle, les rumeurs sont le mot d’ordre et le jugement de l’autre une des première occupation. Cette harmonie des couleurs donne un aspect terne et insignifiant à l’image de ces habitants. Tim Burton a ainsi joué avec les codes expressionnistes en diminuant les contrastes et en standardisant les gens et leurs vies sans intérêt. Ce contraste permet au réalisateur de faire la critique d’une société ainsi qu’un ode à la tolérance.

Et si vous créiez une guerre pour faire diversion?  

C’est le speech de Wag the dog (1997), un film de Barry Levinson qui débute deux semaines avec les réélections du président des Etats-Unis. Afin de cacher un scandale sexuel qui le met un péril, un président aidé de ses conseillers et spin-doctors cherche à détourner l’attention des médias et la presse afin de ne pas entacher ses élections présidentielles. 

Pierre Bourdieu, une figsite_28_rand_403431947_wag_the_dog_maxed_627ure majeure dans la sociologie française évoque dans « Sur la télévision suivie de l’emprise du journalisme », le danger que représente la télévision pour le champ culturel mais aussi pour la politique. La télévision devrait être un outil démocratique alors qu’elle est en vérité complètement son inverse. Il pose seulement ce constat mais ce dernier cherche une logique plus humaniste et culture
lle. Selon lui, la seule logique est capitaliste et elle se recherc
he par l’audimate. A la télévision règnerait une forme de censure invisible. C’est le règne de l’égo dans le cas ou la plupart des intervenant viennent pour être vu
Ensuite, un terme qu’il évoque est La pensée en kit ou fast-thinking, elle renvoie à la pensée rapide (kit) qui fait le deuil de toute subtilité, recherches et analyses. De plus, la télévision montrerait en cachant. Enfin son cinquième principe traite de la circulation de l’information qui est dite « circulaire », ce qui veut dire qu’elle fait ressortir toujours les mêmes informations par le fond et la forme. La banalisation de l’information télévisuelle par le biais des mêmes codes visuels et  sonores ne laisse plus de singularité. On semble sans cesse entamer l’information avec le spectaculaire et enfin le suivi.

Dans Wag the dog, ces principes sont très bien compris puisque l’information est crée de toute pièce. Ce film fut d’autant plus étonnant car ce dernier est sortit moins d’un mois avant les retentis médiatiques de Bill Clinton et de Monica Lewinsky.

La matrice, eldorado de la société du plaisir

The Matrix (2002) est une oeuvre cinématographique réalisé par Lana et Lilly Wachowski et se distinguant par ses prouesses techniques et philosophiques par le biais de nombreuses références et allusions. Elle se complète par Matrix Reloaded (2003) et Matrix Revolutions (2003). Elle relate le chemin de Thomas Anderson, un jeune informaticien familier de l’univers du hacking, découvrant et appréhendant l’univers fictif de la « matrice ».

Une des grandes forces de Matrix n’est pas le fait d’avoir imaginé un monde où nous sommes contrôlés par les machines mais plutôt de donner corps et d’illustrer ce contrôle avec le concept de la Matrice. L’idée n’étant pas de créer un monde virtuel, mais d’utiliser le principe du virtuel pour mettre en avant certains aspects du monde réel. La morale qui émerge du parcours de l’élu et la clé pour appréhender son monde et le comprendre est la connaissance. C’est cette connaissance du système et des règles qui permet à chacun de choisir son propre chemin, de manière critique et autonome. En analysant l’environnement de la matrice et ses entités de contrôle, nous pouvons faire un lien avec les modèles théoriques de la communication de masse.

Le Luxe, l’érotisme et la superficialité que l’ont peut associer à “La société de spectacle” décrite par Guy Debord sont très présents dans la Matrice et en particulier lors de la scène où l’on rencontre le Mérovingien et sa femme Perséphone (référence mythologique Grecque à la femme d’Hadès et dotée d’une rare beauté).

Ce penseur fait paraitre avant mai 68, La société du spectacle, un livre qui préfigure le mouvement de révolte. Véritable réquisitoire sur la société, il décrit l’emprise du capitalisme sur tous les aspects de la vie humaine. En pointant du doigts les failles du système afin que chacun puisse faire tomber le système, il critique les médias qui sont la source. On passe de l’être à l’avoir ou le paraître semble nous définir : le spectacle est le sujet mais aussi l’objet. Il reste cependant assez évasif sur ses thermes pour qu’on ne puisse pas le reprendre. En définitif, nos rapports sociaux seraient médiatisés par l’image, ce texte parle donc de l’allienation proposé par nos différents médias et joue le rôle de guide qui cherche à désaveugler la société de son époque. Cette vision de la société de Debord peut prendre écho dans la scène suivante de Matrix Reloaded

Dans cette dernière, on voit le seul autre humain non libéré visible à l’écran. Il s’agit d’une femme à laquelle le Mérovingien fait manger un dessert, le luxe du lieu et du gâteau évoque tous les subterfuges que la société crée pour faire oublier la matrice (le système) là où l’orgasme est atteint dans la vie réelle avec labeur. Le gâteau généré par la Matrice le fait en quelque seconde. Ce désir de divertir, de faire “ressentir” des “trip” est retrouvé à travers les night club présents à l’écran, la musique Trans et la drogue évoquée au début du premier film (la mescaline).

Vous pouvez visionner ci-dessous l’extrait avec Le Mérovingien et la scène illustrant les propos de l’écrivain, Guy Debord sur la société du spectacle.

Good morning Adorno !

Aujourd’hui nous allons parler musique puisque j’ai décidé de développer les idées originaires de Theodor W. Adorno qui s’est illustré comme étant un des membres de l’école de Francfort et par ses études en sociologie et philosophie. Compositeur et musicologue influent, il est proche des thèses traitant de l’industrie culturelle, du capitalisme et du rapport à la musique avec Freud.

Pour mieux imager ces propos j’ai choisis de mettre en parallèle le film Good Morning England réalisé par Richard Curtis en 2009.

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Selon Adorno, le cinéma et la radio feraient évoluer le cinéma de façon négative. Ces derniers deviendraient de simples outils de manipulation sociale dictés par une société capitaliste.

Dans Good Morning England, on suit les aventures in et hors antennes de plusieurs DJ britanniques à bord d’un bateau « radio pirate » . Ces bateaux émettant de la musique sur les eaux avaient pour but d’échapper au monopole de l’état répressif dans les années 60.

Pour Adorno, en standardisant nos modes de vies, on peut par conséquent standardiser et matérialiser des principes abstraits comme le bonheur. Le divertissement qu’on nous délivre aurait pour but l’asservissement. Cet esclavagisme par le plaisir illusoire ne sert qu’à alimenter la machine industrielle. S’opère alors une uniformisation des bien culturels dépendants de cette logique marchande capitaliste.

Dans le film, l’état peut prendre le rôle de la société capitaliste. Ce dernier s’oppose à cette diffusion musicale populaire « nouvelle » s’éloignant complètement de la vieille Angleterre traditionnelle incarné par Dormandy, le représentant de la Chambre des Communes et M. Troudebal son exécutant.

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Durant tout le film ils essaieront de réduire à néant toute diffusion de Radio Rock au pré du public britannique.

Pour Adorno, cet embrigadement de pensée conduit à une perte d’émancipation et une perte des libertés de l’individu qui est traité comme une masse. Cette vision rappelle l’image de l’Angleterre terne de la fin des années 50: « Angry Young Men », une génération de jeunes gens en colère et en rupture avec son temps. Ce besoin de renouveau sociétal s’est vu opérer avec la culture populaire des années 60.

2010-01-19_3Les personnages créés dans Good Morning England incarnent la nouvelle génération en contradiction avec la dernière. Leurs fortes personnalités souvent déjantés semblent guider et être les portes paroles de toute la nation.

Ce principe d’Adorno est tenu par la reproductibilité des oeuvres d’arts. Selon lui, les mêmes oeuvres répondraient aux mêmes besoins. Cela pourrait donc renseigner sur la reconnaissance d’un art lors de son temps. Selon une époque et ses besoins répondrait des oeuvres en adéquation similaires. Se pose ensuite la question de l’authenticité de l’oeuvre d’art et donc de sa valeur?

Il est intéressant de rapprocher les propos d’Adorno sur l’industrie culturelle avec son style musical de prédilection.

La musique et tout particulèrement le classique est un art à priori réservé à une certaine élite. Ce dernier, produit par et destiné pour une certaine classe, il n’est pas adressée à la masse ou au simple demandeur. Il semble difficile de reprocher l’accès de l’art à tous par le bais de l’industrialisation. L’art « unique » bien que originel ne peut satisfaire plusieurs personnes.

Avant l’ère de Marconi, la musique était consommée de manière collective mais pour un groupe physique précis (opéra, théâtre). Avec la démocratisation des médias, on bénéficie d’une consommation massive mais qui demeure de l’expérience individuelle. Les moyens pour apprendre sont aujourd’hui illimités grâce à internet. Ce médium apparait comme le salut face à des disparités sociales préexistantes.

Cette véritable source de connaissances nous standardise ou nous « formate » tous au même seuil d’égalité. L’utilisation que nous en faisons demeure pour moi, le seul motif face à notre asservissement.

 

Nous autres, héritiers de la reproduction

Aujourd’hui, grâce aux nanobiotechnologies il est possible d’envoyer un message à nos proches seulement par le biais de notre pensée. L’application Smartstones née en 2013 et originaire de Santa Barbara en Californie permet de pallier certains handicaps comme l’impossibilité de communiquer. En portant un casque développé par la société Emotiv, il est possible de traduire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur un smartphone.

Selon Wikipédia… Medicina, ou « l’art de guérir » en latin est la science et la pratique (l’art) étudiant l’organisation du corps humain (anatomie humaine), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à restaurer la santé (physique et/ou mentale) par le traitement (thérapie) et la prévention (prophylaxie) des pathologies.

19104711957592orcaduceemedicaldesymboleisolesurunfondblancLe maniement de cet art, souvent réservé à une élite, a longtemps gardé un caractère particulier puisqu’il touche à la vie et historiquement à la question de la théologie. Deux visions s’opposent entre les origines (Asclépios/Esculape) mais ces dernières trouvent un consensus dans le caractère divin de ce pouvoir, le caducée des médecins en étant témoin.

Un des premiers textes qui propose une réflexion sur l’art et la technique est « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée » écrit en 1936 par le penseur Walter BENJAMIN. Il fut aussi l’un des premiers à traiter la question de la modernité.

Dans ses écrits, il aborde la notion de l’aura, ce qu’il définit par l’émanation d’un objet physique et unique, situé à un temps (nunc) et lieu précis (hic). Cet objet doit être inscrit dans une culture spécifique, reconnue et entretenue au fil du temps. La reproductibilité joue aussi sur la qualité de l’objet unique.

Ainsi, les produits de la médecine conservent leurs propriétés métaphysiques puisqu’elles répondent bien à un temps et un lieu donné. De plus cet art à part entière n’a plus besoin de faire ses preuves tant il est omniprésent et depuis tout temps.

Seulement, l’apport de la modernité amène BENJAMIN à se questionner sur l’aura et l’idée de tradition au quel il se rattache. En reproduisant l’objet, il se détache de la tradition en détériorant son aura et son unicité. 

On peut s’interroger sur les interactions qu’ils existent entreune médecine religieuse et la modernité. Si l’aura perdait de son authenticité lors de la reproductibilité alors cela un-coeur-artificiel-de-la-societe-carmat-a-velizy-le-24-septembre-2009_4646612signifierait qu’un patient ayant subit une transplantation cardiaque venant d’un coeur créé artificiellement serait impure?

                                                                    coeur artificiel de la société Carmat

Le transhumanisme se développe de jours en jours afin de pouvoir allonger l’espérance de vie et sa qualité. L’élaboration de « Bébés sur mesure » n’est plus une fiction puisqu’elle techniquement praticable en modifiant le code génétique. Cet eugénisme se permettant de manier la vie nous conduirait il vers un monde plus « sain » ou simplement dépourvu de différences entres les individus?

Sources :

http://futurism.com/think-speak-headset-lets-people-communicate-using-brainwaves/

Le populaire c’est bien, mais pas trop.

La société économique est-elle que les entreprises cherchent à réaliser de plus en plus de bénéfices et ce en limitant les pertes. Une des manières de se protéger dans la prise de risques est de se réapproprier les codes qui ont déja marché lors de campagnes et productions précédentes par le biais de la culture populaire.

La culture de masse étant alors la cible privilégiée de ce modèle par sa quantité et sa rentabilité. Cette dernière est produite par une industrie culturelle. Selon Edgar Morin, la culture de masse correspond à un agglomérat d’individus, individus qui vont être pris séparément mais qui vont être considérés massivement des codes qui marchent.

4792408_6_5a54_2015-10-19-9644df6-23620-irycre_2fc3ea95cb36078aadd9728153e377eaCette manière d’opérer peut se défendre puisqu’elle permet de répondre à des attentes du public dans de nombreux domaines comme les films de genres. Les spectateurs ou plutôt la « masse » aime pour un temps visionner un film d’horreur pour frissonner ou bien un film romantique pour fantasmer sur un idéal. Les films de sciences fictions comme la saga Star-Wars a vu s’opérer la réutilisation de ses codes afin de retrouver un film de ce genre avec le prolongement de l’univers précédent (paysages, costumes, bande originale). Les bases étants nécessaires pour relancer la machine au prés d’un nouveau public, plus jeune.

On peut cependant s’interroger sur le bénéfice réel des entreprises à changer le fond des oeuvres d’origine face à nouveau public plus « casual ».

Dans l’industrie du jeux-vidéo il est maintenant courant depuis de nombreuses années de démocratiser l’image de ce divertissement autrefois réservé à un public plus marginal. Les lignes éditoriales des jeux ont pour but de faciliter le niveau de difficulté afin de pouvoir élargir la tranche d’âge. (Intelligent Systems et Fire Emblem, Square Enix et Final Fantasy, Nintendo et The legend of Zelda). On retrouve cet exemple avec la sortie ce mois-ci, du film et jeu Ratchet et Clank développé par Insomniac Games.

RATCHET-CLANK-approved-teaser-poster1L’expérience du jeu s’est vue infantilisée en baissant dans la qualité des dialogues, la stratégie et le scénario. En voulant satisfaire la masse, le résultat produit ne satisfait plus personne ou seulement ceux qui ne connaissaient pas les jeux d’origines. En vendant une expérience de jeu aussi nue en contenu, le risque est de faire naitre une nouvelle génération aseptisée de point de vue critique. Le film quand à lui à réaliser une opération marketing très forte en choisissant de doubler des personnages par des célébrités comme Nikos Aliagas et le youtuber, Squeezie. En choisissant ce célèbre youtuber suivi par la nouvelle génération, les producteurs du film ont espéré toucher ce nouveau public qui ne connaissait pas la génération de jeux. Ce désir de vouloir étendre la saga à tout le public s’est senti aussi par le prix de commercialisation plus bas que la moyenne soit 39,99€ au lieu de 79,99€ habituellement pour un jeu PS4.

La satisfaction du « spectateur de la masse » pollue des oeuvres d’origines au nom du « fan service ». Le « fan- service » est une manière de satisfaire le public de fan en introduisant des éléments superflus et souvent sexuels et n’apportant pas de valeur au contenu primaire. Ce procédé répond au modèle de Soft power introduit par Edgar Morin ou la séduction permet d’influer sur le comportement du consommateur.

Il est maintenant important que les industries culturelles prennent conscience que les productions qu’elles délivrent sont la base de repères et de connaissances des nouvelles générations. En créant du contenu de qualité, les enfants seront plus aptes à s’interroger et réaliser des choix pertinents pour leurs futurs. En servant un contenu destiné à une masse, on fabrique du contenu préformaté qui empêche l’imaginaire de se développer ainsi que l’originalité.

 

« Bienvenue dans le monde d’Oz: la plateforme communautaire d’internet »

Répondant aux besoins d’une société de consommation, internet a vu émerger un processus répondant à trois étapes :

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  • le partage d’informations
  • le commerce
  • l’alliance des deux, c’est la consommation collaborative

Reposant sur une démarche sociale et anonyme du à un internet, cette économie semble délicate à mettre en place. Comment faire confiance à un inconnu? L’e-Réputation. Il s’agit maintenant de créer une image virtuelle de soi digne de confiance afin de profiter du système.

Notre image peut être soumise aux notes d’autres internautes, elle va tenter de façonner le plus justement possible notre personnalité avec nos compétences. Cet état de fait prend écho dans les écrits du penseur canadien, Marshall McLuhan. Il développe sa thèse sur le déterminisme technologique, dans laquelle les médias nous renseigneraient sur l’homme social en ce qu’ils contribuent à le déterminer.

summer-wars-030-1777x1000Dans Summer Wars réalisé par Mamoru Hosoda en 2009, on retrouve cette question de l’e-réputation et de la valeur sociale. N’importe quelle entreprise ou personne peut créer un compte sur Oz, un espace communautaire virtuel. Par ce biais, on peut réaliser des manipulations à l’échelle de notre statut social, comme par exemple lancer un missile pour le président.

Selon McLuhan, l’impact des médias se mesure à la fois à l’échelle collective et individuelle en ce qu’ils influent sur le plan historique, culturel et personnel. Summer Wars raconte l’histoire d’une famille pourtant ordinaire qui est composée majoritairement de membres unis mais aussi bien de personne marginale comme Ikezawa Kazuma. Historiquement et culturellement parlant, les nouvelles oz-summer-wars-clantechnologies sont ancrées dans le quotidien de chaque génération, elles servent dans différents domaines tels que la sécurité, le transport et la santé. Ces dernières servent donc d’outils indispensables au fonctionnement de la société en générale mais elles agissent aussi au niveau de l’individu en lui même. L’avatar King Kazma, a permis l’épanouissement de son propriétaire en lui redonnant confiance. Ce médium permet alors de ramener dans le clan, le membre de la famille anciennement isolé.

McLuhan s’interroge aussi sur le comportement et les réactions des gens face aux nouveaux médias. Il va s’intéresser à l’étude des effets de masse sur l’homme. Il en déduit que nos techniques de communication influenceraient sur nos modes de connaissance et de perception.

On se rend compte lors du piratage d’Oz que les médias utilisent des raccourcis conduisant à une fausse information. Le héros, Kenji se retrouve arrêté alors qu’il est innocent. La communication à grande échelle engendre une fausse réalité qui repose sur une fausse connaissance car toutes les données sont rapidement collectées et non vérifiées. 

La perception que nous avons de l’information est donc bien erronée car elle ne correspond pas à la réalité ou du moins à ce qui est vrai. Ce problème de rapport, au réel/virtuel et vrai/faux provoque une perception des informations qui n’est pas clair. Cette incompréhension qui divise semble à l’image de la famille qui se brise.

 

Marie, quand on traite de l’orientation avec l’autodérision

Cette première expérience concernant la réalisation d’un portrait sonore consistait à mener l’interview d’une personne afin de faire ressortir sa personnalité à travers les sons, ce qui comprenait sa voix ainsi que le paysage sonore.

Mon premier choix de prise de son concernait une artiste venant présenter son exposition à l’institut. Lors de l’interview, j’ai été confrontée à des difficultés concernant l’échange en lui même, je n’arrivais pas à trouver du contenu ciblé sur la personnalité même de l’artiste. J’ai ensuite eu d’autres difficultés pour le contenu de la prise de son visant à interviewer le public du vernissage. Je cherchais un public neutre ne connaissant pas l’artiste afin de garder une neutralité concernant les commentaires descriptifs des oeuvres ainsi que de l’artiste.

Le but étant de mettre en parallèle la description de l’artiste sur son oeuvre et sa personnalité avec celle donnée par le public du vernissage.

J’ai donc décidée de changer de sujet afin qu’il corresponde bien au critère de la personnalité. En choisissant Marie, j’ai voulu parler d’une tranche de vie importante pour quelqu’un, c’est à dire son orientation. Après des essais dans plusieurs voies, elle a pu savoir quels chemins lui correspondaient ou non.

Parler de son parcours, ses choix et ses préférences me semblait un bon moyen pour illustrer sa personnalité. Le choix sur Marie a aussi été influencé par son caractère que j’apprécie beaucoup, elle sait vivre des périodes de doutes et de remises en questions en les prenant avec auto-dérision. Une difficulté que j’avais pour ce travail était de retranscrire la personnalité de Marie, une personne que je connaissais. Etant influencée par son comportement, je devais arriver à garder un oeil détaché afin de savoir si le portrait sonore était bien en adéquation avec sa personnalité.

A travers cette exercice sonore j’ai appris à apprécier l’élément sonore en lui même. N’étant pas habituée à ce support, j’ai été assez bluffée par les sensations qu’elle peut procurer et l’imagination qu’elle suscite. Elle est l’investigatrice d’un véritable univers où chaque détail sonore apporte une réelle importance. Le cinéma est un autre art demandant de choisir, j’ai trouvée intéressant de ne traiter qu’un élément afin de se focaliser dessus avec plus d’attention.

Concernant mon travail, j’étais assez dubitative quant au rendu qui j’avais peur n’était pas compréhensible voir sans apport particulier. Il s’agissait pour moi de dépeindre la personnalité de Marie, une personne que je trouve assez étonnante dans sa façon de réagir aux choses, emprunte d’optimisme malgré des sujets importants. Cette réaction qu’elle a est aussi fidèle au comportement qu’elle adopte pour introduire des anecdotes qui se rapportent à la culture qu’elle soit de n’importe quel type.

Je pense que la sincérité du personnage et la mise en confiance ont été des éléments permettant de produire ce portrait sonore, je le trouve assez fidèle à la personne. J’aurais aimée tout de même voulue réaliser un paysage sonore plus original mais je suis restée sur les éléments de décors. Un portrait réalisé dans la maison familiale avec la fratrie aurait été une matière plus intéressante à travailler mais qui n’était pas possible d’un point de vu technique.