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Fervente admiratrice de cinéma et de musique, je voue mes heures perdues à savourer quelques grands classiques filmiques, découvrir toutes sortes de genres musicaux tout comme des productions, flâner dans les rues à la recherche de friperies, galleries ou brocantes. Aider les autres est pour moi l'une des plus grandes sources de satisfactions. À 19 ans, je convoite le monde et ses mystères, toujours prête et partante pour d'innombrables trouvailles.

Mass media : un suspect non suspecté

Un média de masse est à l’origine d’une importante audience. Il permet de diffuser un message à un large public. En ce sens, la télévision représente la crème de la crème mass-media-posterpuisqu’elle réunit 3 à 10 millions de téléspectateurs. La presse, la radio, l’affichage, Internet sont également des composant du concept de média de masse. Comme la télévision, ils sont porteurs de « promotions de produits ou services d’intense consommation » dans le but d’attirer une certaine audience. Ainsi ces médias de masses s’imposent par leur influence.

A cet égard, le dernier film de David Fincher, Gone Girl, dévoile les partis pris du réalisateur et notamment quant aux médias de masse. Nous retrouvons dans ce film une certaine mise en abîme. En effet le réalisateur utilise le cinéma, média de masse, pour partager sa vision du rapport qu’entretient la société avec les médias de masse. Le thème central n’est peut être pas cette enquête cherchant à rétablir la vérité, mais pourrait se résumer à l’impact qu’ont ces médias de masse sur les individus, les conditionnant à établir une fausse vérité. Dès la treizième minute du film, il est question d’interview avec des journalistes lorsqu’Amy se rend au vernissage qu’organisent ses parents. Les conférences de presse s’enchaînent lorsque cette dernière disparait, sans parler des innombrables reportages qui occupent les informations télévisées. Sans compter les partages de photos, témoignages, informations sur les réseaux sociaux.

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David Fincher rentre dans la subtilité en faisait tenir à Amy un journal intime. Un journal intime est le regroupement de pages manuscrites reliant des fait de la vie de son auteur, destiné à être lu par son écrivain ou partagé à d’autres, suivant les circonstances et les souhaits de ce dernier. Ici, non seulement Amy rédige son journal intime, mais le spectateur en est témoin et peut donc lire ce qui y est écrit. Ce manuscrit peut ainsi être considéré comme étant un média de masse : des millions de spectateurs liront comme un journal, une revue quelconque rejoignant le domaine de la presse ; ce récit de vie de la dite disparue.

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De fait, le cinéma est un média de masse. Par ce média, David Fincher y inclue tous les médias sous toutes leurs formes, autant dans l’implicite que dans l’explicite.

Voyages à la court-métrage

 

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Un festival sous la pluie !

Trois jours à Clermont-Ferrand pour le festival du Court-métrage, ça développe le sens de l’orientation ! Prendre le tram, se délacer dans la ville, trouver la salle de cinéma, retourner sur ses pas pour la prochaine séance. S’approprier le plan c’est une chose, découvrir de nouvelles formes filmiques, parfois très libres ou un peu plus retenues, c’en est une autre !

Les court-métrages en compétition nationales étaient portés sur un thème sociétal relatant les difficultés dues au chômage, aux moyens auxquels ont recours les famille pour subsister en tant de crise, à la retraite.  A cet égard, le court-métrage Des Racines réalisé par Jeanne Traon-Loiseleux révèle l’histoire d’un fils d’immigré italien qui, après avoir pris sa retraite récemment, souhaite retrouver ses racines. Le temps sinistre, un filtre ajouté pour insisté sur la froidure hivernale mais également de la situation. Angelo ne cesse de faire des allés-retours au garage où il travaillait, ne sait pas vraiment quoi faire de son temps. Ce court-métrage ne suit pas de trame narrative classique, mais s’emploie à relater des faits réels, ce que chaque personne passionné de son travail vit au moment de la retraite. Les plans séquences insistent sur l’ennui que ressent le retraité, devant combler son excès de temps libre, ennui que le spectateur peut ressentir à un moment ou à un autre pour le personnage dans ses entreprises.

N’appréciant pas vraiment le cinéma asiatique, j’ai été particulièrement et agréablement surprise par le premier programme collections proposant huit court-métrages coréens. La fiction A Race de Hyun-zo Kim est un plan séquence filmant de A à Z un jeune homme suivant Seul, une jeune coréenne, alors qu’elle fait du vélo. S’entame alors une course entre les deux. Les mouvements de la caméra, tremblotante, montre la perplexité que ressent Seul et l’inconfort dans lequel elle se retrouve face à ce garçon qui se met à la suivre.

Enfin, ce même programme collections dévoile le rapport qu’on les asiatiques avec leur famille. Le court-métrage Hurdle de Sung-jin Bak révèle à travers des plans moyens et des plans d’ensemble la lourde charge qu’à une jeune femme de s’occuper de sa mère, atteinte d’Alzheimer.

http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=104&c=3&id_film=200048194&o=178&ancre=

Par conséquent, ce festival m’a permis de découvrir de nouveaux univers mais surtout de constater que contrairement aux films réalisés et a destination du grand public, les réalisateurs n’ont aucune contrainte quant au sujet, au montage, au tournage ou encore au scénario. Même si les séances durent environ 1h30, ceci permet au spectateur d’apprécier un cinéma qu’il lui est inconnu, de renouveler sa vision des choses à chaque nouveau court-métrage et de voyager à travers différents pays, différentes cultures. En en plus, on croise des stars !

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Maïmouna Douîcouré, réalisatrice du court-métrage « Maman(s) », prix du Best Short Film International Fiction 2016 du Sundance Festival

Rire, tendresse, burlesque : un cocktail réussi du court-métrage

Capture d’écran 2016-02-12 à 13.58.41Les BCCN avaient rendez-vous à Clermont Ferrand du lundi 8 au mercredi 10 février pour le festival du court-métrage. Une cinquantaine de séances de 5 à 6 court-méatrges (ce qui équivaut à environ 1h30) est diffusée chaque jour du samedi 6 au dimanche 14 février 2016. Toutes les salles de cinéma de la ville sont convoitées, même les amphithéâtres de facultés sont réquisitionnés. Les thèmes varient,allant du polar aux compétitions internationales et nationales, en passant par les films réalisés par l’école de cinéma de la Femis, sans oublier les séance pour enfants.

A cet égard, j’ai consacré ma dernière séance au programme Enfants. L’un des court-métrages reteint mon attention : The Tie. C’est l’histoire d’un girafeau qui rencontre une girafe et qui, malgré leur différence de taille, parviendra à rejoindre son ainé par différents moyens. Tout en poésie, le réalisateur belge An Vrombaut choisit de nous faire comprendre son récit grâce aux images, de nous souffler des émotions par la musique et les bruitages. Récit narratif classique (scène d’exposition, élément perturbateur, résolution), l’histoire nous est montrée par une succession de plans moyens, incluant parfois des plans d’ensemble et des gros plans. Les couleurs chatoyantes ont su séduire les yeux du spectateur, captivé par une histoire peu commune destinée certes aux enfants, mais également aux plus grands qui recouvre un confort d’antan.

Egalement tient place un court-métrage de la Femis réalisé par Emilie Noblet, Trucs de gosse. Celui-ci relate l’histoire d’une étudiante dénommée Julie, qui travaille en tant qu’agent d’accueil dans un cinéma parisien. Son existence prendra un tournant à la connaissance de Matthieu, la dernière recrue. Un scénario qui n’a rien de novateur certes, mais des plans montés de manière à ce que les images touchent la sensibilité du spectateur. L’histoire suit une trame narrative classique. Les images sont propres et nettes, le son est dégagé mais cependant parfois incompréhensible du fait d’une articulation pas assez prononcée. Néanmoins, cette histoire réaliste et surprenante de part les dialogue faisant appel à l’humour, ses couleurs vives donnent du baume au coeur. La plupart des court-métrages des séances de compétition nationale traitent des sujets sociaux, relatant les difficultés que chacun peu connaitre, au thème plus triste et sombre que stimulant et drôle. C’est pourquoi en regardant ce petit chef-d’oeuvre de fin d’étude où le rire est prédominant, nous ne pouvons qu’apprécier et savourer cet instant.

Enfin, le court-métrage du réalisateur australien Yianni Warnock Homebodies ne peut passer à travers les mailles du filet. Dans un pavillon de banlieue, une femme tient une relation virtuelle avec un homme tandis que son époux se glisse dans une baignoire, enguirlandé de la tête aux pieds d’ampoules de noël.  Alors que le scénario traite d’un sujet qui touche la population, le réalisateur arrive à tourner en dérision la situation en faisant appel au comique de répétition et de situation. Les plans moyens se succèdent pour un récif narratif classique. Les dialogues sont courts, le burlesque est omniprésent. Le son est net, les images sont claires. Faire appel au rire est la meilleure façon d’apprécier ce type de court-métrage.

Rédiger des billets ? Compter le temps ?

Compléter chaque exposé d’un billet de blog était une entreprise pas vraiment plaisante à mon goût. En effet, étant friande de pratique plutôt que de théorie, il m’était difficile de me concentrer le temps d’une présentation et d’absorber mes nombreuses informations pour ensuite en retranscrire une certaine partie. Par ailleurs, nous avions la contrainte du temps : tenir un délai (parfois peut-être trop court pour le nombre de post à la semaine) pour publier les textes. J’aurais surement été plus à l’aise si nous avions pu avoir le choix de les poster à notre guise.

Ces billets m’ont néanmoins permis de travailler des sujets auxquels je n’aurais surement jamais réfléchis sans le travail imposé. Il était également demandé d’illustre nos posts par des exemples de notre choix. J’ai donc par ce biais, pu découvrir la pensée d’écrivains, la comprendre et l’exploiter à ma façon. Cela m’a valu d’enrichir ma culture générale et penser et réfléchir d’une nouvelle manière.

Un Mitchell avant-gardiste

William Thomas John Mitchell établit une nouvelle science de l’image, considérée comme étant une étude généralisée des représentations. Traitant à la fois de la création, du pouvoir et du fonctionnement de l’image, l’auteur jugea bon d’étudier l’image au sens large du terme, s’imposant de jour en jour. Il définit l’image comme un mot auquel nous avons systématiquement recours, étant emprunt dans le même temps à de nombreuses transformations. Il considère effectivement l’image  capable de délivrer un message, et ce depuis de nombreuses années maintenant.

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En effet, nombreux d’entre nous traduisent leurs messages par des images. Nous nous intéresserons particulièrement aux GIF (Graphic Interchange Format) : un format de données informatiques d’images numériques. Facebook a notamment mis en avant ces GIF, placés dans la barre d’outil dans les fenêtre de conversations Messenger. Dorénavant, les utilisateurs sont plus emprunts a traduire leurs messages par des images que sont les GIF, que par des textes écrits. Le visuel prend ainsi de plus en plus le dessus sur l’écrit

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Dans le cadre du cours de Création Graphique, il nous était demandé de reproduire une image. Les quelques contraintes consistaient à utiliser un fond fleuri pour une reproduction des plus fidèles, et ce en deux heures.

Réalisé sur Illustrator, j’ai d’abord utilisé la courbe de Bézier afin de dessiner les contours de la bombe et des lettres ; avant d’importer le fond fleuri sélectionné sur Internet, et de créer un masque d’écrêtage afin que l’image s’intègrent seulement aux formes.

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        Modèle à reproduire.                             Résultat des deux heures.

 

Sexualité vendeuse

herbert-marcuseHerbert Marcuse (1898-1979) est un philosophe sociologue marxiste. Sa pensée est grandement inspirée de Marx et Freud. L’auteur se concentrera sur deux termes précis : repression et sur-répression. La repression est l’action d’exercer des contraintes graves, des violences sur un individu ou un groupe d’individus dans le but d’empêcher le développement d’un désordre. La sur-répression quand elle est le terme qui désigne le contrôle additionnel par-dessus ceux qui sont indispensables à toute association humaine civilisée.

Dans Eros et Civilisations (1955), Marcuse s’arrête sur de nouvelles formes de domination, et donc au rapport qu’à l’homme avec la sexualité. L’auteur clame que l’individu n’est pas libérerais qu’il est conditionné dans sa sexualité par la société. En effet, la sexualité est un très bon investissement de vente qui fait durer la domination. Dans la publicité télévisée Shweppes, Uma Thurman se sert de ses pouvoirs de séduction pour porter le spectateur à confusion et lui donner envie d’acheter la boisson. Dans le spot, l’actrice (à l’aise et confortable) domine le journaliste (crispé et inconfortable), dans ses propos comme dans sa posture. La publicité prend donc le dessus sur le consommateur, l’invitant à se soumettre au produit en lui donnant envie de l’acheter.

https://www.youtube.com/watch?v=qdrzsot_lYY

Petit pas pour l’homme, grand pas pour l’humanité

arrendtProfesseur de philosophie et non philosophe, telle se définissait Hannah Arendt (1906-1975). Honorée par plusieurs prix et notamment celui de l’université de Copenhague en 1975, l’auteur voit son oeuvre être récompensée pour sa contribution au développement de la civilisation européenne. Se focalisant sur la crise de la culture et de l’éducation, ainsi que l’avènement du mensonge en politique, elle publie en 1954 La crise de la culture, essai théorique politique dans lequel elle tente de clarifier les problèmes qu’elle avance sans pour autant y apporter de solutions abouties. Hannah Arendt s’intéresse notamment dan cet ouvrage à la conquête de l’espace, susceptible d’accroitre la dimension de l’homme.

L’homme est au summum de sa puissance lorsque en 1961, le programme Apollo permet aux premiers astronautes de poser le pied sur la Lune. L’événement est médiatisé au plus au point par les médias : la télévision diffuse les premiers pas de Neil Armstrong, des affiches de propagandes placardées aux murs en recouvre chaque parcelle de leur surface, des articles illustrés de photographies font la une des journaux.

 

CepenRTEmagicC_7069_herge-on-a-marche-sur-la-lune_txdam18770_9dd4e4dant, quinze ans avant les exploits spatiales de l’homme, Hergé envoyait déjà ses héros conquérir la Lune avec la parution de la bade dessinée On a marché sur la Lune (1954), album qui relate les péripétie du personnage Tintin. Rêve également pensé par Jules Verne dans De la Terre à la Lune (1865) ou Alexandre Ananoff dans LAéronautique (1950) ; cette prouesse représente pour beaucoup une motivation hors pair qui permettrait à l’homme d’accéder au rang des plus puissants. La conquête de l’espace contribue par conséquent à l’accroissement de la dimension de l’homme, consciemment comme inconsciemment.

Cinéma et philosophie : en quête de justice

6785355Philosophe français quelque peu engagé, Michel Foucault (1926-1984) est l’auteur qui renouvelle la reflexion en s’intéressant à différents domaines tels la sexualité ou encore la folie, qu’il s’applique à analyser dans ses oeuvres. Il sera également fortement intéressé par le monde carcéral et fonde à cette occasion le Groupe Information sur les Prisons en 1971, afin de dénoncer les conditions de détention et de donner la parole aux détenus, plongés dans le silence.

A cet égard, The Shawshank Redemption (1994) de Franck Darabont (Tim Robbins) relate l’histoire d’Andy Dufresne, un jeune banquier condamné à perpétuer pour le meurtre de sa femme et de son amant. Incarcéré à Shawshank, le pénitencier le plus sévère de l’Etat du Maine, il aura l’occasion de rencontrer Red (Morgan Freeman), un Noir désabusé détenu depuis vingt ans.

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Ayant décidé de mettre en image le récit  Rita Hayworth et la Redemption de Shawshank de Stephen King, Darabont choisit tout comme Foucault, de donner la parole à ceux qui n’ont pas toujours l’occasion de l’avoir, notamment dans le milieu carcéral. Ainsi, le réalisateur offre la possibilité aux prisonniers de s’exprimer sur les faits qu’ils ont ou non commis, leurs conditions de vie et leur quotidien. S’établit alors un lien quelque peu intense entre acteurs et spectateurs, mêlant à la fois sourire et empathie.

Derrida déride la poésie tournée en dérision

derridaJacques Derrida (1930-2004) s’applique à étudier la théorie de la deconstruction. Celle-ci consiste à élucider la différence entre les mots employés pour les utiliser pour ce qu’ils sont et ce qu’ils définissent contrairement à l’idée qu’on en a, c’est-à-dire faire allusion à la référence aux choses qu’ils représentent.  La deconstruction incarne plus une pratique plutôt qu’une méthode ou un système philosophique.

Ainsi, la deconstruction propose une absence de structure, de sens catégorique aux mots pour plus de liberté. En cela, Raymond Queneau souhaite échapper aux règles traditionnelles de la poésie et publie « Récit d’un voyage en automobile de Paris à Cerbère » dans son recueil Bâtons, Chiffres et Lettres (1950). Ce pictogramme relate l’idée que le poète se fait de son périple d’une ville à une autre. Chacun est libre d’interpreter les symboles à sa manière, laissant libre cours à son imagination. L’auteur met ainsi en image un texte qu’il aurait ou écrire noir sur blanc comme à l’accoutumée.

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