Tous les articles par Diane

Je suis actuellement étudiante à l'institut Marc Perrot en première année de bachelor communication et création numérique. Je me passionne pour l'art, en particulier la photographie que je pratique en amateur.

Et qu’est-ce qu’on en retient ?

J’apprécie beaucoup cet exercice dans le sens ou il nous permet de mettre en relation notre quotidien, nos goûts avec des auteurs vu en cours. Je trouve la démarche intéressante. Elle permet une meilleure compréhension du cours, et sollicite notre imagination.

J’ai, comme au premier semestre, beaucoup parlé de mes goûts personnels, c’est ainsi que j’ai pris plaisir à écrire ses articles.

Je regrette par contre de ne pas avoir été assez régulière et de m’être laisser avoir par le temps.

Cet exercice m’a permis d’approfondirune certaine réflexion et d’ouvrir mon esprit sur des thèmes que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup apprécié Baudrillard (même si je ne suis pas sur d’avoir tout compris), Barthes, et Michel Foucault.

Dada fait le tour du monde

Le concept de média de masse désigne un système de diffusion massive d’informations qui utilise toute sorte de médiums comme la photographie, le cinéma, la presse écrite, la radio etc… Le terme est né dans les années 20. Dès les années 30, le public, les politiques, et les artistes commencent à percevoir leur pouvoir d’action, leur impact dans la société.

Edgar Morin ne la voit pas comme une version dégradée de la culture mais plutôt comme une culture populaire.

Dada-Archives-du-XXe-siecle-documentaire-INA-archive-index-grafik-couvLe dadaïsme illustre bien le principe du média de masse puisqu’il ne connaît pas de frontières, il n’a presque pas de limites physiques à son émancipation. Les dadaïstes vont se jouer d’eux et recyclant leur supports (principalement des magazines et des journaux) à travers leur collages. (dont les plus célèbres sont de Raoul Hausmann)

Les acteurs de ce mouvement tendent à réinventer le langage, en reniant toute appartenance sociale ou culturelle, cela est l’origine de leur popularité. Après les atrocités vécues lors de la première guerre mondiale, les dadaïstes viennent chambouler l’ordre établit avec une humour féroce et qui ne plaît pas beaucoup à la bourgeoisie. Ils désigne cette dernière comme étant « absurde ».

Hannah Höch. German, 1889-1978 Cut with the Kitchen Knife through the Last Weimar Beer-Belly Cultural Epoch in Germany (Schnitt mit dem Küchenmesser durch die letzte Weimarer Bierbauchkulturepoche Deutschlands). 1919-1920 Photomontage and collage with watercolor, 44 7/8 x 35 7/16” (114 x 90 cm) Staatliche Museen zu Berlin, Nationalgalerie  © 2006 Bildarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin,  © 2006 Hannah Höch / Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn, photo: Jörg P. Anders, Berlin

Ce mouvement connaît une rapide et large diffusion entre 1914 et 1923. Le premier groupe de pensé « dada » est née au Cabaret Voltaire à Zurich en 1915. Il est créé par un comité d’artistes et de poètes (dont fait partit Tristan Tzara et Jean Arp) La même année, il arrive aux États-Unis. (avec Man Ray et Marcel Duchamp)En 1917, il arrive en Espagne avant de faire le tour de l’Europe. Il y aurait même eu dans les années 20 des groupes de dadaïstes au Japon.

Ils empreintes des images, des mots véhiculés par la culture de masse. Par exemple, pour les collages, les images dont ils se servent sont découpées dans les magazines et transformées en étant disposer de  manière totalement libre. (Walter Benjamin évoquait la perte de l’aura)

Le dadaïsme prône la liberté de l’individu, et laisse libre cour à l’imagination et la créativité de chacun. Pour ce faire, ils n’hésitaient à utiliser tous supports et matériaux possibles. Ils réinventent l’art en le libérant de son carcan bourgeois.

Museum Ludwig Köln, ML, Herbert Bayer, Einsamer Großstädter, 1932, ML/F 1977/54

Les punks sont morts, vive les punks !

Marshall Mc Luhan est un intellectual thug canadien. Il s’est tant bien intéressé aux domaine scientifique (il fut ingénieur) que littéraire. Il a voyagé aux États Unis et en Europe, pays acteur de la mondialisation desquels ils tirent certaines observation quand à leur médias. Selon Mc Luhan, les médias nous détermine, nous modèle et nous façonne. Ils seraient en quelque sorte le prolongement de notre corps et redéfinissent notre perception de la réalité.

Notre façon de communiquer, notre façon de s’habiller, d ‘écrire, de lire, définisse notre identité.

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Une cigarette et un teckel à la main

Gilles Lipovetski est à la fois philosophe et sociologue qui s’est intéressé à la société contemporaine et notamment à l’évolution des mentalités.

Il constate que les années 70 et 80 sont marquées par une mentalité plus « cool » que celle d’aujourd’hui. Dans le passé, les gens s’épanouissaient plutôt bien dans leur vie, dans leur loisir, ils avaient tendance à penser d’abord à leur plaisir et menait une vie plutôt heureuse. Aujourd’hui, cette tendance est révolue, les gens sont stressés par leur travail, ils veulent s’engager dans la vie professionnelle, dans la vie de couple, investir pour acheter une maison… Il sont pris dans l’engrenage infernale de la vie quotidienne.

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Dream of Life

Kracauer fut à la fois philosophe, sociologue, historien, critique d’art mais aussi penseur de la photographie. Il comprend que la diffusion massive de cette dernière annonce une nouvelle aire médiatique. Dans son œuvre « Sur le seuil du temps, essai sur la photographie », il analyse ce médium comme étant une technique de reproduction du réel permettant un nouveau rapport au temps. (puisqu’elle capture l’instant)

Il remarque que la photographie est un procédé artistique très populaire, elle peut s’exercer dans le domaine du reportage, mais aussi de l’art abstrait, devenir une photo d’identité, des souvenirs de famille, un l’auto portrait etc… Elle s’adapte à son public, à ses goûts, et aux différents moyens techniques qu’il possède. Elle est accessible donc par tous.

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Exploration urbaine

« Derrière la plupart des images, quelque chose disparaît, quelque chose d’unique. » écrit Baudrillard. Selon le philosophe, sociologue et photographe, les images contrôlent notre vision en nous donnant l’impression d’une réalité. Elles reflètent l’absence de ce qui est montré. Par le biais de la photographie, le monde réel disparaît. Il n’a plus d’odeur, plus de relief, plus de poids. Plus d’espace ni de temps, il est figé dans une sorte de souvenir qui est faux.

Baudrillard tout comme Roland Barthes, dans La Chambre Claire, évoque la photographie comme étant, d’une certaine manière, la mort du réel. Par le biais de cet art, la réalité disparaît, elle est transformé, l’instant photographié est déjà passé. Par la photographie mais aussi, par le cinéma, nous sommes entrer dans l’air de l’hyper réalité. L’individu confond aujourd’hui le réel avec sa représentation, c’est à dire le simulacre. (photographie, vidéo, film etc)

« Il ne s’agit plus d’imitation, ni de redoublement, ni même de parodie, mais d’une substitution au réel des signes du réel.  »Jean Baudrillard, Simulacres et Simulations (1981)

 

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« Comprendre et ne pas juger »

Bourdieu, célèbre sociologue de la deuxième moitié du XXème siècle, s’intéresse au domaine de la télévision.  Selon lui, au lieu d’être au service de la démocratie, cette dernière s’inscrit dans la logique capitaliste. Elle est devenu un concept anti informatif dont le but est de faire toujours plus d’audimat.

Il la critique notamment pour censurer certaines informations en en imposant d’autres de manière massive et répétitive qui envahissent les journaux. Le fait de sur-traiter une information permet à la télévision d’en passer d’autres sous silence et d’exercer ainsi une certaine censure.

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Désir d’évasion

Theodor W. Adorno était un sociologue et philosophe allemand. Il fait partit, comme Horkheimer et Marcuse, de l’école de Francfort. Dans son œuvre « Dialectique de la raison », ce dernier critique violemment le système capitaliste de la société des années 30. L’Homme, selon lui, aurait perdu toute liberté face à un système de société totalitaire. Adorno s’en prend à la culture de ce dernier, qu’il nomme « l’industrie culturelle », ayant pour but non pas d’instruire et d’élever les consciences mais de rabaisser l’Homme au statut d’esclave.

Charles Burns, célèbre auteur de bande dessiné, s’est lui aussi, opposer au système capitaliste américain. En proposant une œuvre singulière et pour le moins étrange, il parvient à déranger les esprits. Dans ses dessins, il laisse parler son imaginaire sans soucis (ou presque) de plaire.

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Piss Christ

Walter Benjamin (1892-1940) était philosophe, historien et critique d’art. Ce fut l’un des premiers à s’être intéressé aux caractéristiques de la culture dans des sociétés européennes. Son œuvre propose un questionnement sur la modernité.

En 1955, paraît son ouvrage « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique ». Il y est à la fois question de peinture, de photographie et de cinéma. Dans ce dernier, Benjamin constate plusieurs effets de la reproduction d’une œuvre d’art. Il affirme en effet que cette dernière altère l’œuvre originale, lui fait perdre son aura. Elle lui enlève quelque chose de divin et la transforme en bien culturel.

L’artiste américain Andres Serrano réalise en 1987 « Piss Christ », une photographie d’un crucifix plongé dans de l’urine.

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