Tous les articles par Elise Morsetti

Bilan du cours

Ce cours, au niveau de la production des billets a été très différent par rapport au premier semestre.

Cette différence s’exprime peut être de part l’absence d’exposés fait par les élèves, mais pour autant ce n’en était pas moins intéressant. Personnellement, il m’a été plus facile dans ce cours de me rendre compte des liens qui existaient entre les auteurs, entre leurs idées, leurs livres, leurs inspirations.

Je voulais également noter quelque chose : la différente méthode de travail en ce qui concerne les dates butoirs pour publier les billets. C’était en fait un investissement personnel, une organisation à prendre. Je ne l’ai personnellement pas effectué de la bonne manière. Si je m’avançais personnellement dans les billets de blog, ils n’étaient pas entièrement rédigés et donc pas encore publié, mais il me paraissait important de pouvoir tous les relire calmement pour pouvoir trouver les liens qui existaient entre chaque article, chaque auteur, pour être sur que les propos se suivaient.

La télé réalité

Bourdieu dit que la télévision est un danger pour le champ culturel mais aussi pour la politique. A la télévision, c’est le règne de l’ego  qui prime, dans le cas où la plupart des intervenants viennent pour être vu. On retrouve beaucoup ça dans la télé réalité.

On pourrait se poser la question de quel est l’intérêt à se montrer à la télévision juste pour exposer notre vie, pour se faire voir en train de manger, en train de dormir, en pleine crise ou tombant amoureux ? Le m’as-tu-vu est tellement présent de nos jours qu’il est difficile de faire la liste de toutes les télés réalités qui inondent notre marché visuel.

Alors qu’est-ce qui fait leur popularité ? qu’est-ce qui fait que ces télés-réalités marchent-elles tant ?

Nous sommes dans une société où tout est visible, où tout peut être montré, ou plus rien ne choque vraiment. C’est internet qui nous plonge dans ce système là, et c’est ainsi que les télés réalités trouvent autant de succès auprès du public. Les candidats sont dans la provocation.

Ils se montrent en spectacle, c’est un danger pour le champ culturel, les télés-réalités prennent place sur les chaines principales pour montrer du prosaïque vulgaire q ne sert qu’à assouvir le côté « voyeurisme » des téléspectateurs.

La sociopolitique de spectacle

Guy Debord est un homme qui aime à toucher à toutes les formes de l’art, quelles soient d’ordre littéraire, cinématographique etc…

Il est à l’origine du mouvement du situationnisme qui succède au dadaisme, au surréalisme ou même le lettrisme. Ce mouvement tente d’en finir avec le malheur que les époques précédentes ont subits et ainsi mène à une révolution politique, sociale etc.

Debord est alors le premier à mettre en place une définiton pour la notion de « sociopolitique de spectacle ».

D’après ce qu’il nous dit, à notre époque tout ce qui touche à la communication de masse ou à la culture de masse ont une emprise forte sur notre société, les commerçants, les industries façonnent notre pensée pour que nous pensions tous à l’identique.

« Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. »

C’est ainsi que nous avons une autre approche du mot de spectacle. N’a-t-on jamais voulu acheter quelque chose parce que l’objet était nouveau ? C’est ainsi que la société nous modèle, c’est ainsi qu’elle nous donne l’impression d’exister à travers nos envies, de nous montrer de part notre capacité à consommer ; ce qui est en fait une mauvaise chose ; il faut savoir prendre notre vie en main et ne pas succomber à ces tentations qui découlent de la manipulation.

 

Sources :  https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Soci%C3%A9t%C3%A9_du_spectacle_(livre)

Retranscription et dénonciation de l’horreur au cinéma

Kracauer est un auteur juif allemand contraint de fuir son pays pour les Etats-Unis lors de la montée du nazisme.

Son oeuvre est le fruit de sa réflexion sur la notion de culture de masse par le prisme du cinéma.

Le cinéma plus que toute autre forme d’art est une forme d’art avec laquelle on peut avoir une prise sur l’horreur qui n’est que le reflet d’une réalité qui fait référence à la crise qui était traversée par le pays et l’Europe à cette époque.

Si Krakauer a étudié en profondeur les films allemands lors de la période de la République de Weimar (1918-1933), il existe dans le monde hollywoodien et dans le cinéma d’aujourd’hui des oeuvres qui dénoncent encore cette culture de masse.

Automatiquement le film de The Truman Show apparait principalement en haut de la liste. C’est une critique de la société américaine qui se complet devant sa télé à observer une personne innocente.

Mais nous pouvons également parler des films Hunger Games, dans le même style, les personnages doivent s’affronter pour survivre, la seule différence c’est qu’ils sont conscient de ce qu’il leur arrive. Et pourtant, derrière l’histoire, derrière l’horreur qui est montrée, effrayant et qui donne à réfléchir nous pouvons deviner une sorte de critique de la société politique, économique, qui renvoie finalement à des oeuvres antérieures telles que 1984, Le meilleur des mondes, etc…

Manipulation publicitaire

Herbert Marcuse est un homme qui va axer sa réflexion sur la société contemporaine, sur la société de masse et la culture de masse. 

Il nous dit que la société occidental contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social à l’échelle collective et individuelle (cf L’homme Unidimensionnel). Pour lui cette société va assimiler en elle-même toutes les forces contraires ; elle va donner l’illusion d’une liberté de pensée, d’action mais en fait fait taire la critique. 

Il part du principe que la société crée de faux besoin en uniformisant et en standardisant les pensées et les modes de vie véhiculés par la culture de masse. Ces faux besoin sont des besoins qui font marcher la machine économique (donc capitaliste), dont la pub en premier lieu va pousser les consommateurs à acheter des objets dont ils n’ont pas besoin.99-francs-3621032

L’art de la publicité l’a bien compris. Quand on parle de manipulation et de publicité en même temps, le livre 99 francs de F. Beigbeder me vient automatiquement à l’esprit. Ce livre dénonce totalement ce monde, il est cru, parfois violent dans ses propos mais il nous illustre cette société qui nous connait, qui nous manipule, comment nous allons nous faire tomber dans le panneau ? comment nous allons consommer ?

Le livre, adapté en 2007 est un gros impact également sur notre société. Après les mots qui nous confrontent à la réalité, nous sommes face à des images qui peuvent avoir plus de répercussions.

Ces deux oeuvres nous expliquent en fait l’art de nous manipuler, l’art de nous faire consommer, l’art de tout photoshoper, l’art de nous donner envie, de nous faire jalouser pour quelque chose que nous n’avons pas, que nous pouvons avoir, mais dans le but d’un idéal que nous n’atteindrons jamais.

Le portable ; ennemi de la nouvelle génération ?

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Marshall McLuhan a été le premier à apercevoir les réalités qui nous touchent aujourd’hui : il va prédire l’asservissement médiatique, l’avènement des nouveaux médias issus des nouvelles technologies. Ainsi il va développer la thèse suivante basée sur le concept de déterminisme technologique : Les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer. Ainsi, les médias nous déterminent, nous modèlent et nous façonnent. Il considère que les médias sont une extension de l’homme, du corps même de l’homme.

Nous vivons dans une génération où un lien perpétuel existe entre les personnes. La précédente génération Y a commencé à vivre avec internet, avec le portable, avec les jeux vidéos, mais la génération Z va bien plus loin que cela. Comme McLuhan a pu le prédire, les médias deviennent une extension de l’homme ; le portable fonctionne grâce à la main et les doigts, il se trouve désormais toujours à proximité. Il est devenu un outil majeur, parfois indispensable, la société s’adapte autour du portable ; l’éducation crée des applications, les classes scolaires communiquent via les réseaux sociaux, des informations professionnels sont transmises via différents réseaux.

Mais le portable reçoit des critiques impressionnantes de part l’utilisation parfois inadaptée de certains utilisateurs. Une génération qui en abuse, qui utilise tous les moyens sociaux possibles pour se montrer et devenir une personne influente. Mais il n’y a pas que des mauvais côtés. –

Accusons-nous le portable ou cette génération ? En principe, ni l’un ni l’autre. L’évolution est un fait, le portable est un médium que tout le monde utilise de nos jours, la société apprend à vivre avec, il facilite la vie, il facilite le contact, il faut simplement savoir l’utiliser, ne pas en abuser et s’en servir avec modération. Tandis que cette nouvelle génération, contrairement aux précédentes ne doit pas apprendre à vivre avec mais doit apprendre à s’en détacher.

Le portable n’est pas un ennemi, c’est un outil, il faut savoir l’utiliser, ne pas perdre le vrai contact humain à cause de cette facilité à communiquer. Une génération donc à garder à l’oeil, parce que la limite peut rapidement être dépassée.

Source :

Génération Y et Z, 2 octobre 2015 par Benjamin Chaminade. http://www.generationy20.com/les-differences-culturelles-entre-generation-y-et-generation-z

L’esthétisation de la vie politique

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Walter Benjamin fait parti de ces grands penseurs allemands du XXème siècle. Ses principaux propos s’articulent autour de la question de l’authenticité notamment dans le monde de l’art ; « l’aspect fondamental de l’oeuvre d’art est son authenticité ». Cette notion est très importante à notre époque parce que la reproduction commence à prendre énormément de place pour diverses raisons (protection de l’oeuvre originale, fabrication massive d’objets tels que les films, les photographies, etc…). Mais Benjamin, toujours dans le domaine de l’art, a également écrit sur le sujet de l’esthétisation de la vie politique qui s’assimile à la propagande.

Au XXème siècle c’est le temps des grandes guerres. La seconde guerre mondiale prend place, le communisme s’installe, le nazisme, trois grands pays sont dominés par une dictature (Allemagne, URSS, Italie), trois personnages majeures s’occupent de ces pays : Hitler, Staline, Mussolini. Leurs idéologies sont controversées, contredites, ils doivent faire face à des pays en crises, à des peuples soumis qui tentent à se rebeller. L’un de leur principe est de communiquer, est de montrer que leurs idées politiques sont justes, valent la peine d’être écoutées, appliquées. Leur seul moyen est de tenter de mater le peuple ; c’est ainsi que la propagande atteint son apogée.

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Affiche de propagande soviŽtique reprŽsentant Staline devant la foule ˆ Moscou. Les manifestants brandissent les photos de Staline et LŽnine. 1949.

L’esthétisation de la vie politique : c’est ainsi qu’on l’appelle, c’est en utilisant l’art qu’on va tenter de communiquer dans un pays ; l’art cinématographique, l’art de l’affiche, l’art de la photographie etc…

Les dictateurs jouent sur des codes couleurs (rouge principalement comme nous pouvons le voir ci-dessus), ils se mettent en avant, majestueux, face ou guidant le peuple. L’art de la peinture et de l’imprimante est totalement maitrisé, l’affiche est belle, parle d’elle-même.

Y a-t-il donc un moyen de lutter contre cette esthétisation de la vie politique ? Une théorie est lancée : avec une politisation de l’esthétique ou de manière plus générale, de l’art.

Mass culture : introductions aux articles

En tant que premier article, j’ai choisi de lui donner une particularité propre. Il nous a été donné comme travail d’écrire et de publier sept articles sur sept personnalités différentes. Tous ces personnages se rapprochent dans leur manière de penser, dans leurs écrits et leurs thèses, ils font parti d’une même époque, et ainsi cet article va servir à recontextualiser cette société de mass culture à travers les pensées des auteurs qui vont suivre.

Cette culture de masse est produite massivement par ce qu’on appelle l’industrie culturelle ; elle est appelée à être consommée par une humanité massive. Nous sommes face à une pure logique de marché. Pour être consommée elle doit plaire au plus grand nombre, elle est dans une recherche de public maximum.

Cette culture de masse s’étend sur plusieurs domaines, que ce soit dans le domaine de l’art avec la pop culture, puis dans le domaine de la société de consommation : on n’achète plus parce qu’on en a besoin, mais on n’achète pour acheter parce qu’en face, les industries doivent vendre pour vendre, pour vivre, pour faire économiquement marcher un pays. Il y a aussi l’industrie hollywoodienne qui contribue beaucoup à cette culture. Les films vont être produits à la chaine, ce septième art va devoir plaire à un public, parce que critiqué au début, c’est une vraie industrie qui se développe.

C’est ainsi qu’à travers les articles et les exemples, en s’appuyant sur les thèses des auteurs que nous allons découvrir plus précisément ce qui se cache derrière ces termes de « mass culture », en quoi ces auteurs qui datent du début du XXeme siècle sont finalement encore d’actualité aujourd’hui.

Interview avec Jean, sourcier.

J’ai eu la chance de faire mon interview sonore avec une personne qui n’était pas timide, ouverte, intéressante et « docile » dans les questions que je lui posais. L’interview s’est très bien déroulée, j’ai réussi à mener le dialogue là ou je voulais qu’il aille. Jean n’était pas intimidé par le micro, il était heureux de parler de son talent, toujours avec le sourire aux lèvres, j’ai passé une heure agréable en sa compagnie.

Si la prise son était à la hauteur de mes espérances à première vue, c’est au montage que tout s’est compliqué. Que choisir ? Dans quel ordre ? Quel est le plus important ?  Il m’en avait beaucoup dit, en passant par la technique à des anecdotes toutes aussi drôles les unes que les autres. J’ai alors décidé de baser mon interview sonore sur ce que c’était qu’être sourcier. Comment cela marchait-il ? Mais ce qui est ressorti lors de l’écoute en classe c’est que le personnage n’était pas assez dessiné dans ce que j’avais choisir. Mon erreur a été de ne pas mettre l’une de ses histoires personnelles, bien présente dans les 25 minutes de rush que j’avais.

Lorsque nous aurons la ligne directrice pour notre webdocumentaire portant sur la musique électronique à Lyon, je veillerai à ce que la qualité sonore reste la même que mon interview sonore. Cependant, je ferai particulièrement attention à mettre la personne interviewée en situation en fonction de l’angle de l’interview que nous aurons mis en place. Aussi, ce travail m’a aidé à comprendre ce qu’était un vrai paysage sonore, quels étaient les pièges et quelles étaient les réussites. C’est maintenant à moi à m’entrainer de nouveau pour fournir un travail digne d’être posté sur un projet de formation important.

 

MON PROJET DE PORTRAIT SONORE : JEAN, RADIESTHÉSISTE RECONNONNU A MARCY L’ETOILE

Jean, retraité dans un village de l’ouest lyonnais a accepté de me parler de ses talents de radiesthésiste, plus particulièrement de son don de sourcier.

Reconnu à Marcy l’Etoile pour indiquer avec précision aux habitants où se trouve l’eau. Après l’avoir eu au téléphone, je lui ai demandé de réfléchir à la manière dont il va pouvoir nous parler de son talent, comment peut-il le rendre crédible ?

Dans un environnement calme, à l’image du personnage, des idées de bruits ambiants me viennent déjà à l’esprit.