Tous les articles par Elise Morsetti

Je n’ai jamais passé autant de temps dans une salle de cinéma

Trois jours intenses, chargés, enrichissant et inoubliables.

Le temps n’était pas au rendez-vous, s’aventurer dehors était une aventure, se perdre dans le tram en était une autre, mais quoi de mieux que de rencontrer des mésaventures pour passer un séjour incroyable.

Je n’ai jamais eu l’occasion de passer autant de temps dans une salle de cinéma. Nous étions face à deux phénomènes nouveaux : la ville et ses fonctionnalités, les cinémas et ce qui nous était présenté.

12696521_10204643613724256_134708697_o

Il nous est tous arrivé de nous retrouver face à des courts-métrages, ceux de Pixar par exemple, mais s’y intéresser, se passionner, y consacrer du temps, beaucoup moins. Pour ma part c’était une première, et les séances auxquelles nous avons participé m’ont appris à être critique, à découvrir de nouvelles techniques, à ouvrir mon imagination, à observer la créativité des auteurs, à s’y inspirer.

Passionnant et culturellement riche de part le métissage culturel, ce séjour avait une certaine dimension poétique : la diversité des langues, des lieux, des personnages nous faisaient voyager.

Egalement il était intéressant d’avoir affaire à des formats auxquels nous ne sommes plus habitués tel que le format carré avec le film Reisende Auf Einem Bein (Voyager sur une jambe) de Alexandru Petru Badelita ou même lorsque nous redécouvrions des films tels que Star Suburb, La Banlieue des Etoiles sorti en 1982 et tourné en 16mm.

Participer à un festival comme celui-ci donne des idées, des envies de continuer, d’entretenir notre culture qui commence à se forger petit à petit. Clermont Ferrand nous a donné beaucoup de possibilités ;

  • d’un point de vue  sociale, vivre pendant trois jours avec des personnes de la classe ne fait que renforcer des liens,
  • passer trois jours à enchainer des séances, à se faire plaisir assis sur un fauteuil confortable et devenir critique n’est que bénéfique pour la suite de nos études
  • avoir l’opportunité de rencontrer des réalisateurs (parfois jeunes), de leur parler les yeux dans les yeux, de leur poser des questions sur leur travail, sur leurs intentions dans leur film, nous donne une certaine confiance et une proximité rassurante avec les réalisateurs.

Merci encore pour ces trois jours, nous en ressortons tous des étoiles dans les yeux.

TOP 3 DES COURTS METRAGES DU FESTIVAL DE CLERMONT-FERRAND

Du lundi 8 au mercredi 10 février 2016, la classe des BCCN et moi même avons eu la chance de nous rendre à Clermont Ferrand pour participer au Festival International du Court Métrage.

Ainsi nous avons eu l’opportunité de participer à plusieurs séances par jour dans des catégories différentes telles que le concours International, National, Labo, Star-System, etc…


Quelques films m’ont personnellement beaucoup marqué.

Les deux premiers que j’ai sélectionné se trouvent dans la catégorie International et sont deux comédies :

HAR GAF SAYAN (Des étés chauds et secs) de Sherif El Bendary (I8)

Au Caire, c’est la canicule. Nous suivons la journée d’un vieillard malade, censé se rendre à l’hôpital pour faire le point avec son médecin sur l’avancée de son cancer. Mais pendant que son taxi le mène à la clinique, par mégarde deux jeunes femmes prennent son sac d’analyses médicales. C’est ainsi que nous allons suivre dans les rues de la capitale Egyptienne cet homme déterminé à se rendre à son rendez-vous. Plein de vivacité, d’humour, d’espoir, ce court métrage de trente minute nous apporte de la bonne humeur, nous fait sourire, nous angoisse de façon taquine. Tout dans la réalisation est plaisant ; les dialogues, le rythme, les plans de rue, de lieu, tout nous plonge dans une autre culture où finalement le happy end sonne comme une évidence après ces 30 minutes où nous nous sommes régalées.


HOMEBODIES (Les Pantouflards) de Yianni Warnock (I14)

Une femme au foyer en sex-skype avec un inconnu, un mari rentré plus tôt du travail pour tenter de mettre fin à ses jours ; une comédie glauque absolument fantastique. Un montage alterné sous le même toit mettant en scène deux actions simultanées dans deux lieux différents. Les coupures de courant sont la clef de l’intrigue et de nos rires. La tentative de suicide du mari fait sauter l’électricité, internet coupe et l’épouse se retrouve frustrée, au bord de l’orgasme, avec une image pixelisée d’un amant numérique. L’intrigue à la Desperate Housewives est grossière mais fonctionne et dénonce ainsi la vie de couple américaine, ses secrets, ses mensonges, ses non-dits, ses échecs, la fausse apparence, parfois mal dissimulée, que cherchent à se donner ces familles.


Le troisième film que j’ai décidé de sélectionner a été présenté dans la catégorie Labo.

HOTARU de William Laboury (L2)

Martha est une jeune femme qui a décidé d’offrir son corps et sa vie pour la science. Cobaye d’une expérience permettant de créer une mémoire infaillible et hyper-puissante, c’est lors d’un de ses rêve que tout va basculer. Court-métrage magnifique, sensible, où comment l’amour peut faire changer tant de déterminations, où comment l’acharnement peut permettre à une personne de trouver le repos, la réponse à sa question.

Dans ce court, l’amour triomphe, la science se trompe, il y  a une tension constante entre les mensonges et la protection « paternels » de Bernard vs le premier amour de Martha.

Coup de coeur de cette catégorie Labo. Les différentes techniques utilisées nous immergent entièrement dans ce monde qu’est la tête de Martha : caméra de sécurité pour le point de vu externe, des images 3D, des images pixelisées, d’archives qui sont faites pour être placées dans la mémoire de Martha, pour qu’un seul homme puisse posséder un maximum d’informations pour qu’il puisse être capable d’être envoyé dans l’espace pour avoir la possibilité de communiquer avec d’autres êtres.

Bilan des billets – Exposé

Si un bilan est demandé sur les billets réalisés, les billets ont pu être créé grâce à l’intervention de chaque personne de la classe sur un philosophe en particulier. Si parfois les idées étaient difficiles à expliquer, tous avec des notes différentes nous avons réussi à fournir un article sur chaque idée de pensée en rapport avec les médias, le langage et le pouvoir des langues, des signes, de l’impact des mots. Ce qui a été intéressant, c’est que, grâce à ces exposés, selon les notes que nous avions pris, tous les sujets étaient bon à traiter tant qu’un lien persistait entre la pensée initiale du philosophe et de notre analyse. Intéressant et formateur, rédiger, rechercher, s’informer était une expérience enrichissante qui a permis d’animer ce blog.

Vers la création d’un homme-machine ?

Hannah Arendt était une philosophe du XXème siècle.

Notre exposé s’est articulé autour du dernier chapitre de La crise de la culture (1961) :  » La conquête de l’espace et la dimension de l’homme ».

Dans un point de cette partie, Arendt nous met en garde contre la perte du sens du monde, voir même la perte de l’homme lui même, qui constitue un risque inhérent au progrès technologique.

L’homme veut tout savoir et ce depuis la période Humaniste et depuis le siècle des lumières. Cette volonté de tout savoir, de tout découvrir, de tout maitriser, le monde perd de sa magie, d’où le terme de déshumanisation.

Nous pouvons utiliser l’image de l’homme/machine : l’homme se transforme en machine humaine (basée sur les mathématiques et sur les sciences).

Plusieurs oeuvres ont déjà traité de ces sujets en mettant en évidence la dangerosité de la robotique.

Prenons l’exemple des romans du Cycle des Robots du célèbre auteur de science-fiction, Isaac Azimov, ou même Frankenstein ; « La créature » par Mary Shelley.

Plusieurs films également ont choisi ce sujet pour conter une histoire : Terminator, Matrix ou plus récemment Ex-Machina.

Si c’est un sujet particulièrement exploité pour des oeuvres de divertissement, Arendt en fait un sujet sérieux et met en garde l’humanité pour ne pas qu’elle cherche trop loin, pour ne pas que de trop gros fossé se creusent à cause des compétences inégales chez chacun.

La stratégie de vente autour du sexe et de l’érotisme

     L’exposé de Margot, Célimène et Théophile  s’est articulé autour des propos de Marcuse et de son ouvrage Eros et Civilisation publié en 1955. Leur axe d’étude s’était plus particulièrement focalisé sur les chapitres 2 et 3 de ce même livre.

     Le philosophe traite alors du sujet de la domination. Autour de ce thème plusieurs points en ressortent dont celui de la sexualité. La sexualité, d’après Marcuse, est un très bon investissement de vente.

     Ce point me paraissait personnellement important car la sexualité est un sujet très contemporain et présent – presque imposé – dans notre société.

     Autour de cette thèse se dégage plusieurs mots clefs :

  • La sexualité
  • Le bon investissement
  • La domination

Naturellement, grâce à ces termes j’ai dirigé mon article vers une courte étude de la publicité.

Sujet intriguant en rapport avec le marché et la consommation, la publicité est dominante dans notre société.

Il existe en effet différentes approches de cette sexualité dans les publicités. Prenons trois exemples de différents produits mis en vente.

  • Les publicités pour les vêtements.
  • Les publicités pour les voitures.
  • Les publicités pour les parfums.

 

Il peut paraître normal et justifié qu’une marque quelconque de vêtement  utilise des mannequins pour promouvoir leurs produits.

Mais à contrario, il peut paraitre tout à fait étrange et contradictoire qu’une marque de vêtement utilise des mannequins dénudés pour promouvoir leurs produits.

Prenons l’exemple d’American Apparel. Précisons que nous n’avons pas affaire à une marque de lingerie, observons cette publicité récemment sortie.

1674323-focus-wide

Une femme se tient les jambes écartées sur un lit.

Ce qu’on voit : un appel explicite.

Ce qui devrait être vu : La manière dont elle est habillée.

Au premier coup d’oeil notre regard est porté sur sa position et sur l’apparition de la marque qui va servir à cacher ses parties intimes. Le seul vêtement qu’elle porte sont des chaussettes… Nous supposons que la marque ne se contente pas seulement de vendre des chaussettes hautes.

1674328-inline

L’adoption de cette stratégie publicitaire semble étrange, et pourtant elle est devenue courante de nos jours. Le sexe n’est plus un sujet tabou. Ces publicités sont provocatrices mais savent exactement ce qu’elles vont procurer chez le spectateur/consommateur.

Ces publicités ne peuvent-elles pas illustrer le thème de la prochaine nouvelle collection ?

Les publicitaires le savent et l’utilisent, cette stratégie de vente marche. La nudité se veut belle et la provocation érotique. La publicité attrape le regard et va pousser le spectateur à se rendre compte par lui-même des produits vendus, à aller vérifier sur les sites ce qui peut s’acheter, ce qu’il va pouvoir porter.

 

Si j’ai eu l’occasion de parler de provocation érotique pour la marque précédente, l’érotisme se retrouve essentiellement dans les publicités pour parfum.

“ L’érotisme est dans le voile. ”

 

Le parfum est associé au luxe. Plus subjectif, la sexualité se transforme en érotisme. La nudité  est cachée, les scènes ne sont plus provocantes mais subjectives.

Natalia-Vodianova-nue-legende-Shalimar-Pub-Guerlain2

Dans cette publicité pour Guerlain, il y a un travail photographique qui se rapproche de l’artistique. Derrière cette publicité nous sentons que le moment a été choisi et exploité pour que tout ce qui doit être caché soit caché. Nous sentons la luxure, la réflexion sur la position du mannequin, le travail du regard ; rien n’est laissé au hasard.

pub_acqua_di_gio_essenza_armani

La nudité sert de prétexte pour exposer la beauté du corps. Le choix de cette mise en page se justifie par le produit ; le parfum est en rapport avec le corps. Et a été parfois même associé à un vêtement :

“ What do I wear in bed ? Why, Chanel No. 5, of course ” – Marilyn Monroe

 

Si  la sexualité et l’érotisme ont un lien avec le corps humain, il peut être justifié d’utiliser la nudité comme beauté naturelle.

 

Mais au fur et à mesure des années, la publicité va s’articuler autour d’une sorte d’obsession de la sexualité, l’utilisant à tord et à travers.

Prenons l’exemple de la marque de voiture BMW et observons cette publicité.

pubbm5

Le malsain domine cette promotion pour une voiture. L’homme est cagoulé, la femme cachée, son visage est déshumanisé par cette image de voiture qui la remplace.

Peut-on dire que certaines publicités vont trop loin ?

Dans ce cas, la femme est utilisée, l’homme est associé à un inconnu et le lecteur peut interpréter son rôle de façon péjorative : Cambrioleur ? Donc violeur ? Peut-être fétichiste ?

Si nous nous sommes habitués à ne plus être choqués par ce genre de propos, il n’en reste pas moins anormal d’utiliser le corps humain, la sexualité parfois associé à la violence (comme vu ci-dessus) pour promouvoir un produit qui s’éloigne radicalement de l’image véhiculée lors de sa publicité.

Cette dernière publicité prouve seulement la domination de la sexualité comme le disait Marcuse. Son pouvoir est tel qu’il s’étend pour tous les sujets et est utilisé sans pouvoir la justifier ; à des but commerciaux qui ont pour objectif de pousser à la consommation.

 » Timide à deux « 

Dans le cadre du cours de Scénarisation et Réalisation Vidéo avec Cécile Paturel, notre classe de BCCN1 a eu l’occasion de travailler sur notre premier court-métrage.

Répartis en 4 groupes, notre classe a eu une semaine complète pour créer le scénario, faire le découpage technique, tourner et monter le court-métrage. C’était une semaine intensive et forte en émotion. Si le début était difficile, nous avons finalement réussi à réaliser notre travail.

La prochaine étape sera le Blitz, notre deuxième court-métrage avec une contrainte beaucoup plus conséquente à respecter : la réalisation sous 24 heures.

Nouveaux médias : système éducatif

Il est de plus en plus fréquent de voir des écoles instaurer dans le système éducatif des nouvelles technologies.

Le corps enseignant est très partagé sur la question de l’introduction des ces nouveaux supports multimédias. Prenons l’exemple de l’iPad. Certaines écoles primaires, publiques ou privées ont fourni à leurs élèves des tablettes pour apprendre à travailler, pour qu’ils fassent leurs devoirs.

L’éducation pense que ces nouvelles méthodes peuvent être favorables pour leur apprentissage. Les temps ont changé et les enfants sont de plus en plus jeunes exposés aux écrans. Mais pour une autre moitié des instituteurs, ce n’est pas la bonne solution.

Si les enfants sont vites exposés aux écrans, ils doivent pourtant passer par la phase de l’apprentissage sur papier. Si depuis des siècles ces méthodes persistent, ce n’est pas pour rien. Elles sont efficaces, demandent de l’attention, de la concentration, de la rigueur et non pas du divertissement trop facile à atteindre.

L’utilisation d’ordinateurs, de tablettes est très développée cependant dans les études supérieures. Mais cela s’explique par la méthode classique qui est encore utilisée jusqu’au lycée. Les élèves écrivent, lisent, ils se confrontent à de vraies feuilles, à de la culture matérielle, ce qui leur permet de pouvoir plus facilement mesurer l’importance de cette méthode et se méfier plus aisément des écrans.

 » Here, you will repent for your crimes to the only judge that matters : the Almighty God. »

     Surveiller et punir, publié en 1975 par Michel Foucault, est un ouvrage dont les chapitres étudiés lors du cours d’introduction aux Etudes Médiatiques se regroupaient autour d’éléments communs : l’idée de la punition ; finalement de la loi et des règle mises en place pour faire régner la discipline.

     American Horror Story est une série née en 2011 du réalisateur Ryan Murphy. En 2012, il sort sa deuxième saison : « American Horror Story : Asylum ». C’est sur cette saison que je vais baser mon article.

d050686538ccd836cbff59aea6b8ad7e_large

     Caractérisée comme malsaine, trop fantastique, trash, gore, cette série a pourtant beaucoup de qualités. Derrière son caractère d’épouvante, on apprend beaucoup de choses sur la qualité des hôpitaux psychiatriques des années 60.

     Bâtiment catholique dirigé par des soeurs, Briarcliff abrite des centaines de personnes qualifiées d' »insane » ou même de « freaks », en d’autres termes, des personnes souffrant de maladies mentales. Ambiance sombre, inquiétante, angoissante et pessimiste, le spectateur n’est pas mis en confiance. Les personnages ne sont pas très attachant, l’injustice règne ce qui peut être très déstabilisant dans certaines situations.

19650df6286db6b85a02b61eb2b15502_large

     L’asile à l’image d’une prison, la moindre faute est punie par de la violence. Les patients sont traités comme des personnes ne valant rien. La discipline tente d’être instaurée par la crainte de Dieu, du diable. Nous sommes dans une époque d’après guerre, une époque, dans le récit, sombre et soucieuse.

     Foucault parle des lois qu’il faut respecter ; quand elle ne le sont pas, la punition est la violence, la peur.

     Ce lieu est une prison, un endroit d’incarcération pour personnes à dysfonctionnement mentale, mais les conditions sont terribles ; les patients vivent presque seul, certains ne voient pas la lumière du jour, trop peu important pour qu’on leur porte de l’attention.

     Par des pratiques barbares telles que l’électrocution, le personnel soignant tente de faire changer le comportement des patients. L’éducation n’est pas leur principale priorité.

American-Horror-Story-2

     Même si ce n’est que fiction, assister à des scènes violentes, injustes, voir à l’écran une discipline presque malsaine est très déstabilisant. Esthétiquement parlant, la série est magnifique. Les images sont belles, l’ambiance est particulière et parfois touchante dans son côté dérangé et décalé. Mais il faut savoir parfois s’accrocher. La saison deux est de loin à mes yeux la plus frappante.

«  LE VRAI VISAGE DU COMMUNISME »

     Louis Althusser, philosophe français est au XXème siècle un des nombreux membres que contient le parti communiste.

     Si à travers l’histoire l’idéologie communiste a pris une connotation négative, au début du XXème il était tout a fait courant de faire parti de ce parti. Revisitons sa définition même : cette idéologie prône une « formation économique et sociale caractérisée par la mise en commun des moyens de production et d’échange, par la répartition des biens de produits suivant les besoins de chacun, par la suppression des classes sociales et l’extinction de l’Etat qui devient l’administratif des choses ». Comme il est explicité, c’est tout d’abord un ensemble de doctrines qui visent à l’instauration d’une société sans classes sociales.

     Cette idéologie découverte par Marx au XIXème s’est vue très vite écrasée par différentes personnalités. L’exemple le plus revisité est celui des soviétique et du bloc communiste qui a fait l’objet de la Guerre Froide, s’opposant aux Américains, Pays-continent capitaliste,

6416357-96803141

mais il s’agit aussi de Mao Zedong, chef du parti communiste chinois, à l’origine du courant maoïsme.

dyn010_original_450_310_pjpeg_2647876_ca11a1515c2faf5457cd5b1f94de4a90

     Ce qui était avant tout un tout, une union, derrière cette idéologie qui semble pacifique, le communisme cherchait avant tout à détruire la bourgeoisie, à la rendre à néant. La violence a répondu face à la violence, le parti a été rapidement suivi, puis dirigé de manière totalitaire. C’est ainsi que le tout est devenu division.

Althusser, avant tout philosophe, a ainsi voulu revisiter le parti communiste, plus particulièrement marxiste et s’est ainsi rapproché du structuralisme, ainsi, il rejoint étroitement par ses réflexions des chemins de pensée  de Barthes, de de Saussure, de Jakobson.

« REVENIR À DES CIVILISATION ANALPHABÈTES ? »

     Nous vivons selon Roland Barthes dans une société de l’écriture.

     Elle est partout, tout autour de nous. L’écriture rassemble principalement le texte, l’art d’écrire, l’art de s’exprimer, mais de nos jours, il arrive de nous questionner sur la place de l’image. Et si elle remplaçait le texte ? Et si nous entrions de nouveau dans une ère de civilisations analphabètes ?

     Si ce terme parait dur, s’il est puissant et peut faire peur, il est pourtant compréhensible.

     Le texte peut sembler essentiel, dans tout ce qui nous entoure. Nous vivons dans une société de consommation, de publicité, de commerce, de communication où le message linguistique est essentiel, où faire passer l’information correctement anime la plupart des personnes de la planète.

     Il est légitime de se poser la question si le texte est important, si l’image ne se suffit pas à elle-même, ou le texte à l’inverse ? Il est parfois simpliste de se dire que que l’image apporte du sens au texte, mais est-ce que le texte peut apporter du sens à l’image ?

     Il existe une liaison forte entre le texte et l’image, on le découvre de plus en plus au fur et à mesure des années. Un texte peut être lu seul sans l’aide d’illustrations, mais cette pratique est plus courante quand il s’agit de l’art de l’écriture. Mais qu’en est-il des journaux, des publicités ? Il me semble important que dans ce genre de circonstances de transmissions de l’information une image illustre un titre, un slogan. Si elle n’est pas indispensable, elle sert beaucoup. Elle illustre, parfois l’image en dit plus que le titre, elle rajoute de la matière.

CTvJKB1XIAAT3go(1)

     Mais elle ne doit pas totalement laisser de côté le texte. Ce dernier ne doit pas être négligé. Il fait toute la richesse de la langue, si l’image montre quelque chose qu’elle veut montrer, le texte comportera plus de nuances, il sera plus riche, plus audacieux.

     L’image ne peut pas se suffire à elle même tandis que le texte le peu, mais les deux sont complémentaires et on leur part de responsabilité.

     Si l’image existait seule, plus rien n’aurait autant d’intérêt, d’où l’expression de « civilisation analphabète ». La préhistoire regorge de trésor, de dessins permettant aux archéologues, aux historiens de proposer des hypothèses sur ce que c’était, il y a une part de mystère. Et même si le texte peut ne pas tout dire, les détails sont plus facilement retranscrits et analysables.