Tous les articles par Paul-Albert Soury

Paul-Albert Soury, 18 ans, étudiant en Bachelor Communication et Création Numérique à l'Institut Marc Perrot. Habitant à Lyon, bac S chez les Maristes.

Conclusion 2nd semestre

En conclusion de ce second semestre, et pour l’écriture des différents billets de blog, j’ai donc j’ai un retour sur les différents auteurs abordés dans le cadre de ce cours.
Mes connaissances en étude critique des médias ont considérablement évoluées, et il est certain que le regard que je porte aujourd’hui sur ces dernier n’est sensiblement pas le même qu’il y a quelques mois.

Cependant et pour être précis, les auteurs et théories abordées m’ont plutôt permis de mettre un nom ainsi que des mots bien précis sur des idées, car la plupart des choses abordées ici (pas toutes, la plupart) m’étaient déjà venues à l’esprit, sous une forme bien plus primitive et moins développée, mais l’idée était bien la.
C’est donc avec plaisir que j’ai pu prendre connaissance de toutes ces théories, car il n’y a rien de plus plaisant que de réfléchir sur un sujet seul, puis de se rendre compte que des grands penseurs ont par le passé eux aussi réfléchis sur le même sujet, avec des avis similaires ou bien divergents.

Des femmes fortes au cinéma ?

Laura Mulvay est une penseuse et critique de films anglaise née en 1941, c’est la première à avoir utilisé l’expression « Male Gaze » (regard masculin) qui est le nom de sa théorie.

Laura Mulvey
Laura Mulvey

Sa théorie est que les films traditionnels représentent les hommes comme actifs, ils font des choix et ces choix ont un impact sur l’action, alors que les femmes sont passives, des objets de désirs, autant pour les personnages du film que pour les spectateurs. Pour Laura Mulvay, les hommes aux cinéma regardent, alors que les femmes sont faites pour être regardées. Ainsi les codes du cinéma populaire limitent la femme à son simple physique, et elle ne peut avoir d’importance quand à l’action.

Seulement, aujourd’hui certains films semblent prendre en compte sa théorie et prouver que si, on peut faire un film à gros budget sans réduire la femme à sa simple plastique, de nombreux exemples tels que Kill Bill, Millenium, Alien, Million Dollar Baby, ou encore récemment Mad Max : Fury Road. Dans ce film, considéré d’ailleurs par certains comme féministe, on observe que Charlize Theron, icône de beauté et d’élégance apparait ici cheveux noirs très courts, et pleine de poussière et de saleté. On a donc ici affaire à un personnage de femme forte au cinéma.

Charlize Theron dans Mad Max : Fury Road
Charlize Theron dans Mad Max : Fury Road

Il est d’ailleurs encore plus intéressant de remarquer que les autres personnages féminins du film, elles montrées comme des filles plutôt sensibles, ou tout du moins, étant moins forte que Furiosa (jouée par Theron, captent moins l’attention et la sympathie du spectateur, il a presque même envie de les voir confrontées aux problèmes qu’elles subissent et leur morts n’est pas un désastre en soit même, alors que le personnage joué par Charlize Theron capte l’attention du spectateur, au point même de voler le rôle de personnage principal à Max, ici interprété par Tom Hardy.

Préférez vous la copie, ou la réalité ?

Au regard de la situation actuelle et du contexte médiatique d’aujourd’hui, il semble pertinent de se poser la question : peut-on croire les médias ?

Pour Jean Baudrillard, proclamé chef de file du postmodernisme, ce n’est pas le manque d’accès aux informations qui leur fait perdre leur sens, mais la prolifération de ces images qui les rend dures à croire.
En fonction d’ou vous allez chercher vos informations, vous pouvez trouver des preuves que le réchauffement planétaire n’a en fait pas lieu, ou n’est en fait pas un réel problème, que Paul McCartney est mort, ou que le 11 septembre était un coup monté. Si vous cherchez assez, vous pouvez trouver des preuves du contraire de la plupart des évènements mondiaux. Ces interprétations multiples ne rendent pas le monde inaccessible, c’est l’explosion d’informations, d’évènements qui rendent la compréhension du monde quasiment impossible.
L’objectif d’une caméra rend chaque image suspecte, la guerre est réduite à un théâtre, la maladie au telethon, la faim en couverte de magasine… Cela peut rendre le plus horrible évènement possible questionnable, chaque image peut être truquée, recrée, simulée, à des fins politiques ou commerciales. Il y a des centaines de chaines de news, toutes en compétition pour des spectateurs, des abonnés…

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Les médias et la publicité opèrent sur la même longueur d’onde et le résultat est que la ligne entre réalité, marketing et journalisme est quasiment impossible à discerner. Les médias et la publicité ont pour but de nous faire rester assis sur notre canapé, c’est la vente d’un mode de vie, une promesse d’accès à la vérité, c’est pourquoi les journalistes vont sur les lieux lors d’un crime, sur le front lors d’une guerre ou encore sur la place lors d’un ouragan, tout cela sont des images spectaculaires prêtes à êtres consumées.

Ils diffusent des histoires d’évènements réels, mais en empêchant aux spectateurs d’avoir accès au monde réel, les médias créent une copie de l’évènement, un non-évènement qui est facilement accepté par notre société, habituée à la consommation et à la publicité.

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Pour Baudrillard, nous sommes complice de cette désinformation, les gens choisissent volontairement la distraction, les masses veulent être dupées, distraites de la réalité de leurs vies. En simple : nous préférons la copie de la réalité.

Les extraterrestres nous aggressent

Je vais ici vous parler du film Signes, un long-métrage réalisé par M. Night Shyamalan en 2002 dans lequel la planète Terre se fait attaquer par des extraterrestres. Nous suivons pendant l’intégralité du film une famille de fermier vivant en marge de la société qui se voit rencontrer un extraterrestre dans leur propriété et, finalement, l’affronter. A la fin du film, les personnages se rendent compte que le moyen de venir à bout des extraterrestres est de les asperger d’eau, ils y sont en effet très vulnérables.

Signes est un film beaucoup plus intelligent qu’il n’y parait, car sous ses aires plutôt simples d’histoire banale racontée au cinéma, M.Night Shyamalan nous donne en réalité ici une véritable leçon sur le fait d’apprendre à voir par nous même et à ne pas faire une confiance aveugle aux médias. En effet durant l’intégralité du film le spectateur n’a aucun doute sur les intentions belliqueuses des extraterrestres : ils sont les méchants envahisseurs du film, seulement, une des théories sur ce film est qu’en réalité les extraterrestres sont venus sur Terre car ils n’avaient pas d’autre choix, ce qui explique qu’ils soient venus quand même malgré le fait que la planète soit recouverte en majeure partie d’eau, et qu’ils ne s’attendaient pas à être accueillis de la sorte : ils n’ont en réalité aucune intention belliqueuse.

Signes - M.Night Shyamalan
Signes – M.Night Shyamalan

Si vous demandez à quelqu’un qui a vu le film ce qui lui prouve que les extraterrestres sont hostiles, il vous répondra surement qu’ils attaquent les humains, sauf qu’a aucun moment on ne voit cela, l’un d’eux se fait même plutôt pourchasser dans le champ de la propriété, quand un des personnage voit sa main, il lui tranche des doigts, à aucun moment il n’y a d’agression de la part des extraterrestres.
Il y a une scène dans le film ou un des personnages principaux dit que la radio a annoncé que des extraterrestres attaquaient des gens, c’est le seul moment ou l’on parle de violence de la part des aliens, et pour trouver cet argument convainquant, il faudrait faire confiance à un personnage qui rapporte ce qu’il a entendu dans les médias. Ce qui fait que l’on pense les aliens hostiles ne repose sur rien d’autre que sur le fait que les personnages le croient. Ce qu’on nous montre ne nous permet pas de déterminer de façon certaine que les extraterrestres sont hostiles.

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Signes – M.Night Shyamalan notrecinema.net

Ainsi nous voyons en réalité une famille paranoïaque, coupé du monde, qui a passé ses derniers jours à regarder la télé en train d’agresser un étranger à coup de batte de baseball juste parce que les médias ont dis que les étrangers étaient belliqueux. Cela rejoint la pensée de Guy Debord sur la critique des médias et la société du spectacle. Les médias créent du sensationnel, du scoop : les extraterrestres envahissent la Terre, alors que dans la réalité des faits, rien ne le prouve, et ainsi certaines personnes se nourrissant un petit peu trop de ces médias croient absolument tout ce qui y est dit et son prêt à attaquer l’alien alors que celui-ci ne leur a rien fait.

Profitons de notre temps libre pour devenir de meilleures personnes

Théodore Adorno est un compositeur et philosophe Allemand né à Francfort en 1903 dans une famille cultivée d’origine juive. En 1934 suite à son interdiction d’enseigner en Allemagne, il rejoint les Etats-Unis et va s’installer à Los Angeles. Il était à la fois fasciné et horrifié par la société de consommation californienne de l’époque.
Il rejoint très vite l’école de Francfort qui se mettait en place et qui cherchait à comprendre à l’aide de la philosophie les problèmes dus au capitalisme moderne, notamment concernant la culture.

Il va particulièrement insister sur le danger que peuvent représenter aujourd’hui les temps de loisir. En effet Adorno avait une idée assez ambitieuse de comment devrait être utilisé notre temps libre : non pas pour se relaxer et se vider l’esprit, mais une opportunité pour élargir et développer nos horizons, pour nous améliorer nous mêmes et devenir des êtres meilleurs, et par la même occasion d’obtenir les outils nous permettant de changer la société. Ce temps devrait être mis à profit pour lire des livres et ainsi avoir une vision plus complète de la politique, de la nature et des relations entre individus, ou encore pour écouter de la musique (n’oublions pas qu’il était compositeur !), pouvant nous permettre de reprendre confiance en nous.

leshiboo.fr
leshiboo.fr

Mais dans le monde qui est le notre, nous occupons notre temps libre avec ce qu’Adorno appelle l’industrie culturelle : les films modernes, la télévision, la radio, les magasines et aujourd’hui les réseaux sociaux et internet. Le danger de ces derniers est qu’ils sont quasiment conçus pour nous garder éloignés de la compréhension de nous même, ainsi que tu monde réel.
Par exemple les information vont nous procurer un flot de mélange d’informations sans sens, sans s’intéresser aux réels problèmes sous-jacent, ne nous laissant aucune possibilité de comprendre la prison-ouverte dans laquelle nous existons. Le cinéma nous berce d’histoires d’extraterrestres alors que nous ne comprenons pas le fonctionnement profond de notre planète. La musique pop ne s’intéresse qu’à l’évocations de sentiments en lien avec l’amour romantique, suggérant que le bonheur ne peux venir qu’en étant une seule et même personne, plutôt que de nous éveiller aux plaisirs de la communauté (n’oublions pas que nous étions en plein mouvement hippie) ou même plus généralement en propageant de la bonté.

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Walt Disney – Wikipedia

L’industrie culturelle aime donc nous maintenir dans cet état de distraction permanente, de confusion et il n’est ainsi pas étonnant de voir qu’Adorno qualifiait Walt Disney « d’homme le plus dangereux d’Amérique ».

 

Capitalisme : domination ou ambition ?

Herbert Marcuse était un intellectuel allemande du 20eme siècle ayant fait partie de la théorie de pensée de l’Ecole de Francfort. Il est très engagé politiquement et est un des précurseurs de la New Left, une nouvelle gauche rejetant les erreurs du communisme et s’ancrant parfaitement dans le mouvement culturel et social de l’époque : le mouvement hippie des années 60.

Pour lui, la société occidentale empêche de manière volontaire à l’échelle individuel et collectif tout changement social et personnel. Elle veut assurer la pérennité de sa logique capitaliste, c’est une logique de domination.  Cette société va assimiler toutes les forces contraires, illusions d’une liberté de pensée. D’ou le terme d’unidimensionnel. La société ne laisse pas exister ce qui ne s’adapte pas à elle. La société contemporaine se veut démocratique alors qu’elle est sous une logique de domination due à l’industrialisation.

10000dollars

Seulement, c’est comme en politique aujourd’hui : le discours du « Tous pourris » ne fait pas avancer les choses et est un peu simpliste ; ici dire que cette société est vraiment cruelle, ne laisse pas sa chance aux individus et les prive de liberté est un peu facile. Cette société a de nombreux travers c’est vrai, mais elle offre aussi de nombreux avantages. Jamais dans l’histoire de l’humanité autant de personnes ont pu cohabiter avec des standards de vie aussi haut dans les pays occidentaux. La vie que nous offre le système capitaliste, bien qu’elle soit loin de celle dont chacun rêverait au fond de soi, est une vie très confortable, nous ne manquons de rien ! Des vêtements, de l’eau, de la nourriture, des divertissements, etc… Même sans avoir particulièrement réussi professionnellement, nous pouvons jouir de tout cela, ce qui n’est pas donné dans tous les pays.
Ensuite Marcuse affirme que la société empêche volontaire tout changement social et personnel. Ah bon ? L’ascenseur social est-il vraiment bloqué ou est il bloqué pour ceux qui n’ont même pas envie d’appuyer sur le bouton ? Je ne dis pas que pour réussir il suffit de le vouloir, je dis que tout ceux qui ont réussi le voulait, et on compte une multitude d’histoires d’homme et de femmes partis de 0 et ayant aujourd’hui accompli leurs rêves.

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Vie et Blog

Si, au cours de ces deux dernières années, vous vous êtes rendu sur un site de partage de vidéos en ligne (principalement YouTube et Dailymotion), vous ne pouvez pas être passé à coté des fameux « Vlogs ». Tout d’abord, laissez moi vous expliquer ce que signifie ce mot :
Vlog : contraction des mots « vidéo » et « blog », mais on va remarquer que la contraction de « vie » et « blog » est encore plus adéquate pour nommer cette pratique.

pcmag.com
pcmag.com

Le but des ces vidéo : raconter sa vie et partager ses instants, un peu à la manière d’un journal intime. On distingue principalement trois courants de vidéos parmi ce genre :

  • Les Vlogs de voyage
  • Vlog de vie
  • Weekly / Daily Vlog

Je ne vais ici m’interesser qu’aux vlogs de vie et aux weekly ou daily vlogs, étant donné qu’une vidéo sur le voyage d’une personne dans un pays peut avoir de nombreux apports pour toutes autre personne souhaitant visiter le même pays ou la même ville.
Les « Vlogs de vie » consistent généralement en ce que le Youtubeur se film seul face caméra dans sa chambre et raconte un bout de sa vie, une épreuve qu’il ou elle a surmontée, etc…
Les daily ou weekly vlogs sont eux réellement un journal intime d’une personne sous forme de vidéo et mise en ligne sur Internet, racontant sa journée. En France, cette mode est apparue depuis 2014, une des raisons de ce succès est le fait que les spectateurs s’intéressent maintenant plus au vidéaste qu’au contenu qu’il/elle propose. Un lien va se créer entre la youtubeuse et chacun(e) de ses abonné(e)s ainsi qu’un sentiment de rapprochement, et ainsi c’est l’attachement à la personne qui va faire que des personnes vont aller voir ses vidéos, plus la réelle qualité des contenus. De plus, le rythme effréné que s’imposent certains youtubeurs (1 vidéo par jour) questionne la question de faire des vidéos dans le seul but de faire des vidéos, l’intérêt en est alors grandement restreint.

delarosa.com
delarosa.com

Je vais prendre l’exemple de « Lonelygirl15 », une des première Youtubeuse Vlogeuse, qui a tenu une chaine de juin 2006 à Août 2008. Par l’aspect personnel et sincère dans ses vidéos, elle conquit rapidement un grand public sur Youtube. Jusqu’a ce que l’on découvre que c’était en réalité une actrice engagée pour une fiction avec derrière elle un scénariste et un réalisateur. C’est alors que l’on peut utiliser la fameuse formule de Marshall McLuhan : « The medium is the message », le récit était crédible parce qu’il était au format vlog. La même chose à la télévision n’aurait jamais fonctionné. Seulement, tout le monde peut prendre une caméra, un smartphone et faire un Vlog, il est à priori un gage d’amateurisme, et même de sincérité. C’est pourquoi quand cette mascarade à été mise à jour, de nombreuses internautes se sont senties dupées et même trahies.

La musique que vous écoutez n’est pas originale

J’ose imaginer que vous avez, vous, lecteur, un quelconque moyen d’écouter de la musique, les exemples sont multiples : tourne-disque vinyl, radio, CD audio, MP3, ordinateur, smartphone, …
Les morceaux que vous écoutez, vous les connaissez par coeur, vous vous les êtes appropriés, pour vous, vous écoutez ces musiques tels quelles ont été crées, originellement. Et bien laissez moi vous dire que vous vous trompez. En effet, ce ne sont que des reproduction de ces dernières, sous la forme d’un enregistrement, ce qui, laissez moi vous le rappeler, n’est apparu qu’avec l’ère moderne et les premiers enregistrements sonores datent de la deuxième moitié du XIXème siècle.

Ainsi, nous nous retrouvons face à des reproductions de ces oeuvres, car nous n’allons pas voir le concert original, et cela rejoint la pensée de Walter Benjamin, penseur allemand du XXème siècle. Pour lui la possibilité de reproduire une oeuvre conduit à des copies qui n’ont ni l’aura ni la portée des originaux. Ainsi, toujours dans le domaine de la musique, nous pouvons prendre l’exemple des reprises et autres covers et peut être exposé un cas ou la reproduction d’une oeuvre permet d’apporter quelque chose de plus à cette dernière…

Collection de disques d'or d'un studio d'enregistrement.
Collection de disques d’or d’un studio d’enregistrement.

The Man Who Sold the World (Nirvana), Hallelujah (Jeff Buckley), Feeling Good (Muse), Somewhere Over the Rainbow (Iz), All by Myself (Céline Dion), I Will Always Love You (Whitney Houston), Can’t Take my Eyes Off You (Gloria Gaylor), Knocking on Heaven’s Door (Guns’n Roses), la liste est encore longue de morceau dont tout le monde pense connaitre le créateur, mais n’en connaissent en réalité qu’un interprète. En effet, ces morceaux ont été composés respectivement par David Bowie, Leonard Cohen, Nina Simone, Judy Garland, Eric Carmen, Dolly Parton, Franki Valli et enfin Bob Dylan.

En effet tous ces morceaux ne sont que des reprises, devenues plus connues que les originales, la question de l’aura de l’oeuvre se pose alors, est-il possible que ces oeuvres apportent quelque chose de plus que les originales, ou tout du moins quelque chose de différent ?

MON PORTRAIT SONORE : GAME SPIRIT

Pour mon interview sonore, j’ai interviewé Max, le gérant de la salle d’arcade GameSpirit.

Cette expérience m’a enrichi, ayant pris rendez vous pour réaliser l’interview auparavant, à mon arrivée, je rencontrais Max, le gérant des lieux.
J’ai décidé de faire l’interview sur place, dans la boutique même, seulement, étant en fin d’après-midi, de nombreux joueurs étaient sur place, parlaient, jouaient, criaient et tapaient frénétiquement sur les boutons des machines. J’ai d’abord eu peur que tout cet environnement sonore ne nuise à la qualité audio de l’interview, mais après avoir réglé consciencieusement le micro, le rendu était bon, et les bruits en arrière-plan donnent le décors du lieu, permettant ainsi aux auditeurs de visualiser la scène.

Avec un peu de recul, je trouve mon interview un peu courte, il manque surement un peu de contenu sur la personne en elle-même qui est interviewé, notamment la question : « Joue-t-il encore aujourd’hui autant qu’avant, et le plaisir est-il toujours la ? » Même si il dit qu’il joue beaucoup en ce moment à Street Fighter V.
Pour les points positifs, je pense avoir pleinement pu profiter du lieu et des bruits ambiants, que ce soit au niveau de la musique s’échappant des bornes, des boutons et manettes utilisés ou encore des interactions des joueurs entre eux.

MON PROJET DE PORTRAIT SONORE : GAME SPIRIT, LE JEU VIDEO RETRO

C’est à la boutique / salle de bornes d’arcade Game Spirit que je vais réaliser mon interview sonore. Cet endroit situé sur les quais du Rhône à lyon est le spécialiste des jeux vidéo rétro, disposant d’un grand nombre de bornes d’arcades, récentes ou plus anciennes, en libre accès, ainsi que d’une boutique de consoles, jeux, et accessoires en tous genres d’hier comme d’aujourd’hui.

De nos jours, on constate de plus en plus un retour à l’esthétique ainsi qu’à la culture d’avant, et le jeux vidéo me semble à merveille illustrer cela.

Mon interview porterai principalement sur l’intérêt qu’on aujourd’hui les joueurs à revenir aux jeux d’avant plutôt que ceux de nos jours, ce qu’ils y cherchent ainsi qu’une interrogation sur la production de contenu réellement novateur dans ce domaine ces dernières années.