Tous les articles par etienne6929

Ancien élève de terminal S je suis actuellement etudiant en 1er année à l'institut Marc Perrot en Bachelor en communication et création numérique. Je porte beaucoup d’intérêt à la musique notamment Electronique. J'aime le cinéma et je m’intéresse particulièrement aux films de Paolo Sorrentino.

Comment la technologie vient au monde de l’art ?

Edmond Couchot et Norbert Hillaire  expliquent  dans cet extrait l’évolution de l’art numérique, ses caractéristiques qui lui son propre et ses conséquences sur l’expérience de l’utilisateur. Ces dernières années des intelligences artificielles plus ou moins sensibles et évoluées ont vu le jour. Elles simulent les comportement, et l’intelligence de l’homme.

Plus tard une nouvelle orientation s’est développé, le connexionnisme, simulant les cellules du corps humain et les réseaux nerveux du cerveaux grâce à des calculs par ordinateur. Cette nouvelle intelligence artificielle développe de nouvelles capacités indépendamment de l’homme grâce à leur mémoire et au processus d’apprentissage par essai-erreur.

L’art numérique propose  une interaction plus ou moins complexe entre le spectateur et la machine, il offre une immersion complète au spectateur en sollicitant ces sens.

L’auteur d’une oeuvre créer le potentiel et donc les limites de celle-ci. Ces limites sont la richesse de l’oeuvre. Le participant doit envisager une double lecture: il doit comprendre les possibilités qu’offre l’oeuvre et participer à enrichir le contenu, néanmoins le programme ne change pas radicalement.

Dans certaines expériences le spectateur peut apprendre de l’être virtuels et vice-versa. L’interaction en devient de plus en plus profonde et complexe.  Cela peut faire émerger de nouvelles pratiques artistiques.

Cette nouvelle façon d’aborder l’art rétablit les rapports entre l’auteur, l’oeuvre et le spectateur. L’art numérique se définit alors par essence par son degrés d’interaction ( possibilité de dialogue en temps réel avec l’ordinateur).

Au début du XXème siècle Duchamp considère déjà que c’est le regardeur qui fait le tableau. Avec l’art numérique le spectateur participe physiquement à l’oeuvre d’art.

On peut dire alors que l’oeuvre est crée par deux auteur: L’auteur- amont, le créateur de l’interface et l’auteur-aval qui actualise l’oeuvre. Au même titre que l’auteur, l’oeuvre est aussi séparée en deux: l’oeuvre amont qui repose sous forme de potentialité et l’oeuvre aval où le spectateur la crée.

Les auteurs se questionnent aussi sur le statut de cet art par rapport à l’art traditionnel.  Selon eux  le numérique se sert des pratiques artistiques déjà définies mais ne se limite pas à les servir. Elle en tire ses propres caractéristiques et spécificités et par conséquent élargit le champ artistique.

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Cet extrait m’a permis de mieux comprendre l’art numérique et surtout ses enjeux par rapport à l’expérience de l’utilisateur.

Je pense que l’art numérique en plus de nous offrir une expérience accrue nous questionne à propos de la relation homme machine. Nous  pouvons mieux comprendre les limites actuelles de la relation et de l’interaction que nous entreprenons avec les machine.

A l’inverse de l’aliénation de l’homme par la machine, l’art numérique propose une collaboration productive entre l’acteur et l’interface. Dans notre société la machine est la plupart du temps utilisée à des fins lucratives ou dans l’amélioration de nos conditions de vie, je trouve ça constructif d’utiliser la machine à des fins culturels. Dans l’art numérique la machine à une fonction plus noble, celle de transmettre des émotions.

L’aspect participatif de l’art numérique est selon moi une évolution positive de l’art. L’individus n’ayant pas de talent particulier dans le domaine de l’art peut donc à travers le numérique participer à la création d’une oeuvre.

 

 

 

 

 

 

Création d’une interface

Suite à notre premier cours d’interactivité nous devions imaginer et créer une interface par groupe de deux dans les couloirs de l’uqat.

Benjamin et  moi avons décider d’accrocher 4 stylos sur un ventilateur, une feuille vierge était disposer en face de ce dernier.  En appuyant sur le bouton on/off du ventilateur les stylos effectuait un mouvement latérale  parcourant la feuille en largeur.

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Suite à cette expérience nous avons obtenu un dessin très abstrait de 4 couleurs différentes.

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L’interaction s’est faite entre l’agent soit l’utilisateur qui veut se rafraîchir et l’interface qui comprend le ventilateur et les stylos. Le dessin est le produit de l’interaction.

Cette exercice nous a permis de clarifier les notions d’interface et d’agents qui nous ont paru flou au premier abord.

Bilan du cours

Ce cours critique sur les médias de masses m’a permis de connaitre les penseurs du XXème siècle qui ont marqués durablement l’étude de ce domaine et de développer un esprit critique vis à vis de tous ces outils communicationnels très présent aujourd’hui.

Jean Baudrillard a particulièrement attiré mon attention cette année de par ces théories  saugrenues qui avait pour but de faire réfléchir et remettre en cause les croyances de chacun.

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Je suis particulièrement heureux d’avoir pu participer à ce cours théorique qui est à mes yeux très important de par l’actualité des thématiques abordées. J’en tire que du positif malgré certains penseurs très pessimistes voir nihilistes.

La télévision un média sali

Pierre Bourdieu est une figure majeure française dans la sociologie. Son oeuvre sociologique s’intéresse particulièrement à la hiérarchie sociale et ses effets sur les individus. Pour maintenir une hiérarchie en place les médias sont l’outil idéal. Bourdieu critique notamment la télévision et par ce biais l’information qu’on nous véhicule.

Le média en lui même n’est pas un problème (au contraire utilisé à bonne escient il serait d’une grande richesse) mais c’est l’utilisation qu’on en fait qui l’est. Encore une fois la valorisation économique et  la logique capitaliste on tout sali sur leur passage.

Je vais prendre l’exemple des publicités pour illustrer la dégradation de ce média.

A  t-on vraiment besoin de la publicité ? Vous allez remarquer que tous ce qu’on nous expose à la télévision sont des produits ou  des objets superficiels. Par l’utilisation (très prononcée) de la publicité la télévision nous suggère tous ce que nous devons acheter pour vivre bien et être digne de cette société (par exemple acheter un beau 4×4, mais attention pour ça il faut se crever au travail !). Ainsi elle façonne notre mode de vie tout entier. On observe encore cette intention d’uniformiser la masse.

Malheureusement les chaines françaises qui tentent de limiter le temps de pub se comptent sur les doigt de la main. On peut citer Arte qui à vue le bon coté dans ce média devenu « poubelle ».

 

 

L’information est une marchandise

Guy Debord est un penseur français née dans les années 1930 (1931-1994). Il incarne la lutte contre cette société industrielle, capitaliste qu’il considère comme simulacre. Il est l’auteur de « la société du spectacle » un essai publié en 1967 dans lequel il conceptualise la notion sociopolitique du spectacle.

La société du spectacle est une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie et de l’aliénation de la société de consommation. Selon Debord le spectacle est une idéologie économique qui permet à la société contemporaine de légitimer une vision  unique de la vie. Cette vision est notamment imposée  grâce aux médias. Le spectacle s’inscrit donc donc la logique du mode de production capitaliste.

Selon l’auteur la notion de spectacle est le rapport social entre des individus médiatiser par des images.

On peut illustrer son propos avec les informations données au journal télévisé. Les informations sont en fait des marchandises produites et achetés par les chaines de télévision. Elles sont mises en scène de façon à ce que le spectateur se sente réellement concerné, ce dernier va donc considérer qu’elles ont un impact direct sur sa vie.  Aucun spectateur ne vit directement ces informations et pourtant tous concerné,  vivent leur vie derrière leur écran.

L’accumulation de ce phénomène créer une bulle médiatique qui n’est finalement pas la vrai vie mais simplement un simulacre.

Pour s’émanciper le spectateur ne doit plus se référer à cette bulle qui n’est que spectacle.

 

La pornographie biaise notre perception

Le mot pornographie est apparu au siècle des lumières, il désignait les études concernant la prostitution. Une immense industrie de consommation de pornographie a vue le jour grâce à l’apparition des cassettes vidéos, des DVD et d’internet. Les films pornographiques  sont aujourd’hui très populaires sur internet et sont définis comme étant des objets de divertissements qui ont pour finalité la masturbation.

Jean Baudrillard est un philosophe, poète et sociologue Français né en 1929 et mort en 2007. Il est à l’origine de la French Théorie appropriée par les USA dans les années 1970.  Il publie en 1981 «  simulacres et simulation  » dans lequel il émet des hypothèses saugrenues pour faire réfléchir.

Avec la métaphore de la carte  » Le territoire ne précède plus la carte ni ne lui survit. C’est désormais la carte qui précède le territoire – précession des simulacres –, c’est elle qui engendre le territoire « , Il explique que l’imaginaire a prit le pas sur le réel avec la simulation et de ce fait l’homme ne parvient plus à faire la distinction entre les deux. Tout est mis sur le même plan, l’homme vit désormais dans « L’hyperéel. »

Pour en revenir à la pornographie, des études scientifiques actuelles ont démontrées que l’utilisation excessive de cette pratique modifie la perception du spectateur dans ses relations sexuelles. Lors d’une relation sexuelle, la personne va faire appel à une imagerie « pornographique » lors de l’acte. Par conséquent cela lui rend plus difficile d’être pleinement présent avec son/sa partenaire, comme si la personne faisait l’amour tout en regardant  la télévision.

La pornographie étant un média comme un autre, modifie notre perception du monde et influence notre comportement.

Pour reprendre l’analyse de Jean Baudrillard de l’hyperréel, nous pourrions formuler les choses ainsi : La pornographie produit une vision hyperéelle des relations sexuelles.

La représentation hyperéelle/pornographique aurait donc une influence plus importante que la réalité par l’expérience.

 

êtes vous consommateur ou auditeur ?

Theodor W. Adorno est un philosophe, sociologue et compositeur allemand. Il écrit en 1944 avec Max Horkheimer  l’ouvrage La dialectique de la raison dans lequel ils vont briser les valeurs, les concepts dont la société occidentale a hérité depuis le siècle des lumières, pour comprendre si l’homme d’aujourd’hui est réellement libre dans la société actuelle. Pour eux la réponse est non, ils justifient ce constat pessimiste en évoquant la mystification (manipulation) des masses et l’uniformisation des contenus culturels. Ils soutiennent l’idée que l’industrie culturelle est au service du système capitaliste. Ce témoignage philosophique s’inscrit  parfaitement dans la théorie critique engagée par l’école de Francfort qu’ils ont eux même fondée.

Quand Adorno parle d’uniformisation de la culture, il explique que le l’Homme est emprisonné dans une expérience culturelle restreinte. Cela  empêche de se confronter à d’autres cultures variés, ce qui créer un appauvrissement de l’esthétique et de la  diversité  culturelle  et par conséquent une réduction de possibilité de changer d’horizon. Ce phénomène empêche le consommateur de  « devenir autre ».

En revanche la diversité culturelle offre une ouverture sensible au monde et aux autres. L’inverse crée une rationalisation des goûts, une norme dans laquelle tout peut être standardisé et calculé. Cette régression de la culture est étroitement lié à la valorisation économique.

On peut appliquer ce constat à l’industrie musicale. Elle s’inscrit dans une logique économique, l’auditeur qu’on peut finalement appeler consommateur est sollicité dans une écoute normalisée. Ce phénomène est bien évidemment lié à l’avènement des techniques de reproductibilité qui sont ici l’invention du disque et de la radio à l’époque d’Adorno. L’auditeur est de plus en plus soumis à une musique légère qui n’exige aucune concentration, on l’enferme dans une formalisation esthétique l’empêchant de voir ailleurs. Ce cercle vicieux ne se rompt pas tant que le consommateur n’en prend pas conscience.

 

 

Internet et le déterminisme technologique

Marshall Mc Luhan (1911-1980) est un penseur Canadien très atypique de part son parcours très clivé et son style lyrique et excessif.  Cet intellectuel à la pensée visionnaire va marquer de manière durable le champ des études des médias de masse grâce à ses deux ouvrages majeurs La Galaxie Gutenberg (1962)  et Pour comprendre les Médias (1964). Marshall McLuhan est aussi à l’origine d’un courant de pensée qu’est le déterminisme technologique.

C’est un concept selon lequel les avancées technologiques se font indépendamment de la société et que ces avancées techniques inspirent l’évolution sociologique, donc sculptent la société.

Pour mieux comprendre ce concept prenons l’exemple des téléphones portables, cet objet ne répond pas aux besoins de la société. Avant sa création l’objet n’était pas utile, le besoin se créer en même temps que la technologie évolue. C’est la technique qui créée le désir des citoyens.

On va maintenant prendre l’exemple d’internet pour comprendre l’impact de cette avancée technique sur notre société.

Internet issu d’un mélange d’outil télé-communicationnel est une plateforme numérisée  offrant des services satisfaisant nombre de besoins des utilisateurs. Il a connu  une évolution exponentielle depuis sa création. Cette nouvelle technologie a fortement impacté nos relations entre individus en catalysant nos dynamiques communicationnelles et en créant de nouveaux moyens de transmission et de partage.

On conclut qu’internet a modifié notre société notamment sur le plan relationnel et qu’il est effectivement judicieux de dire que ce sont les avancées techniques qui façonnent notre société et non pas l’inverse.

La musique et sa reproductibilité

Walter Benjamin est un des grands penseurs Allemands du XXème siècle, il est l’un des premiers à avoir défini les caractéristiques culturelles de nos sociétés Européennes industrialisées.

Il rédige en 1935 L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique , un classique des arts visuels proposant une réflexion entre l’art et la technique. Dans cet essai il introduit le concept de l’aura pour affirmer l’unicité d’une oeuvre d’art. Il la définit comme  « l’unique apparition d’un lointain, quelle que soit sa proximité ». Walter Benjamin explique qu’avec l’apparition de nouvelle technique de reproduction d’oeuvre d’art comme la lithographie ou la photographie, l’art peut perdre de son authenticité et donc de son aura.

Peut on appliquer ce constat à l’industrie musicale ?

L’industrie musicale voit le jour au début du XXème siècle grâce à l’invention du disque en 1898 par l’allemand Emile Berliner. Par la suite de nombreuses améliorations du disque sont visibles quant à sa qualité et à sa reproduction. Dans les années 90  avec le développement du numérique la musique est distribuée et reproduite de façon massive et de plus en plus facilement. Le numérique est par essence un support qui se prête à la reproduction et a la multiplication .

Aujourd’hui avec le sampling (le fait de prendre un son d’un autre morceau pour l’agencer dans un autre ), le remix et  le principe du mash up, la musique se sert d’autres morceaux afin de créer une nouvelle oeuvre d’art considérée comme unique. La musique original ne perd  pas son caractère unique, son aura,  mais sert de béquille à la création d’une  musique à part entière.

On conclut ici que  Walter benjamin n’avait pas anticipé cette évolution de la reproductibilité d’une oeuvre et que son constat est propre à son époque. Depuis cette évolution la reproductibilité d’une oeuvre apparaît plus comme un acte destructeur  mais comme une opportunité pour apporter plus de diversité.