Tous les articles par etienne6929

Ancien élève de terminal S je suis actuellement etudiant en 1er année à l'institut Marc Perrot en Bachelor en communication et création numérique. Je porte beaucoup d’intérêt à la musique notamment Electronique. J'aime le cinéma et je m’intéresse particulièrement aux films de Paolo Sorrentino.

Mon portrait sonore : Théo et son projet ambitieux

J’ai apprécié faire cette exercice dans la mesure où il m’a permis de mieux comprendre la notion d’angle et le travail que se cache derrière une interview. De plus j’ai particulièrement aimé découvrir le travail « post-prod » qui est celui de sélectionner les passages les plus pertinents.

Faisant mon portrait sonore dans une boutique j’ai opté, par sécurité, de m’isoler avec l’intervenant afin de ne pas avoir de problème liés à l’environnement, avec du recul je prend conscience que ce choix est négociable. En effet si j’avais fais mon interview directement dans la boutique l’ambiance aurait été très naturelle et sincère.

Mon point faible selon moi est le choix de l’angle qui portait sur la démarche et la stratégie commerciale du gérant du magasin, il aurait été certainement plus captivant d’axer mon travail sur la passion de Théo et par conséquent plus parler de sa personnalité. Je pense que mon point fort est l’ambiance que j’ai créée, en ajoutant de la musique et des petites séquences d’interaction avec un client j’estime avoir correctement reproduit l’ambiance de la boutique et crée de la frustration chez l’auditeur de ne pas avoir de visuel (objectif récurrent du documentaire sonore).

 

 

Mon projet de portrait sonore : Kapadokya une boutique ambitieuse

J’aimerais interviewer Théo, le gérant de la boutique de prêt-à-porter Kapadokya. Créée en 2012, sous le nom de Heritage, cette boutique  a subi de nombreuses transformations tant au niveau de la stratégie  que de la gamme et de l’image.

Le parcours de Théo m’intéresse de par sa vision avant-gardiste et  son souci perpétuel de l’amélioration continue, pour devenir un référent dans le domaine.

L’angle de mon interview portera sur sa démarche et ses motivations profondes qui l’ont conduit à innover et à influencer la mode à Lyon.

Le cinéma et la culture de masse

La culture de masse est une culture liée à la société contemporaine. Elle est transmise par les médias de masse  qui se caractérisent par une forte audience.

La culture de masse  répond à six critères propres à notre société actuelle :

1 – industrialisation de biens et produits culturels
2 – diffusion massive
3 – accessibilité
4 – diversification
5 – divertissement
6 -consommation de ces produits qui repose sur un acte volontaire

Nous allons voir que le cinéma hollywoodien constitue un moyen efficace pour fabriquer la culture de masse de par sa capacité à répondre aux six critères évoqués ci-dessus.

Le cinéma hollywoodien se met en place dès les années 1915. A cet époque rien n’est encore établi et donc il y a moins d’exigence artistique. Les metteurs en scène élaborent les films selon un modèle industriel similaire au  travail à la chaîne. Les films sont tournés rapidement, massivement et il sont accessibles à tous.

A cette époque, le cinéma apparaît comme une nouvelle forme de divertissement, très prisée par la population , il est consommé volontairement et massivement. Sa capacité à toucher une grande partie de la population lui permet de fabriquer une culture de masse qui lui est propre.

L’industrie cinématographique américaine devient un média de masse très influent qui agit sur les modes de vie, l’éducation , la vie sociale, la consommation. Le cinéma  peut être perçu comme une entreprise prosélytique, un moyen d’inculquer des valeurs au peuple, de transmettre des idéologies et d’orienter la pensée.

 

Un festival riche et diversifié

En début de semaine j’ai eu l’occasion de participer au festival du court métrage à Clermont-Ferrand. C’est dans le cadre des cours que j’ai découvert avec ma classe des films courts qui cassent les codes avec le cinéma traditionnel. 

Le festival était organisé autour de plusieurs programmes : internationale, laboratoire (cinéma experimental), Suédois et plein d’autres encore. Cette diversité nous a permis de toucher plusieurs horizons différents les uns les autres. Passant du cinéma asiatique au cinéma africain, de l’animation au court métrage réaliste j’ai pu voyager dans différents pays et univers.  Certains courts métrages sont incompréhensibles d’autres très personnels mais ils m’ont tous ouvert  un peu plus l’esprit en ce qui concerne ma vision du cinéma.

Je repars de Clermond-Ferrand  plein d’images et d’idées en tête.

Trois courts métrages à voir (absolument)

C’est dans la capitale arvene que j’ai passé trois jours à visionner des courts métrages à l’occasion du festival de Clermont-Ferrand. Ce festival annuel s’est déroulé du 5 au 13 février 2016. Parmi les nombreux courts métrages que j’ai eu l’occasion de découvrir, trois d’entre eux m’ont vraiment marqués.

Tout d’abord Son in the baber shop réalisé par Nathan Douglas en 2015. Un plan séquence bluffant  de sept minutes dans lequel deux conversations se croisent. J’ai adoré la manière dont le réalisateur à pensé son court métrage pour mettre en évidence la souffrance d’un adolescent en mal de son père. Un court métrage touchant avec un jeu d’acteur remarquable.

Ensuite Mademoiselle remarquable et sa carrière  réalisé par Joanna Rubin Dranger en 2010. Une animation presque enfantine qui témoigne du mal être d’une jeune femme rongée par son passé. L’angoisse du personnage face à sa vie est très bien illustrée. L’histoire est très réaliste et bien ficelée. Ce court métrage suscite en nous une réflexion personnelle concernant notre propre vie.

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Enfin Son du serpent réalisé par Tami Ravid en 2015. Une chorégraphie tant poétique qu’époustouflante ne permettant pas au silence de s’installer. L’association de la musique et de l’image dans ce court métrage nous plonge dans des traditions africaines aussi incompréhensibles qu’émouvantes. De belles images, un beau pays, beaucoup d’émotions, un court métrage réussi.Afficher l'image d'origine

A demain

Si vous voyez cette article aujourd’hui c’est grâce à mon cher camarade Romain Chalendar. En effet disant haut et fort que je ferai l’article le lendemain Romain m’a repris  en me précisant que la procrastination était une méthode très lâche de fuir ses responsabilités. J’ai par conséquent décidé de faire mon article sur cette pandémie sociétale.

La procrastination est la tendance à…..

Je finirai demain.

« L’image verbale » aide-t-elle à la compréhension ?

Professeur d’histoire de l’art et de littérature William John Thomas Mitchell propose une grande famille pour définir l’image, elle se divise en cinq parties: l’image perceptuelle, optique, graphique, verbale et mentale.Je vais vous parler ici de l’image verbale.

Afin de transmettre un message on peut avoir recours au « langage visuel » comme la métaphore ou l’allégorie. Ce langage fait appelle aux connaissances iconographiques du destinataire suscitant chez lui des images mentales. La représentation est personnelle mais demeure lié avec une mémoire culturel collective.

Vous avez certainement déjà entendu parler des différents types de mémoire: auditive, visuelle et kinesthésique.

La mémoire auditive permet de mémoriser les informations sonores, la mémoire visuelle se base sur l’enregistrement via les yeux. Enfin la mémoire kinesthésique  enregistre l’information  à travers le toucher.

Pour le langage visuel, la mémoire visuelle est sollicité . Une personne qui possède cette aptitude a par conséquent  plus de facilité à traduire un message en image et le projeter dans le réel. Ce processus facilite la compréhension du message.

On constate que l’image verbale ne sert pas systématiquement  de béquille à la compréhension. L’utilisation d’images verbales chez une personne faisant appelle à la mémoire auditive ou kinesthésique  est donc moins appropriée.

Solitude nordique

Voici ma dernière création réalisée avec illustrator.

maison-neige

J’ai réalisé cette illustration à partir d’une photo. J’ai conservé la structure globale et repris en détail l’architecture de la maison. Cette photo a particulièrement retenu mon attention en raison  du contraste des couleurs : la maison d’un rouge flamboyant matérialise un foyer chaleureux au milieu de cet immense espace glacial et dépouillé. La trace ici laissée par l’homme est en parfaite harmonie avec le paysage.

Une politique inspirée de Machiavel

Herbert Marcuse est un philosophe, sociologue marxiste, Américain d’origine Allemande. Sa pensée est fortement inspirée de la lecture de Marx et de Freud, il écrit en 1955 « Eros et civilisation » dans le quel il veut démontrer le caractère inégalitaire et totalitaire du capitalisme durant les « Trente Glorieuses ». Il tente par ailleurs de savoir si la libre satisfaction des besoins instinctuels de l’homme  est compatible avec l’existence d’une société civilisée.

Herbert Marcuse pense qu’il doit exister un minimum de répression pour maintenir une civilisation. Je vais partir de ce  constat pessimiste selon le quel l’homme n’est pas assez moral pour pouvoir vivre dans une société sans répression.  Cela nous renvoie à la politique pragmatique décrite par Machiavel qui s’oppose à la politique idéaliste décrite par Platon. Selon Machiavel il faut se baser sûr des faits et non établir une politique sur comment l’homme devrait être/se comporter.

Portrait de Machiavel
Portrait de Machiavel

« La fin justifie les moyens » cette doctrine  à la base du Machiavélisme semble très bien décrire  la pensée de Marcuse. Les moyens, ici la répression permettrait la mise en place d’une société saine et durable. Cette dernière est la fin.

Cependant Marcuse fait une distinction entre répression et sur-répression. La répression minimum pour maintenir une civilisation est appelée  « fondamentale », la sur-répression consiste en l’abus de cette répression fondamentale (contrôles additionnels par dessus ceux qui sont indispensables).

On constate donc que Marcuse reprend la politique décrite par Machiavel en la modernisant.

La communication moderne

Issue d’une famille juive aisée et cultivée, Hannah Arendt a étudié la philosophie, la théologie et la philologie. Nous allons parler ici de son ouvrage  « la crise de la culture » qui apparaît pour la première fois en 1961 en anglais composé de 6 essais. Il est considéré comme un ouvrage théorique politique. Dans cet ouvrage Arendt  parle notamment de l’éducation et du mensonge dans la politique et décrit aussi deux notions importantes: La modernité et la phénoménologie.

Selon Arendt l’être humain causera sa propre perte avec l’évolution des mathématiques et la disparition de la parole censée. Si on prend l’exemple de l’informatique on a la mise en place d’un langage mathématique avec les algorithmes. Un algorithme est une méthode générale pour résoudre un ensemble de problème, il est à la base du fonctionnement des ordinateurs.

Nous avons de plus en plus recours aux ordinateurs ou à différents supports technologiques pour communiquer, donc nous communiquons à travers différents algorithmes que nous ne maîtrisons pas. En communicant sur les réseaux sociaux par exemple nous faisons appel à deux langages simultanément sans vraiment s’en rendre compte : le langage informatique (car ce que nous écrivons est codé) et le langage écrit (le message véhiculé au destinataire). Pour le moment les symboles mathématiques sont utilisés en informatique comme support à la communication et donc ne remplace pas la parole censée.

Nous avons donc encore un peu de temps avant que les craintes de Hannah Arendt se réalisent.