Tous les articles par Favre Romane

Bachelor communication et création numérique avec comme centre d'intérêt le cinéma et l'art; dans l'objectif de communiquer en mêlant ces deux domaines.

machine // humain

De nos jours, les « machines » sont omniprésentes. On en trouve pour cuisiner, se divertir, travailler, etc… Cependant, directement ou indirectement, l’humain interagit en permanence grâce aux machines. Celles-ci ont été créées pour avoir une fonction, soit sous la conduite d’un acteur, soit de manière autonome.

Ecrit par Saleh Imad et Regottaz Djeff, le livre Interfaces Numériques reprend l’idée d’interaction de l’humain via la machine; où l’on peut raccrocher l’idée de Net Art, Mail Art, etc… Toute cette interactivité passe par l’interface informatique. L’idée est simple : on trouve un auteur, qui pose un algorithme, à travers une interface. Ainsi, l’acteur interagit avec l’auteur via cette interface (qui suit l’algorithme). Malgré cette idée simple, on voit qu’il peut s’en suivre beaucoup de situations.

L’interface informatique (qui s’intègre dans la création numérique) permet d’établir un dialogue entre l’oeuvre d’art, son artiste et le public qui mène une action envers l’oeuvre d’art. Cependant, l’interface partagée entre l’esthétique et l’opérationnalité ne peut suffir à faire pleine oeuvre; la numérique nécessite donc une configuration technique et une occasion sociale être totalement pertinente (mais rien n’est totalement joué d’avance, on ne peut prévoir la réaction de l’acteur).

Ainsi, on établit une connexion entre acteur et auteur via l’interface, soit la communication : elle forme une double sens : artiste/dispositif/public et public/dispositif/artiste. Nous avons comme sous-dispositif la lettre électronique, définie comme un jeu pour la mise en lien par le réseau. Le Net Art fait de l’ordinateur la relation auteur-acteur. Il y a l’émission du message et sa réception.

Egalement, le Net Art est le processus même de la production, il renvoie l’action de disposer et ordonner tous les éléments de l’oeuvre. L’artiste du Net Art lui fait du visiteur un instrument : il explore et révèle le dispositif artistique. Mais il est également celui qui l’active et qui en « déjoue l’énigme ».

Pour fonder sa propre expérience, le public prend indirectement du recul lorsque l’épreuve d’oeuvre doit agir et que les réglages sont ciblés sur celui-ci. On qualifie, suite à cela, l’auteur « stricto sensu » : il superpose une quantité d’objets produits par la machine, ce qui échappe donc au lecteur de l’oeuvre. L’acteur devient co-acteur quand les opérations offrent plusieurs contenus.

 

Après cela, on retrouve la tangibilité : les échanges réciproques se déclinent en multiples figures; l’action est partagée :

  • intra : il représente l’activité du dispositif entre l’homme et la machine.
  • co : c’est le fait d’agir ensemble sur le dispositif, soit l’action sur les autres participants
  • inter : c’est l’action collective par l’intermédiaire du dispositif.

Mais le meilleur reste la surprise : lorsque l’algorithme peut adopter des comportements non prévus par l’auteur et/ou l’acteur.

 

Donc pour faire l’oeuvre, il faut :

  1. Le dispositif numérique artistique (qui installe le concept, l’action et le résultat).
  2. L’action et la reception.
  3. Le résultat.

 

Comme exemple à cette idée, on peut observer le dispositif de GIF au FME 2016 de Rouyn Noranda :

Une grande boite, installée vers l’entrée, propose une webcam, avec un écran, le tout pour faire un gif. Ainsi, beaucoup de personnes qui se sont arrêtées pour réagir différemment face à celui-ci :

La machine à gifs montre chaque idée des acteurs : certains se contentent de sourire, d’autres « prennent la pause », seuls ou accompagnés, les gens s’amusent face à celui-ci.

On y retrouve donc l’interactivité entre la machine l’auteur et l’acteur mais on y retrouve également la lettre électronique : une fois le gif réalisé, chaque personne se l’envoie sur son mail.

Ainsi, on retrouve en permanence l’interactivité, que ce soit au musée, dans une présentation, dans un festival etc…

Méfiance des médias

A travers toutes les idées et tous les ouvrages que nous avons vus, je prends maintenant du recul sur les médias.

Après avoir étudié les idées de différents sociologues, intellectuels, etc… on se place plus par rapport aux médias. Je me pose plus de questions : cette information tient-elle d’une réalité ? est-ce une mise en scène ? pourquoi avoir choisit le cinéma comme médium et quelles technique l’art du cinéma apporte au film ?

Cependant, je me suis également positionnée par rapport aux idées reçues. Par exemple : certes les médias tentent de reproduire une réalité, mais chaque personne a sa réalité personnelle, sentimentale; celle des médias est la pour accompagner celle-ci.

Même si les médias ont désormais une grande influence sur l’humanité, cela n’enlèvera jamais à l’humain ce qu’il est.

nightcrawler again

Comme dans un article précédent, on va reprendre l’image de Nightcall, mais cette fois-ci pour non pas évoquer la critique des médias, mais pour reprendre et appuyer les propos de Pierre Bourdieu : dans son ouvrage Sur la Télévision, le sociologue français lie journalisme professionnel et commercial. De plus, il dégage une thèse selon laquelle le journalisme exercerait une emprise de l’information sur le champ de la diffusion médiatique.

On peut alors reprendre le film de Dan Gilroy pour illustrer ses propos.

Non seulement, dans le film, on voit que le journalisme est plus professionnel que commercial (point de vue qui pourrait être exagéré suite à la caricature du film). En effet, le personnage principal Louis Bloom fait ce métier non pas pour la passion du journalisme et des actualités, mais pour gagner de l’argent. De plus, les images ont de la valeur lorsqu’elles répondent aux besoin des téléspectateurs, ce qui influe le champ de recherches d’images en fonction des attentes des téléspectateurs. D’ailleurs, il ne propose pas des images intéressantes, il propose des images choquante car celles-ci attireront des audiences et feront grimper les chiffres du KWLA show.

C’est ainsi que l’on constate qu’il existe deux médias : les médias.

mommy : message du medium

LIBERTEE

Mommy est un film québécois de Xavier Dolan sorti en 2014. Il raconte l’histoire d’une mère qui récupère son enfant et doit l’élever seule en sachant qu’il a le trouble du TDAH.

Le message que veut faire passer Xavier Dolan à travers ce film est porté sur la liberté.

Mais le medium choisit pour cette histoire est le cinéma et plus particulièrement l’écran. C’est ainsi qu’on voit le réalisateur et scénariste du film « jouer » avec celui ci :

Cette scène est située avant la résolution du film, on comprend que le personnage Die est en train de rêver d’une vie normale et belle avec son fils. On peut d’ailleurs noter que la musique qui accompagne cette séquence est Experience de Ludovico Einaudi.

Dans cette scène, on remarque que le format de l’écran change : On passe d’un format carré (4/3) à un format 16/9. De plus, on remarque par moment que la profondeur de champ est très faible et le focus rend floue l’image.

Pour appuyer ces propos, il suffit de comparer ces idées avec celles de Marshall Mc Luhan : « le medium c’est le message. » Cette phrase fût développée dans son ouvrage Pour Comprendre les Médias où il explique que le ce n’est pas d’abord le contenu qui affecte le public consommateur d’un médium mais le canal de transmission lui-même.

Alors ici, le réel médium est-il l’histoire ou l’image ? D’un point de vue personnel, je pense que l’image est le médium qui sert à appuyer l’histoire raconter de base. Mais le média choisit permet de dire que ces deux mediums pourraient être égaux.

 

spectacle de girafes

On assiste ici à un énorme simulacre qu’est le spectacle. Guy Debord présente en 1967 un ouvrage : La Société du Spectacle. Il y met en avant la lutte de la société post industrielle, en guerre contre la société capitaliste et ce qu’il estime être des simulacre.

On voit donc ici que les girafes font un spectacle, mais le spectacle en lui-même est un simulacre : des girafes ne peuvent pas plonger comme ça, ce qui induit de la fiction.

C’est en continuant dans ces pensées que l’on constate que le spectacle, c’est l’emprise et l’objet de la marchandisation, et du capitalisme. Le mouvement du Situationisme est alors crée : il nait dans les années 50 et suit d’autres mouvements tels le dadaïsme, le surréalisme, ou encore le lettrisme. Il cherche donc à provoquer une lutte contre l’emprise du capitalisme et la marchandisation.

Dans ce court-métrage, il n’y a pas d’intrigue, pas de personnage principal, pas d’action, il s’agit juste de montrer la beauté (de l’animation 3D), et c’est ainsi que l’on remarque que le spectacle a pour unique but d’impressionner.

vendez-moi ce faux besoin

Comment vendre ? en créant un faux besoin.

Dans cette scène du Loup de Wallstreet, on remarque que le personne n’arrive à trouver la bonne technique pour vendre ce stylo, pourquoi ? car ils cherchent à mettre en valeur celui-ci, alors que la veritable technique est la suivante :

Ici, le personnage arrive à le vendre car il ne fait pas qu’une simple « vente », il crée un besoin pour son acheteur ciblé. Voilà désormais une réelle stratégie de marketing.

C’est ainsi que Herbert Marcuse l’explique : la société crée des faux besoins en uniformisant les pensées et les modes de vie, qui sont véhiculés par la culture de masse. Cette société donne l’illusion d’une liberté humaine de penser et d’agir, mais elle fait tout le contraire.

 

dim, la culotte qui change la femme en objet

Quand l’homme veut réussir sa stratégie de marketing pour vendre, il est prêt à se dénigrer lui-même. Récemment, la marque de sous-vêtements DIM à sorti une pub très sexiste :

On voit donc ici une femme se balader dans les sous-vêments de la nouvelle marque.

Mais peu après cette publicité, la Compagnie Avant l’Aube a décidé d’en faire une parodie :

 

C’est avec cette comparaison homme/femme que l’on se rend compte des dangers de l’homme objet. On remarque qu’avec la parodie, tout parait plus gros : au premier abord de la vraie publicité, on a tendance à voir la femme comme un objet, mais sur la parodie, « l’homme objet » est exagéré. On assiste donc à l’idée de l’école de Francfort : l’homme s’est retrouvé face à une autre domination : celle de l’homme par l’homme. Ici, l’homme objet (homme culturel) domine l’homme réel (homme naturel). Actuellement, par les médias, l’homme s’émancipe de la nature par la raison. On retrouve donc l’ouvrage La Production Industrielle de Biens Culturels de Théodore Adorno qui nous questionne, dans le monde occidental, l’homme est-il toujours émancipé ?

Nighcrawler : la réalité de l’hyperréalité

« A la télé, tout parait si réel » – voilà la réplique du personnage principal Lou lorsqu’il se met à travailler pour la télévision.

Nighcall, de Dan Gilroy, est sorti en 2014 et a montré une grosse critique des médias : toutes les images montrées sont faites pour choquer, et les histoires racontées ne sont pas forcément vraies. Le film présente l’histoire de Louis Bloom, un pigiste qui va évoluer dans le monde médiatique. Il rencontre Nina, femme qui travaille pour KWLA et qui lui achète ses images; puis il rencontre Rick, son assistant.

Si nous suivons la logique de Nighcall, en effet, les médias sont manipulateurs : ils modifient les histoires en fonction du public et de son intérêt pour l’histoire. Comme dit Nina : ce qu’on veut, ce sont des images chocs qui oppose deux milieux différents, de préférence une victime aisée blessée par une minorité.

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On tv it looks so real : en réalité il parle de l’écran qui représente la ville de Los Angeles, cependant, on comprend que Dan Gilroy a placé cette réplique pour faire référence aux médias.

Alors la question ici est est ce que le public se rend compte de cette manipulation des médias ?

La réponse serait non, car les médias présente une hyperréalité : dans le film, les images sont réelles, mais les histoire ne le sont pas, les médias crée une simulation de la réalité en montrant la fiction.

L’aura de Jr

Jr artist est un artiste contemporain qui a fait disparaitre le musée du Louvre à Paris ce 29 mai. Il a créé une oeuvre sur la pyramide de l’entrée du musée qui permet par un trompe l’oeil de rendre la devanture du musée en noir et blanc :

On comprend ici qu’il s’agit de faire de l’art, pour l’art.

Mais peut-on vraiment parler d’Aura pour cet oeuvre ?

Ce terme utilisé par Walter Benjamin signifie la spécificté d’une oeuvre d’art à s’inscrire à un endroit précis dans l’histoire. Cependant, certes cette oeuvre d’art répond à ces critères, mais peut -on parler de sentiment ? Le sentiment que chaque personne ressentira en voyant cette oeuvre sera unique, mais il durera qu’un court instant et ne sera reproductible.

Cepedant, on constate la présence de l’aura sur cette photo :

Photo de Jr devant son oeuvre avec la foule

On le voit prendre un selfie avec la foule devant son oeuvre, et c’est à ce moment, unique dans le temps et dans l’espace, qu’on peut parler du terme de « l’aura », car cet instant ne peut pas être reproduit. De plus, cette photo ne peut pas être copiée, c’est l’originale qui ne peut rester qu’originale.

C’est mon choix : j’utilise plusieurs médias

Pour l’émission « c’est mon choix » sur la chaîne Chérie 25, le succès a été rapide et nous avons très rapidement entendu parler de cette émission, et pour cause : l’émission ne passe pas uniquement sur sa chaîne.

 

Youtube :

https://www.youtube.com/channel/UCnWgyiVKDPbd-6mgistpeDg

La chaîne a, en ce jour, 220 000 abonnés, avec un total de « vues » de 58 million. Pourtant cette chaîne a posté sa première vidéo il y a seulement 5 mois…

Chérie 25 :

C’est le changement de chaîne sur laquelle l’émission passait que celle-ci s’est faite connaitre. De 1999 à 2004, l’émission passait sur France 3,Afficher l'image d'originemais depuis novembre 2015, celle-ci passe désormais sur Chérie 25, et cette chaîne autorise le fait que l’émission soit diffusée sur Youtube.Afficher l'image d'origine

 

Mais alors, malgré le fait que la télévision soit déjà un média de masse, a-t-elle besoin d’avoir un autre média de masse (Youtube) pour élargir sa stratégie de marketing et son audience ?

Cela correspond à une stratégie de culture de masse car l’émission cherche la « masse » et est liée à un phénomène de mode : les gens regardent l’émission pour en parler entre eux.