Tous les articles par Favre Romane

Bachelor communication et création numérique avec comme centre d'intérêt le cinéma et l'art; dans l'objectif de communiquer en mêlant ces deux domaines.

Retour de création sonore

Cet exercice a été pour moi un expérience enrichissante, j’ai appris que les personnes interviewées étaient toutes différentes, que certaines parlent plus ou moins, et qu’il faut plus ou moins les guider. Dans mon cas, j’ai eu la chance de tomber sur une personne exceptionnelle, qui n’hésite pas à parler et est à l’aise. Le point un peu plus dur fût le paysage sonore; il est très difficile de trouver un paysage sonore lorsqu’on interview quelqu’un sur l’armée chez lui. La chose qui m’a « fendu le coeur » a été de devoir raccourcir 7 minutes de paroles intéressantes à 3 minutes; il a fallut enlever les choses qui auraient pu plaire, mais qui n’étaient pas assez pertinentes vis à vis de mon axe d’analyse. Pour l’utilisation de ce média, je me suis concentrée sur le fait que les auditeurs devaient pouvoir imaginer la personne.

Les points faibles de mon travail sont le paysage sonore, il y en a uniquement 2. De plus, il y a souvent des coupures suite aux fait que je devais raccourcir et raccorder certaines paroles.

Les points forts sont que la personne interviewée est intéressante, elle rigole et en même temps reste sérieuse.

La chose que je changerai dans mon portrait sonore serait d’interroger une personne qui m’est totalement inconnue.

clermont ferrand, quand l’expérience parle

Alors c’est vrai que lorsque l’on vous dit que vous partez à Clermont Ferrant pour trois jours, ça donne pas très envie (on préfèrerait aller là où il fait chaud, surtout à cette période de l’année). Mais si vous allez au festival du court métrage de Clermont Ferrand, vous allez vraiment apprécier cette ville.

La 1ère chose à retenir c’est qu’il y a plusieurs séances, dans différents lieux, ce qui permet aux spectateurs de découvrir la ville grâce aux séances qu’il veut voir.

La seconde, c’est que quand on se promène dans le tramway on croise des réalisateurs, producteurs, acteurs, qui viennent de pleins de pays (croiser Yianni Warnock, réalisateur australien, dans le tramway et voir son court métrage une heure plus tard c’est assez marrant).

La troisième, c’est qu’on croise vraiment tout type de personne : des enfants, des professionnels, des gens qui viennent juste parce qu’ils aiment les courts métrage.

Enfin, faire la queue avant les séances n’est pas une si mauvaise chose, on peut discuter avec les personnes autour des différentes séances qu’ils ont aimé, des conférences auxquelles on n’a pas pu aller.

Le seul problème de ce séjour fût la durée (trop courte…) qui nous a empêché de voir une conférence sur les nouvelles écritures, d’assister à la remise des prix, etc…

Pour conclure, le festival apporte énormément en terme de cinéma, par les nouveautés qu’ils proposent, la diversité dans chaque séance, l’aspect international, et l’échange avec des professionnels.

top 3 #clermontFF16

Si c’était à refaire, les BCCN retourneraient à Clermont Ferrand directement !

Les 8, 9 et 10 février, le bachelor communication et création numérique de l’institut Marc Perrot s’est rendu au festival du court métrage de Clermont Ferrand. Comme chacun choisissait son propre parcours avec ses propres séances, j’ai décidé de faire un top 3 de mes films les plus appréciés :

1 . Homebodies – Yianni Warnock

Ce court métrage est une grande partie de rigolade, autant par le montage parallèle que par la surprise. D’autant plus qu’il présente des personnages dont on s’attache très rapidement mais dont on rigole après.

2 . Son In The Barbershop – Nathan Douglas.

Ce court métrage fût impressionnant, par le fait qu’il n’y ait un seul et unique plan séquence, mais également par le biais d’une faible  profondeur de champ; ce qui permet au spectateur de se concentrer sur l’unique personnage principal. Au début, en tant que spectateur, on peut avoir du mal a s’identifier à ce personnage, mais plus on avance dans le scénario, plus on s’attache à lui, et plus on le comprend.

3 . Dernière porte au sud – Sacha Feiner

Un court métrage d’animation qui ramène le spectateur dans son enfance. Au début, le personnage principal présente une imagination immense, puis plus on avance dans le scénario, plus on accroche. En tant que spectateur, on se demande si c’est vraiment la vision de l’enfant, ou si c’est une métaphore filée avec un enfant qui serait juste schizophrène.

 

Voilà, ce n’est pas ce top 3 qui va définir les meilleurs courts-métrages, ce sont simplement ceux qui m’ont le plus touché par leur originalité et leur angle d’approche.

 

creanum et idée personnelle

Qu’avez vous retenu de cette expérience ? Telle est la question…

Ce que j’ai retenu tout d’abord c’est la liberté d’expression. Le bon coté des choses c’est de pouvoir écrire ce qu’on veut sur un sujet donné, et de le traiter avec nos idées personnelle.

Ce travail fût pour moi le reflet du journalisme actuel : liberté d’expression et originalité de l’auteur sur un sujet qui lui est offert.

C’est en plus d’avoir pû acquérir beaucoup de connaissances dans l’introduction aux études médiatiques que j’ai pu également mettre en avant ma créativité. De plus, cela m’a permis d’acquérir les bases du journalisme.

 

Merci.

où sont les toilettes ?

Comment peut-on comprendre un pays dont on ne parle pas la langue ? Grâce aux symboles et aux images !

W.J.T Mitchell a écrit Iconologies, un ouvrage qui reprend la théorie du langage à travers l’esthétique.

A travers les idées de l’image se retrouvent le langage : celles-ci de natures diverses permettent une compréhension universelle. De nos jours, on appelle cela la visual culture.

Mais alors comment l’humain sait que les toilettes des hommes sont à gauche et ceux des femmes, à droite ?

Capture d’écran 2016-01-13 à 21.20.36

On définirait cela par la notion d’image : ici une image perceptuelle, c’est à dire que les formes sont sensibles à chacun d’entre nous, tout le monde les connait. Ainsi, lorsque l’on voit plusieurs rectangles assemblés avec un rond au sommet, on devine que c’est un homme; et lorsqu’on y ajoute un triangle au centre, on sait que c’est une femme. Ces images symboliques permettent l’universalité du langage.

Cependant, les toilettes pourraient également être indiqués par une image graphique, avec notamment le dessin :

Capture d’écran 2016-01-13 à 21.27.00

Avec ce dessin par exemple, on voit déjà plus qui est la femme et qui est l’homme, ce n’est pas une image avec des formes connues, c’est tout simplement la représentation d’un homme et d’une femme, distingués de par leurs habits, cheveux, etc…

 

publicisexe

Attirer par ce qui attire : voilà un slogan que devraient avoir toutes les publicités.

On l’a tous remarqué, les entreprises de communication savent comment attirer l’oeil ! Il suffit simplement de placer une femme attrayante physiquement et le tour est joué ! Le problème est que désormais, la plupart des personnes qui regardent ces pubs n’y portent même plus une grande attention, tellement elles nous sont familières

Mais est-ce vraiment normal qu’une femme nue soit présentée à des milliers de personnes ?

Vous baladeriez vous nu(e) (ou presque) dans le métro ? Pourtant, c’est ce que beaucoup de femmes font en quelques sortes…Afficher l'image d'origine

Cette publicité du métro est passée sous les yeux de toutes personnes, des enfants comme des personnes agées… et ça ne choque personne.

C’est sur la sexualité que s’est penché Herbert Marcuse. Il note la domination par la sexualité. Un individu est qualifié de « libre » dans la société actuelle pourtant il est éternellement conditionné dans sa sexualité par la société. Celle-ci est non seulement un très bon investissement de vente, mais elle continuera de faire durer éternellement la domination.Afficher l'image d'origine

Les grandes et très grandes entreprises ont bien compris ce système d’attirance, de sexualité et de domination pour créer les meilleures publicités, et s’offrir une image de marque irréelle…

 

l’amour contre la science

La science, très bonne et très mauvaise, fait perdre toute la magie de l’humanité. En effet, s’il parait que fait un bac scientifique ouvre toutes les portes, il en ferme d’autres inconsciemment : les portes de la magie.

La science est un domaine fondé par l’homme, qui mènerait presque à sa propre perte. C’est la philosophe Hannah Arendt qui affirme ces propos dans un passage de La Crise de La Culture : La conquête de l’Espace et La Dimension de l’Homme. Ici, elle différencie l’homme « ordinateur » et celui qui va contre celui-ci. L’homme ordinateur cherche toujours plus loin, tandis que l’autre cherche simplement à vivre avec la vie qu’on lui a donné.

Vivre aujourd’hui ne signifie pas atteindre des nouveaux objectifs pour l’humanité, mais profiter de la vie qu’on nous a offert. On doit tous mourir un jour, et certains humains ne profitent pas de cette vie pour chercher à la rallonger plus et plus. L’humain a perdu son aspect anthropomorphique : on perd l’être humain et ce qu’il est.

La science fait perdre cette magie de l’inconnu. La magie de la naissance et de tout ce système est perdu à cause des recherches profondes effectuées dessus et dévoilées.

L’amour est l’exemple parfait de ces propos : l’amour est magique, car la plupart des gens ignorent sa provenance, ce qui le rend extraordinaire et magnifique. L’amour incarne l’humanité en profondeur. Un être qui n’éprouve pas d’amour est rare et ne semble normal pour personne.

Comme morale, on retient qu’il faut arrêter de sans cesse vouloir aller plus loin, et vivre la vie comme elle est.

un carré plein de créativité

Lego, telle est la marque d’une simple brique qui vaut maintenant de l’or. Présent dans le milieu du jouet comme dans le milieu de l’art, dans les écoles comme dans les entreprises; cette marque sait comment attirer tout public depuis plus de 80 ans.

 

En 1932, le danois Ole Kirk Christiansen lance une petite brique en bois, qui va au fur et à mesure se transformer en plastique. C’est en suivant une belle évolution que la première figurine apparait en 1978. Après que son fils Godtfred Kirk Christiansen ait reprit l’entreprise et ouvert le parc LegoLand, la société a faillit sombrer suite à une grosse diversification dans ses produits. Aujourd’hui, l’entreprise est une des marques les plus puissantes du monde.Résultat de recherche d'images pour "lego brick"

Mais pourquoi tant de bruit pour un cube ?

Les enfants retrouvent dans Lego un large choix, car en plus de créer une grande gamme de produits, axés autour de thèmes (comme Lego Star Wars, Lego City, etc…) la marque offre de grandes opportunités : dans les LegoStores, on retrouve une partie ou le client peut acheter la brique qu’il veut, dans la couleur et la taille qu’il désire. Cela permet de concrétiser ses idées à l’infini. Les enfants les plus passionnés de ces carrés en plastique sont appelés KFOLs, qui signifie Kid Fan Of Lego. Ils sont distingués des TFOLs (Teenager Fan Of Lego).

Pour maintenir le lien qu’il a avec nombre de ses clients, The Lego Group propose à ses clients de soumettre leur propre composition sur le site Lego Ideas. Lorsque le fan atteint 10 000 votes, le projet est soumis au personnel et lorsqu’il est accepté, il est placé en vente dans la catégorie Lego Ideas.

En plus d’être présent dans la catégorie « jouet », Lego présente un réel monde pour les adultes : les AFOLs (Adult Fan Of Lego) se présentent notamment dans le milieu de l’art, comme Nathan Sawaya, un artiste contemporain qui crée ses oeuvres uniquement à partir des fameuses briques. « L’art de la brique« , voilà comment on appelle le fait d’assembler des Legos et de créer une véritable oeuvre d’art.

lego

 

En chiffres :

  • 7 boîtes de Lego sont vendues dans le monde chaque seconde
  • 60 milliard de briques sont fabriquées tous les ans
  • 4 000 personnes par jour passent dans les magasins
  • 12 600 salariés sont embauchés dans le monde
  • 941 millions d’euros : voici le bénéfice net de l’entreprise
  • 4 microns de millimètres : telle est la précision d’un Lego (plus précis qu’un cheveux)

 

On peut retrouver une grande passion dans la marque, car celle-ci présente le champ des possibles : c’est un symbole de la créativité ou la continuité d’un monde aimé (comme le monde Lego Disney). Réussir a conquérir tout type de public avec un carré en plastique, voilà le plus grand et le plus fou défi qu’a réussi The Lego Group.  Et même si il faut avouer que c’est très douloureux  de marcher dessus,Just got feet... Steps on a Lego

 

 

 

 

on peut dire que Lego réunit petits et grands…

(une publicité réalisée par l’agence We Are Pi avec Joanna Bailey)

Est-ce vous qui manipulez l’écran ou est-ce l’écran qui vous manipule ?

la-tele

 

En France, les foyers consacrent au petit écran 3h47 par jour soit l’équivalent de 4,9 millions de secondes par an ou l’équivalent de près de 59 jours passés devant la télévision. Pourtant, la plupart des ménages ne connaissent pas la moindre information sur ce qu’ils regardent.

C’est sur ce sujet que s’est penché le phénoménologue Jacques Derrida, à travers sa théorie de la déconstruction et sa thèse populaire aux Etats Unis.

S’intéressant principalement à l’expérience vécue, J. Derrida nous offre son idée sur l’impact des télécommunications. Il se penche tout d’abord sur la tâche politique de la télévision : qui défend qui ? qui doit dire quoi ?

Le chef de l'Etat a consulté à tour de bras en vue de son intervention, jeudi sur France 2.

Ensuite, il aborde les émissions: qui décide de quoi ? qui choisit les sujets ?

Le petit journal sur Canal+

Par toutes ses questions posées, la réelle « morale » est que lorsqu’il regarde la télévision, le spectateur n’a pas conscience du travail présent derrière l’écran. Il existe un réel décalage entre le présent dit « intuitif » et le présent réel : assis dans votre canapé, vous ne vous rendez pas compte que l’image que vous voyez est en fait au passé, l’image n’est pas en direct (sauf pour les emissions en direct, mais n’oublions pas que nous sommes à l’époque de Derrida, c’est à dire dans les années 90). L’image qui apparait dans l’écran est en réalité un enregistrement d’images remaniées.

Après avoir observé cet effet, on remarque qu’il est présent également sur la toile : internet. Il y a un gros effet de ces deux médias, que l’on nomme effet des télé-technologies, qui affirme le fait que les nouvelles technologies nous manipulent et nous influencent.