Tous les articles par Gabriel Musset

La fin.

Jour 33 :

Mon dernier jour de stage chez Soneo Films et l’expérience a été très enrichissante. Ce n’est pas tellement au niveau technique que ce stage m’a le plus profité, mais plus au niveau du fonctionnement même du petite entreprise. Même avec la meilleur volonté du monde, on est obligé de se confronter aux exigences des clients. Suite à mon premier article, Maxime m’a confié la tâche de réaliser des planches graphique pour une très grosse entreprise afin d’ensuite les animer sur une base de vidéo de 3 minutes. Il y en a 15 en tout a réaliser et la planche d’une seule m’a mis deux petites semaines à la faire. Autant vous dire qu’ils ont de quoi s’occuper avec ce client ! Mais le problème étant que régulièrement, il venait à changer le script initial, ce qui est apparemment assez normal dans un projet et on m’a dit qu’il fallait faire avec de toute manière. D’où l’intérêt de travailler de façon méthodique. Enfin bref, tout ça pour dire que l’interaction et l’échange avec les clients consomme énormément de temps et d’énergie et est cruciale d’être claire et concise initialement sinon beaucoup de temps peu être perdu entre l’attente de l’échange par mail entre les deux protagonistes. Ce qui fut le cas et j’ai donc mis en pause le projet.

Cette pause m’a cependant permis de toucher à d’autres projets complètement différents tel que la réalisation d’un showreel de serious games. C’est à dire que je devais faire des captures vidéos de certains passage clé des jeux afin de concocter un cocktail de vidéos. Travail plutôt agréable sur le papier, mais très rapidement fastidieux car la liste était longue et les passages a capturer étaient très précis.

Un matin, Maxime m’a invité à un tournage dans une école primaire. Celui ci consistais à filmer des enfants en train de faire du vélo ainsi que d’interviewer la directrice de l’école et les deux organisatrices de l’événement. Car ils ne pédalaient pas pour rien ce matin mais pour l’association : Un enfant par la main qui aide les enfants des pays pauvres à accéder à une meilleur éducation ou même tout simplement au niveau logistique. C’était notamment cette fois ci pour l’Inde ; le but étant de récolter de l’argent pour leur acheter des vélos pour aller plus rapidement à l’école car les distances sont longues et les conditions parfois précaires. Ce type d’événement à un double impact ; Non seulement cela permet de rendre compte aux enfants français que l’école c’est important et qu’elle n’est pas donné à tout le monde mais aussi par rapport à Soneo Films, de montrer que de petits gestes et un peu d’effort ont de grandes répercussions à travers le monde mais aussi de montrer l’envie afin d’inciter aux autres entreprises à prendre le pas eux aussi. Cette expérience un peu  »annexe » à l’entreprise était intéressante car effectivement ça n’a pas pris beaucoup de temps et d’argent pour réaliser cette vidéo et le résultat est bien là !

En conclusion, mon stage s’est très bien passé ; j’ai appris beaucoup de chose, mon état d’esprit s’est d’autant plus ouvert et j’ai fais de belles rencontres avec l’équipe Soneo que je remercie beaucoup pour leur accueil !

Portrait d’un individu.

Jour 13:

Je vais aujourd’hui vous parler de Samy. Samy n’est pas un animal mais bien un jeune salarié de chez Soneo Film. Après son bac, il s’est dirigé vers E-artsup de Nantes. Diplômé au bout de 3 ans, il s’est ensuite posé des questions essentielles: il voulait soit continuer sur un master à Paris, soit se mettre en statut d’auto-entrepreneur afin de faire sa passion un métier. Bercé par la musique, le graphisme et le motion design, Samy avait et a toujours plein de projets en tête. Il a été repéré au cours de ses études et à eu une proposition d’un de ses professeurs à rejoindre son entreprise qui n’est d’autre que le ‘big boss’ de Soneo Films : Maxime. Il travaille chez eux depuis 1 an maintenant et ne regrette pas son choix; il a appris bien plus grâce à son travail que si il avait continué ses études; du moins, il se sentait prêt et c’est avant tout l’essentiel ! Il est capable maintenant de gérer des projets avec ses clients et les réaliser de A à Z. Son confort qu’il a acquit et qu’il continue d’acquérir lui permettra peut être de réaliser un jour son idée principale, mais pour l’instant il se plait où il est et continuer d’apprendre de jour en jour.

Mon stage chez Soneo Films

Jour 4:

C’est le nombre de jours que j’ai travaillé chez Soneo Films, petite SARL créée en 2003 par Maxime Perez avec comme première vocation la composition de musiques et identités sonores pour des entreprises. Depuis qu’il à découvert after effects en 2006, il décida de devenir motion designer; un métier qui rassemble la poésie, le rythme, l’harmonie et le mélange de couleurs et de styles, le tout en images animées. Soneo Films produit donc des vidéos dans des secteurs d’activitée très diverses avec à chaque fois une style graphique différent. Actuellement, l’entreprise comporte trois personnes dont Maxime Perez. Seulement, je viens d’arriver pendant une période importante de contrats, ce qui fait que nous sommes sept cette semaine car il a embauché deux jeunes free-lance pour l’aider dans son travail. Une autre travail en association avec Soneo.

J’assiste donc un peu tout le monde la ou le besoin se fait ressentir ce qui me permet de toucher à presque tout sur trois projets différents pour le moment. Depuis le début de la semaine, j’ai créé du contenu graphique pour la vidéo d’une agence pharmaceutique, une mutuelle et une société d’actionnaires et entièrement créé l’animation de cette dernière.

Je suis rentré très rapidement dans le vif du sujet. Déjà produis pas mal de contenu, et attentif aux prochain projets qui arrivent bientôt.

L’hypnose : la vraie illusion de la réalité

Étant passionné d’hypnose, je souhaite relier ce domaine scientifique mystérieux avec la thèse de Jean Baudrillard à propos de simulacres et simulation.

Qu’on soit bien clair entre nous, l’hypnose n’est pas une croyance mais bel et bien une science : ça ne sera pas mon but ici de convaincre les sceptiques. Il est cependant utile de rappeler que la pratique de l’hypnose fait appel au subconscient de l’individu pour exécuter des actions que seul le conscient jugerait capable d’exécuter pour de vrai, voire devant un groupe de personnes. Pour faire simple, en état de transe, le subconscient prend le contrôle du corps au détriment du conscient qui est mis de côté pendent un moment déterminé. Le subconscient va donc recevoir non pas des ordres mais simplement des suggestions d’une voix extérieur si c’est un hypnotiseur, mais ça pourrait très bien être aussi soi même. En effet l’auto-hypnose est une pratique plus délicate car il s’agit de travailler sur soi même pour s’amener dans cet état de transe et de se suggérer ce qu’on doit ressentir ou faire.

La ou je veux en venir avec Baudrillard, c’est l’idée de se créer soi-même un état d’esprit ou bien un sentiment, une action, qui pourrait être perçu comme une illusion de la réalité, mais que nous vivons vraiment cependant. Lorsqu’on subit (c’est à dire accepté) l’hypnose par quelqu’un, il se peut que l’on se souvienne pas de ce que l’on a fait, ou bien que l’on s’en souvienne comme un rêve. Pourtant c’est bel et bien arrivé : la simulation est bien réelle mais nous semble comme une illusion.

Pour donner un exemple plus concret, il est possible d’amener quelqu’un dans un état d’ivresse, sans qu’il ait bu et en ayant que les côtés positifs procuré par l’alcool. Ou bien de le faire complètement oublier son prénom pendant un court moment, une sensation assez irréelle et étrange… L’auto-hypnose fonctionne de la même façon que l’hypnose sur autruit, et avec un peu d’entraînement, serait-il possible de vivre une autre vie dans le même monde que nous vivions juste avant ? Indéfiniment ?

La performativité du genre selon Conchita Wurst.

Thomas Neuwirth, né le 6 novembre 1988 est un chanteur autrichien plus connu sous son nom de scène, Conchita Wurst, personnage de drag queen avec une barbe. Il s’est fait connaître au concours de l’Eurovision de la chanson 2014 qu’il a remporté devant les Pays-Bas et la Suède en interprétant sa chanson « Rise like a phoenix », un hymne à la tolérance. Ce qui a permit entre autre à renverser en quelques minutes l’image d’une Autriche terne.
Il adopte alors une double vie en tant qu’homme dans sa vie privée et travestit sur scène, ce qui ne l’oblige pas à confondre les deux car il maîtrise son interprétation, c’est-a-dire qu’il a monté le personnage de Conchita de toute pièce et ne vit pas complètement à travers elle. Si il a décidé de la créée, c’est pour montrer au monde que l’on peut faire ce que l’on veut tant qu’on ne blesse personne.

Mais alors, que fait la barbe dans tout ça ?

Selon Judith Butler, philosophe postmoderne américaine, la performativité du genre se résume en trois points, dont nous allons associer avec Thomas et son personnage de scène Conchita :
Le sexe anatomique : Masculin, et ceci le restera.
L’identité du genre : Un coup masculin, un coup féminin.
La performance du genre : Feminin. Cependant un point non négligeable c’est son choix a garder la barbe pendant son interprétation en drag queen, qui je rappelle est la pour amplifier son désir de montrer au monde que l’on peut faire ce qu’on veut de sa personne et personnalité.

Grâce à sa barbe en tant que Drag Queen et sa double vie, Thomas et Conchita ont réussi à créer un cocktail original de genres entre-croisés dont Judith Butler n’aurait même pas imaginé !

La mort de Jean Baudrillard n’a pas eu lieu.

Le sociologue et philosophe Jean Baudrillard est décédé mardi 6 mars à Paris, à l’âge de 77 ans. Né le 20 juillet 1929 à Reims, germaniste de formation et traducteur de Brecht, Jean Baudrillard a enseigné la sociologie à partir de 1966 à l’Université de Nanterre. Il a élaboré, au cours des trente dernières années, une critique radicale des médias et de la société de consommation.

Théoricien du concept de la « disparition de la réalité » d’un monde qui bascule dans le virtuel, le philosophe se décrivait comme un « désillusionniste »; désillusion qui le guidera toute sa vie. Auteur d’une cinquantaine de livre, dont celui-ci: La guerre du Golfe n’a pas eu lieu, œuvre qui sera mise en relation lors de sa mort par une constatation de René Schérer, présent à son enterrement.

La tombe de Jean Baudrillard se situe dans le cimetière du Montparnasse. Tel qu’il l’avait souhaité de son vivant, sa femme fît en sorte que les condoléances n’ait pas lieu. Ainsi pourrait-t-on dire que « l’enterrement de Baudrillard n’a pas eu lieu ! » remarqua opportunément le philosophe René Schérer se tournant vers le cinéaste Vincent Dieutre, qui se trouvaient parmi le public venu rendre un dernier hommage, et ajoutant: “… Et c’est tant mieux. A présent il va vivre”.

Finalement, en prônant l’hyper-réalité, Jean Baudrillard vivait pleinement de son postulat en admettant toute formes de simulation de son vivant, mais aussi de sa mort. Peut-être celle-ci est une forme de signe mettant en scène une simulation ? Peut-être n’a-t-il jamais réellement existé ?

Conférence : l’explosion du journalisme.

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Vous l’avez sûrement manqué, c’était la conférence sur la condition du journalisme d’Ignacio Ramonet du 22 mars 2012 pour la promotion de son livre. Espagnol, Sémiologue du cinéma et journaliste lui même, il a dirigé pendant quelques années le mensuel : le Monde diplomatique. Pendant ce séminaire, le sujet principal traité sera la transformation des médias de masse à la masse de médias ainsi que ses conséquences directes sur le métier du journaliste, c’est à dire l’explosion ! Il faut avant tout resituer le constat médiatique alarmant : les journaux disparaissent, les journalistes se font licenciés avec la naissance d’un journalisme à but non lucratif se reposant sur un base de données et une information automatique proposant des informations low cost. Cependant il y a du bon à prendre concernant le journalisme en ligne et la presse pour les support électroniques avec une efficacité remarquable.

Malgré tout, Ramonet propose également un réflexion critique sur des problèmes majeurs comme l’insécurité informationnelle, la perte de crédibilité, la désinformation ainsi que les manipulations que connaissent les médias. Inévitablement ceci a un impact sur le journaliste qui perd petit à petit son identité professionnel avec le changement de l’écosystème médiatique ainsi que la précarisation de leurs conditions de travail. L’explosion du journalisme montre comment les médias qui sont la main d’œuvre de l’opinion publique, sont eux même devenu un problème pour la démocratie.

Cette conférence avait donc pour but de sensibiliser la population sur le nouveau fonctionnement des média à l’heure du numérique. Qu’en est-il d’aujourd’hui en 2015 ? La presse numérique s’est d’autant plus amplifié et le problème persiste, qui plus est, en pire…

Le bonheur paradoxal.

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Gilles Lipovetsky, essayiste et professeur de français, est aussi un professeur agrégé de philosophie. Son travail, à la frontière de la philosophie, de la sociologie et de l’histoire contemporain lui permet d’établir des analyses sur l’évolution des mentalités, des pratiques et des mœurs, et à restituer la signification des phénomènes sociaux. Ce qui nous amène à son ouvrage : « le bonheur paradoxal » publié en 2006 dans lequel il se penche plus particulièrement sur la société d’hyper-consommation. C’est un livre qui porte un regard critique, mais non manichéen, sur les rapports à la consommation. Il n’est sans nul doute pas inutile de rappeler que Lipovetsky voit plutôt le verre à moitié plein, contrairement à ses prédécesseurs , les penseurs de l’école de Francfort qui sont plus sur la réserve et pessimiste.

L’auteur distingue plusieurs phases dans l’histoire de la société de consommation. D’après lui, nous serions dans la 3ème, c’est à dire la phase ou émerge la figure de l ‘« hyper-consommateur » dont la condition est paradoxale. Le citoyen hyper-consommateur est certes plus informé qu’autrefois et plus libre dans ses choix, il est cependant encore plus dépendant des modes de vie, des plaisirs et des goûts qui sont de plus en plus sous la dépendance du système marchand. En clair, les nouveaux modes de consommation sont plus « émotionnels » et on consomme davantage en loisirs tandis que la publicité met de moins en moins les avantages techniques et fonctionnels des produits que ce pourquoi ils sont vendus initialement. En effet, ceci pose problème…

Le Scoop, une histoire d’UBM.

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Le principal souci d’un journaliste ou d’une chaîne de télévision est de créer du « buzz ». C’est une stratégie qui s’évalue en UBM (Unité de bruit médiatique). Il faut se dire que c’est notre société actuelle qui a créé cet instrument de mesure pour permettre aux organismes publics d’évaluer leur impact dans les médias. Le scoop c’est le moteur des journalistes, le critère d’excellence du milieu. La pépite est dure à dénicher et à garder pour soi : il faut que l’information soit de source sure, la vérifier et la recouper.

On peut également noter que la peur du ratage peut devenir une obsession qui enferme les rédactions dans une surveillance perpétuelle et stressante. De plus, si il y a un raté, la seule façon à la rédaction de se rattraper et redorer leur blason est d’effectuer un autre scoop, et cette fois-ci en « béton ». Le scoop c’est cependant ce que recherches les journaux télévisés et lorsqu’il est la, le sensationnel dure rarement à l’écran : les médias n’aiment pas ce qui dure car les spectateurs s’ennuient et s’enlisent donc et ceci à des répercussions sur l’audimat de la chaîne. Le cercle est vicieux et le restera car les bases sont bien implantées das l’esprit de la population.

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Est-il possible de trouver une solution à ce problème ? Tel Pierre
Bourdieu, je n’ai pas la réponse à la question, car ceci n’est qu’un constat…

Kriegspiel !

Echiquier

Le Jeu de la Guerre (Kriegspiel) est un jeu de société breveté par Guy Debord en 1965 et commercialisé 10 ans plus tard. C’est un jeu de société, stratégie militaire avec une forte composante de stratégie de télécommunication basé et établie par la théorie de la guerre de Clausewitz qui est une référence en matière stratégique. Ceci a donc pour modèle historique la guerre classique du XVIIIe siècle, prolongé par les guerres de la Révolution de l’Empire.

Ce jeu de société oppose deux adversaires sur un plateau de 500 cases proposant un champ de bataille modifiable composé de montagne, col, deux arsenaux et trois forteresses. Chaque joueur a un réseau de lignes de communication qui doit être maintenu et protégé. Ces lignes de communication irradient des deux arsenaux de chaque joueur, sur les lignes verticales, horizontales et diagonales. Chaque joueur dispose aussi de deux unités de transmissions qui ont la capacité de réfléchir les lignes de communication. Les unités combattantes d’un même camp doivent rester en liaison avec ce réseau ou elles risquent d’être capturées. Les lignes de communication peuvent être interceptées par l’ennemi, et ont donc une importance stratégique primordiale

Le but du jeu est de détruire l’ennemi, soit en éliminant toutes ses unités combattantes, soit en prenant ses deux arsenaux.